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06 juin 2010

“Le Capitalisme Est Une Saloperie”

Franck Lepage.jpgCertains diront, mais enfin, mon cher monsieur, vous tombez de l’arbre ? Vous débarquez ou quoi ?
Que vous dire ?
Que c’est bien possible. Après tout ! Seulement voilà, je ne connaissais pas cet homme-là : Franck Lepage (photo). Je l’ai découvert, il y a quoi ? Une semaine, tout au plus, via Bénédicte Desforges [*]. Une vidéo. Un passage. Et j’ai eu envie d’en savoir plus. Et, autant vous le dire, je n’ai pas été déçu. Je dois même vous avouer que depuis Loïc Wacquant (et Noam Chomsky) je n’avais entendu discours aussi brillant.

Or donc, Franck Lepage. Dont vous trouverez un CV pour le moins sommaire à cette adresse. Franck Lepage, disais-je, de 2006 à 2009, s’est produit sur scène. Mais, ce n’est pas un spectacle, un one-man-show, ou du théâtre. Non. Du tout. C’est un travail. Une pensée. Un constat. L’essentiel de ce travail, du moins celui auquel, je veux, ici, faire référence, est dans son intégralité, si vous le souhaitez, et comme je vous le recommande, disponible sur Internet. Il est .

Lors de ce travail, Franck Lepage nous parle de culture, d’Education nationale, de capitalisme, de fascisme, de salariat (de Shoah, même), et des mots qu’on “nous a volés”. Les mots, comme vous le savez, sont importants. Ils ne sont pas, jamais innocents. Nous sommes, depuis bien longtemps, et dans une contraction, et dans une falsification des mots. Et, comme de bien entendu, les médias, entre autres, sont, qu’ils le nient ou pas - peu importe, puisque c’est une réalité - le relais de cette contraction, de cette falsification, de ce vol. Ce que nous pourrions nommer l'Orwellisation de la société. Elle est marche, et depuis belle lurette.

Dans la vidéo que je vous propose, extrait du travail remarquable de Franck Lepage, tout commence par un plan de tomates. Et l’on se dit, mais c’est quoi, ça ? Où va-t-on ? Non mais, franchement .. Et puis, très vite, on comprend, on saisit, et ça s’emballe, et ça ne s’arrête plus. D’aucuns parleront de performance, de démonstration. A ceux-là, je leur dis, non, ni performance, ni démonstration. Certes, et tant mieux, ce que nous dit Franck Lepage, est tout à fait discutable. En tous les cas, il amène à une réflexion, et, si on daigne prendre le temps, à des commentaires. Pourvu, qu’ils soient éclairés, avisés, argumentés. C’est le moindre qu’on puisse attendre à la lecture de ce travail-là.

Je disais donc, tout commence avec un plan de tomates, et hop, voilà que surgissent Sarkozy, la culture, la gauche, le fascisme, le système, le capitalisme, la Shoah, Malraux, le gaullisme, le communisme, etc.
En précisant, et c’est important, que bien souvent, vous l'avez noté, l'on évoque le clivage droite-gauche ; ou plus précisément, certains, en s’exprimant, dans les médias essentiellement, prétendent le dépasser, ce clivage. En réalité, c’est complètement faux. Ils sont, et restent, partisans. Or ici, et c’est là – j’allais dire : le miracle !- oui, c’est là le miracle – allez, je l’ai dit – Franck Lepage, lui, dépasse totalement le clivage droite-gauche. Il est ailleurs. Il est avec nous. Encore, faut-il accepter de l’entendre.

Avant de vous laisser tranquillement, observer, écouter, penser cette vidéo (et les deux suivantes, en liens ci-après) et dans le seul souci d’aiguiser votre appétit, voici quelques extraits choisis :

Il faut désormais que chaque individu ait la liberté de se faire exploiter où il veut, quand il le veut (…) Très vite (…) ce système fabrique des inégalités qu’il faut rendre légitime, acceptable, et donc, c’est l’école qui sert à ça (…) L’école est le système qui vous fait croire que votre place dans la hiérarchie sociale est le résultat de votre mérite scolaire ou de votre bonne volonté culturelle (…) L’école reproduit les inégalités (…) Vous avez 1% en 1945 de fils d’ouvriers à l’université. Vous avez 1% de fils d’ouvriers, en 2005, à l’université (…) Le théorème de l’excès de culture ( …) c’est d’expliquer que, contrairement à ce qu’il se raconte partout, les gens ne manquent pas de culture, ils ont trop de culture par rapport à ce que le système leur autorise d’exploiter (…) La seule vraie crise, c’est la crise salariale.




Franck Lepage - “Incultures”

Je vous laisse en liens, comme précisé en amont, la suite de ce travail :

1 - “Vous n’aurez bientôt plus les mots pour penser négativement le capitalisme

2 - “Le capitalisme est une saloperie”.


Ce qui m’amène à cet ajout, tiré de ces deux vidéos linkées. Que je soumets, là encore, à votre réflexion :

Le management est la doctrine de l’exploitation. Quel était le mot le plus employé dans les ouvrages de management dans les années 60 ? Le mot : Hiérarchie. Quel est le mot le plus employé dans ces ouvrages de management à partir des années 90 ?  .. Non .. Le mot “Hiérarchie” n’existe plus. Zéro citation. Non, le mot le plus utilisé, désormais, c’est : Projet ! Projet est LE mot de la doctrine capitaliste. On ne peut rien faire contre ça ! Vous pouvez combattre la hiérarchie, mais, si elle s’appelle : Projet ; vous n’allez quand même pas emmerder des ouvriers qui se réalisent comme créateurs dans le cadre d’un projet (…) Vous êtes persuadés que TOUT LE MONDE doit avoir des projets. Votre banque vous demande quels sont vos projets. Vous devez avoir un projet de vie parce que vivre ne suffit plus, manifestement. Et donc, cette saloperie de mot transforme tout ce qui bouge en marchandise sans que nous nous en rendions compte. Projet veut dire : produit (…) Le capitalisme est une saloperie (…) Il nous fait le défendre quand nous croyons l’attaquer et il utilise pour cela l’artifice d’un langage de pacotille, un langage de verroterie, de camelote, qui nous fait le désirer (…) Nous ne faisons que reproduire des rapports de domination en croyant faire le contraire (…) Mesdames et messieurs, on nous a volés des mots ! Nous allons droit dans le mur avec la plus grande générosité” [Franck Lepage]


[*] Bénédicte Desforges a publié le 4 mars 2010 "Police, Mon Amour" (Anne Carrière Eds)

Trackbacks

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Commentaires

À quoi ça sert de former des secrétaires trilingues si c'est pour coller des timbres avec une seule langue.
F. Lepage.
Je l'aime bien celui-la.
Pour une fois le fond du texte l'emporte sur le "spectacle" qui devrait être obligatoire sur la télé publique, mais existe-t-elle encore?
À consommer sans modération aucune!!

Écrit par : Bourguignon | 06 juin 2010

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Lepage a désormais «démocratisé» son principe de «conférences gesticulées», et invite toute personne impliquée sur un sujet à créer la sienne, avec l'aide d'une petite équipe (dont l'excellent Nicolas Lambert). Une série de ces gesticulations balbutiantes sera présentée au Grand Parquet (Paris 18e) du 17 au 27 juin. Personnellement je dois mettre au point quelque chose sur la pub et le graphisme, peut-être sous l'intitulé «le réalisme capitaliste»...

Écrit par : Sébastien Marchal | 07 juin 2010

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Certes, mais vous en vivez, de cette saloperie !

Écrit par : Tietie007 | 07 juin 2010

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@Tietie007 : Non. Je n'en vis pas. Voilà de votre part une affirmation un peu légère.
Qui en vit, du capitalisme ? Vous pouvez me le dire ? Honnêtement ? .. Je vous parle bien d'en vivre, pas d'en vivoter, monsieur. Ou de survivre. Mais peut-être, êtes-vous aveugle. Et ne comprenez rien à ce qui se passe actuellement, ce qu'on nous fait passer pour une "dérégulation" du système (foutaises !). Ce n'est pas une dérégulation, il fonctionne comme ça ..

Allons, j'avais espéré des commentaires avisés, argumentés, avec vous, bravo, on est dans le degré zéro ..

Écrit par : Philippe Sage | 07 juin 2010

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Il convient de cesser de considérer le Capitalisme comme LE mal absolu et de le faire évoluer vers un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif [http://www.sincerites.org/article-pour-un-nouvel-ordre-economique-fran-ais-equitable-39181978.html], "fonds de pension national" solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables.
(cf. Mémoires présidentiels : 2012 - 2022 - http://www.sincerites.org/article-memoires-presidentiels-2012-2022-51577680.html]

Bis repetita placent...
La liberté d’expression permet aux "anti-capitalistes" et aux "anti fonds de pension", et cætera, de répéter inlassablement les mêmes antiennes rétrogrades.
Donc, n’en déplaise à beaucoup, la même liberté d’expression m’autorise également à répéter tout aussi inlassablement mes propres propositions progressistes.

Écrit par : Jean-Pierre Llabrés | 07 juin 2010

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Le capitalisme est une saloperie, comme le communisme mais j’adhère au point de vue de jean-Pierre llabrés. d’ailleurs en Février 2005 je déposais sur le bureau de Ségolène Royal à Poitiers un dossier de fonds de pension national qui a été concocté par le Trésor Public dans les années 80. C’est l’usage noble de l’économie virtuelle (qui ne doit pas profiter qu’aux seuls banquiers) , à mon sens, car elle peut palier aux phénomènes temporaires de récession, due au différentiel de compétitivité entre l’Europe et la Chine. Quand ce différentiel s’estompera, on retrouvera l’économie réelle. Pour revenir à Frank Lepage, son point de vue est intéressant dans son aspect critique, ce qui est déjà beaucoup, plus flou dans les propositions d’une nouvelle société. Pour généraliser, on peut s’interroger sur la manipulation des individus par les systèmes (politiques, économiques, religieux).
Ce n’est pas un problème qui date d’hier et qui n’est pas limité au seul capitalisme.
C’est à se demander si tout système créé par l’homme n’est pas pervers dans la mesure où il cherche à phagociter la liberté de l’individu. Mais alors, faut-il créer des sociétés sans systèmes ? Michel Potay a répondu OUI, mais à ma connaissance, il est le seul. Pour en arriver là, il faudrait que l’individu soit doté d’une autonomie énorme qu’on a du mal à imaginer aujourd’hui : l’homme a été tellement conditionné qu’il a oublié qu’il pouvait marcher tout seul.

Écrit par : Jacquesp | 07 juin 2010

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Ou avez vous vu qu’il y ait un pour cent seulement de fils d’ouvriers à l’université ? Et de toutes façons , l’université , sauf certaines filières sélectives , conduit surtout ... au Pole Emploi , qui proposera ( avec de la chance ) un emploi de caissière à une titulaire de Maitrise d’anglais , par exemple . Le problème , c’est le décalage énorme entre la structure de la pyramide sociale , et celle de la pyramide des aspirations . Il n’ y a guère que 10 à 20 pour cent de "bons boulots" , mais 80 pour cent peut être des jeunes les visent ...

Forcément , cela coince...

Écrit par : bonsens | 07 juin 2010

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Merci l’auteur de faire connaître Franck Lepage, hallucinant d’intelligence et de perspicacité.
c’est un de mes "maîtres à penser" depuis que j’ai pu assister à ses conférences spectacles.

mille mercis encore,
Si internet pouvait diffuser encore plus de mecs comme ça...on tiendrait vraiment le bon bout !

Écrit par : paoum | 07 juin 2010

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Franck Lepage nous fait redécouvrir par l’humour l’utilité de l’éducation politique. J’ai adoré "la culture ça sert à reproduire les pauvres pas à les supprimer".

Ce n’est pas parce que tout le monde parle d’ascenseur social qu’un tel mécanisme existe et quel intérêt à monter dans une machine idéologique dont la seule utilité est de vous propulser plus bas que terre.

A bien y réfléchir, l’objectif inavoué de certains étant de nous déposséder du peu que nous avions en propre, le terme adéquat serait descenseur. Quand les paysans sont venus s’agglutiner comme des mouches autour des zones industrielles ils ne devaient pas se douter qu’ils vendaient leur âme pour un sac de cacahuètes.

L’illustration hilarante de la récupération du domaine du réel par le totalitarisme pseudo-culturel est une pure jubilation, pas suffisante néanmoins pour se pisser dessus tellement le sujet est grave.

Quand on voit tout ces yeux hagards et ses bouches béantes devant "la nouvelle star" ou une finale du "mundial", on peut perdre la foi en l’humanité. Mais quand on s’aperçoit que l’abrutissement est calculé pour toucher en priorité les jeunes, les plus faibles, ça donne envie de faire voler les téléviseurs, même si ce n’est pas la vocation première de ces appareils.

Ce plagieur de Newton n’aurait pas apprécié la gravité d’une boite à inepties s’écrasant sur sa pomme.

Écrit par : Lucien Denfer | 07 juin 2010

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L’école reproduit les inégalités (…) Vous avez 1% en 1945 de fils d’ouvriers à l’université. Vous avez 1% de fils d’ouvriers, en 2005, à l’université

?!

Comme Bonsens, ce chiffre m’a paru curieux, alors j’ai pris 2 min pour vérifier et voici ce que je trouve : les étudiants ayant deux parents n’ayant pas obtenu le bac sont 30% à obtenir un diplôme bac+2 ou bac+3.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article908&id_mot=100

Je ne sais pas qui est ce Franck Lepage mais s’il vérifie avec autant de soin tous ces exemples, ça fait peur peur quand à la crédibilité du bonhomme.

Écrit par : Cyclotron | 07 juin 2010

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il (le capitalisme) repose avant tout sur le MENSONGE. Ça se vérifie tous les jours aujourd’hui.



L’école est le système qui vous fait croire que votre place dans la hiérarchie sociale est le résultat de votre mérite scolaire ou de votre bonne volonté culturelle (…) L’école reproduit les inégalités


ça avait été dit par des pédagogues comme Freinet il y a plus de 50 ans et ça n’a strictement rien de neuf...


l’on évoque le clivage droite-gauche ;



il existera tant que le capitalisme durera.

Écrit par : Morice | 07 juin 2010

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Le capitalisme est absolument indispensable a une activité économique qui a un sens ..

Pensez le contraire est laid et nuisible pour soi même.

Même le communiste ont du l’accepter (le capitalisme d’état) et on essayer de le maitriser sans jamais y arriver....

Écrit par : anty | 07 juin 2010

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D'après le document communiqué par @Cycltron : « ...les étudiants ayant deux parents n’ayant pas obtenu le bac sont 30% à obtenir un diplôme bac+2 ou bac+3. »

Sauf que les parents « n’ayant pas obtenu le bac » ne sont pas tous ouvriers. Et que beaucoup d’ouvriers ont le bac.

En 2008 les universités françaises accueillent 10,8 % d’enfants d’ouvriers : http://www.collectif-papera.org/spip.php?article64

Écrit par : Peachy Carnehan | 07 juin 2010

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J’adore votre sens de l’humour, monsieur Anty ..

... Rire, et comme vous avez raison, est une solution ... Car, vous pensez bien qu’il est impossible que je vous prenne au sérieux.

Comme quoi, on peut rire de tout, y compris du capitalocommunisme.
Je vous félicite.
L’humour est une denrée si rare, de nos jours .....

Écrit par : Philippe Sage | 07 juin 2010

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La finalité du Capitalisme c’est ....le communisme !!!!

Combien de Constructeurs Automobiles en France ? (plus de 20 au début du XXéme Siécle )
Combien de Distributeurs d’essence ? ( le Nombre pompistes "indépendants a chuté de 70% en 30 ans)
Combien d’ Epiciers Indépendants ?
Combien de compagnies Aériennes ?
Etc.....

Les Multinaltionales n’ont qu’un but devenir des Monopôles voir Duopôles pour ASSERVIR les peuples !!!!

La "Macdonalisation" des emplois des Jeunes malgré leur diplômes n’est-ce pas une forme de communisme ???
L’Utilisation des "Tickets Restaurants" pour faire ses courses n’est -ce pas comparable au ticket de rationnement ?

Nous avons toutes les libertés de mouvement ....mais sans argent pouvons-nous voyager ?

Écrit par : fhefhe | 07 juin 2010

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@Peachy : Ouais ok...
Tout ça pour dire que le chiffre annoncé par le mec est aberrant et devrait sauter aux yeux de tout le monde... sauf de lui.

Écrit par : Cyclotron | 07 juin 2010

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Bonjour,

Pour corroborer les propos de Mr. Morice, on peut lire avec intérêt "Une société sans école", Yvan Illitch.

J’ai rencontré à une terrasse, il n’y a pas longtemps, deux professeurs aux écoles. Toutes deux faisaient de la dépression ! Il ne faut pas se creuser beaucoup pour savoir pourquoi !

Écrit par : Bobby | 07 juin 2010

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effectivement ce mec est interressant ...

dommage qu’on ne le voye pas invité des plateaux télé lors de débats etc a des heures de grande écoute ..
mais bon en même temps on est pas en réelle démocratie .. donc pas de mystère...

Écrit par : patdu49 | 07 juin 2010

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Justement @bonsens, ceux qui sont fils d’ouvriers et qui sortent avec bac + X, ce qui les attend, c’est le chômage ou des boulots sans rapport avec leurs diplômes.

Mais, au même niveau de diplôme (voire nettement en-dessous), ceux qui sont fils à papa (à la Jean Sarkozy) auront des responsabilités avec le gros salaire que ces responsabilités méritent.

Il n’y a pas de méritocratie du tout, juste une illusion entretenue. De plus, les études sont souvent payantes (en tout cas le logement) et les allocations familiales s’arrêtent comme par hasard au moment des études. Donc, non seulement les fils d’ouvriers devront travailler au Mac Do en plus de leurs études (s’ils trouvent de tels boulots, absolument pas garanti) mais tout ça pour avoir un métier nettement en-dessous de leurs capacités. L’égalité (au minimum l’égalité des chances) est une belle idée de 1789 et elle reste une belle idée.

Écrit par : perlseb | 07 juin 2010

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Pas du tout, ]@Cyclotron. Il y a études et ce que l’on fait avec.

Quand Jean Sarkozy n’a besoin que de bac plus 1 pour être très bien casé, des étudiants avec bac+5 voire plus mais de milieux modestes n’auront que chômage ou CDD minables sans rapport avec leur diplôme.

Écrit par : perlseb | 07 juin 2010

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@perlseb :

Ce "pas du tout" s’oppose à quoi ?
Je n’ai jamais dit le contraire de ce que vous dites, je suis même parfaitement d’accord !
Je dis juste, dans l’article, un chiffre est manifestement archifaux, j’ai juste réagit à l’énormité de l’erreur commise par Mr Lepage.

Excusez moi, c’est quoi ce site "d’information citoyenne" où quand quelqu’un pointe une erreur manifeste dans un article, il se fait rabrouer par les autres lecteurs !?

Écrit par : Cyclotron | 07 juin 2010

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@perlseb : la société de merde ne marche pas au mérite mais aux magouilles
mais des relations mafieuses !!!!! vous êtes averti

Écrit par : gimo | 07 juin 2010

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@ Cyclotron

Dans l’absolu, vous avez raison. Mais quel intérêt de venir pinailler sur les mots ? Bien évidemment, nous faisons tous quelques raccourcis qui peuvent être faux dans l’absolu.

Ce qui compte, Cyclotron, c’est le fond, pas tellement la forme.

Si avoir des études, pour des gens issus d’un milieu modeste, ne permet pas de s’en sortir quand même (Franck Lepage souligne d’ailleurs que, pour le chômage, c’est bien le système qui est responsable, et pas l’individu), alors dans le fond, il a un peu raison même si sa phrase est dite trop rapidement et, au final, fausse.

Ce qui vous intéresse, c’est juste de décrédibiliser Franck Lepage qui dit quand même beaucoup de vérités ? Vous considérez "votre démarche" plus citoyenne ?

Vous auriez pu dire : "Franck a commis une grosse erreur sur les chiffres, c’est 10% pour les études et non 1%, mais il faut bien reconnaitre qu’à diplôme identique, les fils à papa sont plus avantagés dans cette société pour le travail. Donc en s’intéressant uniquement au travail rémunérateur, le 1% est, dans ce cas, peut-être largement surestimé, même si aucune statistique n’existe".

Écrit par : perlseb | 07 juin 2010

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Allez on recommence : le capitalisme c’est pas bien, le communisme c’est pas bien...
Il manque la fin de votre article Mr L’auteur : la solution miracle devait être dans votre dernier paragraphe

Écrit par : Alchimie | 07 juin 2010

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@Bobby : Oui, oui, on se rappellera des expériences éducatives tentées par des hippies.

Écrit par : Alchimie | 07 juin 2010

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Oui , je suis d’accord avec votre post ci dessous . La méritocratie ne peut vraiment jouer que dans des niches très sélectives et pour des élèves vraiment au dessus du lot ( les meilleures grandes écoles , quelques filières universitaires d’elite ) et de toutes façons l’entregent paternel sera ( et devient de plus en plus ) un élément qui pèse lourd "toutes choses étant égales par ailleurs" .et qui mettra le turbo à la future carrière de l’étudiant ... Mais que faire ? Distribuer des diplômes à la pelle quel que soit le niveau comme c’est la tendance actuelle aboutit , contrairement aux bonnes intentions avancées , à mettre à zéro le seul avantage comparatif que possédaient les quelques élèves méritants nés sans petite cuillère en argent dans la bouche . Alors , il n’ y aura PLUS QUE le piston ( et non la compétence , comme cela devrait être , puisque le capitalisme , effectivement , est pourri ) . C"est pourquoi le refus de la sélection disons "de gauche" favorise objectivement les envies de type sarkozystes de recrutement par cooptation , notamment familiales.... Il ne faut pas se leurrer .

Écrit par : citoyen | 07 juin 2010

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@ citoyen,

La solution, je l’ai, elle est très simple. L’égalité de revenu, pure et simple. Il faut également rémunérer les étudiants, comme s’ils travaillaient, mais faire des études doit être considéré comme une chance que l’on mérite.

Je suis également pour la démocratie, donc pour la suppression de tous les postes de direction (à la place : autogestion, mutualisme, démocratie directe). Donc fini les postes à haute responsabilité qui méritent plus (directeurs, présidents, tout ça c’est de l’abus de pouvoir) : le pouvoir ne doit jamais être concentré et on doit retrouver le sens du mot démocratie.

Je sais, cela ne fait rêver personne car cela remettrait tout le monde au même niveau (chacun est persuadé de mériter mieux que les autres). Pourtant, je crois qu’avec les inégalités gigantesques qu’il y a aujourd’hui, on serait environ 99% à y gagner. Fini le chômage, fini les aides sociales en tout genre, les impôts, le calcul du salaire... D’un coup, il y a beaucoup de métiers totalement improductifs qui seraient supprimés, pour le plus grand bonheur de notre niveau de vie (on pourrait faire des choses plus utiles à la place). On ne se rend pas du tout compte à quel point la gestion de l’inégalité est coûteuse, sans parler de la délinquance, du vandalisme, voire du terrorisme qu’elle génère.

Écrit par : perlseb | 07 juin 2010

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Honnêtement, d'après la vidéo sur les tomates, Lepage ne dit rien de révolutionnaire. C'est bien que des gens comme ça puissent propager ce genre d'idées, de là à crier au génie... Le capitalisme a une sale tendance à déraper et la voie qu'il a prise n'est sûrement pas la bonne, mais il faut aussi reconnaître que le système de marché est difficilement remplaçable et ne pas nier ses mérites. Remplacer le capitalisme, moi je suis pour, mais par quoi ? Personne n'en sait rien, à mon avis.

Écrit par : alex | 08 juin 2010

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bonjour,
je suis tout à fait d'accord avec le dernier post de perlseb,.
effectivement on ne se rend pas compte du coup de ce système et ce à tous les niveaux,
économique, administratif, écologique (même si les écolos commence à me dégouter de cette notion qu'ils ont contribuer à pervertir et à la poser en nouvelle religion!) sanitaire (société individualiste anxiogène et déshumanisée)
le capitalisme seule solution comme dirait alex, mais même les "gérants" du capitalisme commence à en douter eu même. combien d'ancien responsable de ce système une fois dégagé de leur responsabilitées opérationnelles crie haut et fort que ce système est fou et va entrainer l'humanité à sa perte. alan greenspan, georges soros, waren buffet, et bien d'autre ne sont pas avare de critique "radical " sur leur propre système, mais il faut le dire ce sont des tartufes. capitaliste pur jus le jour, pseudo humaniste la nuit et encore... cela n'enlève en rien à la pertinence de leurs critque, ils savent trop bien de quoi ils parlent.
alors quel autre système?
je pense que dans l'histoire des changement radical de société, révolution ou pas, je ne suis sûr que les acteurs les plus impliqués dans ces mouvement historique savaient précisément vers quoi ils allaient. par contre ils savaient ce qu'il voulaient détruire
et ne plus revoir les méfaits des anciens régimes ou systèmes.
oui il faudra inventer des nouvelles choses, de nouveau fonctionnement, de nouvelles relations entre les êtres, mais nous partons avec des avantages scientifiques, matériel
et économique tel, que cela n'a jamais été aussi "facile" de réaliser ces changements.
le gros morceaux humain auquel il faut s'attaquer sont les égoismes et les égaux!
salut à tous

Écrit par : bigbill | 08 juin 2010

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Du capitalisme : En agriculture on appelle « semence » la production non consommée qui est destinée à être replantée pour produire de nouvelles récoltes ; le « rendement » exprime le rapport entre ce qu’on récolte et ce qu’on plante. Dans l’industrie et les services on appelle « capital » la part de la production de biens et de services non consommée qui est destinée à être investie pour produire de nouveaux biens et services ; le « retour sur investissement » exprime le rapport entre ce qui est produit et ce qui est investi. Y a-t-il une autre façon de produire des biens et des services que celle consistant à utiliser un « capital » ? Non. La question de savoir qui doit détenir le « capital » est essentiellement politique. L’autre question de la juste répartition de la richesse produite une fois assurée un « juste retour sur investissement » est aussi politique. Mais quelques soient les réponses que l’on donne à ces deux questions, la notion de « capital » n’en est en rien affectée

Écrit par : AnnO'Nyme | 08 juin 2010

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@AnnO'Nyme :

Etes-vous pour la privatisation du vivant ? Votre parallèle avec les plantes fait un peu peur : si quelqu’un décrète qu’il "possède" les graines de radis, tous ceux qui voudront planter des radis devront rémunérer ce propriétaire de la graine de radis d’abord ?

Le capital n’est qu’une accumulation de travail. Il n’y a pas besoin de capital pour produire des richesses, uniquement de ressources (qui n’appartiennent au départ à personne) et de travail humain. Les techniciens, spécialistes de la productique, savent que l’on peut améliorer les processus par la standardisation et en jouant sur les facteurs d’échelle (il peut être intéressant d’investir énormément avant de produire le bien final si les quantités à produire sont élevées : investir, cela signifie simplement travailler pour produire des biens intermédiaires, utiliser un nouveau mot comme "le capital" pour désigner ces biens intermédiaires n’apporte qu’une confusion volontaire). Si vous avez juste un petit trou à faire, alors en ramassant quelques cailloux pointus, vous aurez fait votre trou très rapidement. Si vous avez un champ à cultiver, la perte de temps à fabriquer des outils sera largement compensée par le gain de temps procuré. Si entre les 2, un fainéant exploiteur vous explique que les outils sont à lui et qu’il doit prendre une part de la récolte sans aucun travail de sa part, alors on a réinventé l’esclavagisme.

Le capital, qui est une privatisation d’une grande partie des bénéfices du travail collectif, permet simplement à des bons à rien de vivre sur le dos des autres sans travailler. Le capital est le fondement de l’esclavagisme moderne. Le capital n’est qu’un concept faux où la propriété abusive en est le fondement. Il n’y a jamais eu d’opposition entre le capital (notion inventée) et le travail car seul le travail et sa spoliation existent.

Écrit par : perlseb | 08 juin 2010

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@Anty : Quand vous aurez arrêté de confondre capitalisme, société de marchés et libéralisme, vous pourrez revenir discuter dans la cours des grands

en attendant, allez voir ailleurs si j’y suis, ça nous fera de l’air

pour information : Dans une première définition, le capitalisme est entièrement défini par la propriété privée des moyens de production (Wikipedia)

les coopératives sont bien en économie de marché, font des bénefs, du libre échange, mais ne sont pas capitaliste

alors à moins que vous disposiez vous même d’une usine, expliquez moi pourquoi en tant que simple ouvrier (si vous l’étiez), vous défendez un système qui organise la spoliation de la plus-value que VOUS faîtes en travaillant...vous êtes maso peut-être ?

Écrit par : xbrossard | 08 juin 2010

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Comment faites vous avec des posts intéressants, pour attirer des glands d'une telle envergure? Serait ce la fête des chênes?

Ou alors c'est 20minutes qui ramène l'électorat sarkozo-lepeniste par wagons entiers?

Ou bien peut être que c'est le chant du cygne des derniers idéologues qui, après la giga crise financière n'ont plus comme autre solution que de devenir des autistes complets(mes excuses aux autistes, qui ne méritent pas cette comparaison).

Fin bref, vu le niveau ou ca vole il me semble que le desespoir les gagne, ces pauvres bourgeois.

Écrit par : Incanus | 08 juin 2010

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@Incanus : Comment vous dire ? Que c'est la glorieuse incertitude de l'Internet ? Et hop, la parole se libère .. Cela dit, cela vient moins de 20minutes que d'Agoravox (au demeurant, bonne plateforme), avec aussi des retours de Rezo. Et de quelques twitters. Aussi de Netvibes. Etc. Et encore, sur ce coup-là, c'est du soft. J'ai eu droit à bien plus velu avec des articles sur Gaza (janvier 2009) Zemmour, la Burqa et la fameuse arnaque totale de ladite identité nationale. Il se trouve que je vais en remettre une couche sur Zemmour ("L'imposture Zemmour" prochainement) et j'imagine déjà le carnage verbal (ou verbeux). Je crois, qu'en fait, beaucoup ne lisent pas, n'écoutent pas. Ils voient : "Le capitalisme est une saloperie" et basta, ils éructent. Or, mais ce serait long, ça mérite même une thèse, un foutu bouquin, oui, c'est une saloperie. Faut-il être aveugle et sourd pour ne pas l'admettre. Mais bon, je fais partie de ceux, qui, comme Lepage, pensent que nous allons droit dans le mur, à la seule différence que, je ne crois pas que ce soit avec "la plus grande des générosités" (à quelques rares exceptions). La question est, reste la même : à quoi ça sert ? Puisque de toute évidence, le débat est impossible. Rien que sur Gaza, 20minutes a été obligé de fermer les commentaires, tellement c'était un déluge de haine (de tous bords). On vit une époque vulgaire, où l'inculture est reine, où la roublardise est "récompensée" (pour reprendre ce terme abject de Sarkozy). On vit une époque où l'actionnaire d'une radio d'Etat est clairement nommé. Ou Didier Porte va la prendre, la porte. On vit une ère télévisuelle, où les mots sont bannis. Ou les mots sont travestis. Reduits. Nous sommes clairement dans une Orwellisation de la société. Il est, j'en suis désolé, presque inutile de tenter d'élever le débat, ça révulse. On en vient même à honnir les intellectuels. Les artistes. Qui sait, si demain, on ne viendra pas à les brûler en place publique. On va direct au chaos. Je trouve que Sarkozy correspond tout a fait à l'époque. Il l'incarne dans toute sa vulgarité, sa roublardise, son sophisme, son raisonnement étriqué, simpliste, faux. Ah, gloire au bon sens, mes amis, au dictat de l'émotion ! Et virez donc ces penseurs, ils nous emmerdent. Oui, ça les emmerde, l'intelligence. Pourtant, tout est à portée de mains, pour s'élever, penser, réfléchir, se remettre en question, mais non, c'est de la confiture donnée aux cochons. Et les Zemmour de pacotille qui glorifient une France morte, dont on se fout, qu'a existé, mais ne reviendra plus, il en fait un commerce, le Zemmour, mais le soir, après avoir vomi, il rentre chez lui, dans sa cossue demeure, et s'en lave les mains. Son discours se résume à cette saillie : "Non ! Mais non ! Mais ça fait trente ans que vous dites ça !" et à prendre du pognon, beaucoup de pognon. Eh bien moi, je dis : merde ! Basta ! Oui, Lepage c'est autre chose, même si je l'ai dit (mais qui l'a lu) c'est évidemment discutable. Oui le capitalisme est une saloperie, ou l'est devenu. C'est du vol organisé. A tous les niveaux. On nous vole même nos mots. Y'a qu'à écouter la radio, regarder la télé, lire la presse, constater qui est édité (beaucoup de people pour si peu d'écrivain) comme c'est pauvre en mots. Toujours les mêmes, repris à longueur de journée. Et pourquoi ? Qui se pose cette question : pourquoi si peu de mots ? Dans quel but ? Pour quoi faire ? .. Moi, je continue, j'ai failli tout balancer, mais je continue. Je m'en voudrais de rater le feu d'artifice -:) .. Merci beaucoup pour votre commentaire, Incanus ..

Écrit par : Philippe Sage | 08 juin 2010

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Que de gens sérieux. Dans un billet sur Franck LEPAGE la minute culturelle s'impose :

http://www.youtube.com/watch?v=HS79_Cz9lfE&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=yzrkkm8pBUU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=ymSBGK3YPoI&feature=related

Heu, excusez-moi on me signale que c'était la minute d'éducation populaire.

Écrit par : Bourguignon | 08 juin 2010

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Puis-je préciser qu'ici, oui, j'accepte les avis contraires, les avis qui ne m'iraient pas. Les avis, comme on dit, différents. Je le dis, parce qu'à ma grande "désolation" je constate que nombre (trop grand) de blogueurs ne le supporte pas. Ben si tu le supportes pas, n'ouvre pas les commentaires. Car oui, il n'y a que deux options : soit tu ouvres, soit tu fermes (comme Fontenelle). Je me dis qu'un jour viendra, où je fermerai aussi. Pour avoir la paix. Il n'en reste pas moins que soit tu ouvres, soit tu fermes. Pas d'autres options. Si tu ouvres, tu prends. Je prends. Jusqu'à quand ? .. Je ne sais pas. Tu verras bien .. Mais je voulais dire aux blogueurs qui geignent, oh mon dieu, on vient troller (rires) mon blog, de la "fermer" un peu .. Ou sinon, viens m'expliquer comment tu la conçois, ta foutue liberté d'expression ? .. Vu de ta fenêtre ? .. Si c'est le cas, donc vu de ta fenêtre, c'est une "petite" dictature. A bientôt ...

Écrit par : Philippe Sage | 09 juin 2010

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Merci de parler de Franck Lepage dont je suis super fan depuis que j'ai découvert ses conférences gesticulées il y a un an ou deux.
L'humour (le vrai, pas "faire de l'esprit"), l'intelligence et une excellente analyse.

PS : Les chiffres, on s'en fout, c'est le principe qui compte.

Merci à Perlseb également, rien à ajouter à son analyse.

Écrit par : folavril | 09 juin 2010

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Désinformation et capitalisme.

Des mots et des maux ; les médias vivent de ça, en font leur ordinaire. Ils sont censés nous informer car nous sommes de plus en plus avides de savoir ce qui se passe ailleurs. Leur diffusion unilatérale fait de nous des consommateurs absolus.
Bien peu soucieux de leurs intérêts les médias qui n’iraient pas dans le sens de ce que demande le peuple : du sensationnel, des jeux, des distractions, toujours tirant vers le bas et c’est bien là que le bât blesse.
La culture ne paye plus bien dans le jardin de loisirs de la douce France, pays d’une gastronomie fine où les nourritures spirituelles ne sont plus à l’honneur que chez une rare élite. Les programmes sont à varier.
Si la démocratie consiste à tenir compte de l’avis de la majorité, ce n’est pas une raison pour entendre de cette majorité les plus viles tendances et de tirer avantage à les satisfaire. Les médias peuvent-ils être autrement que démagogiques ?
Dans une France plutôt déprimée, la plupart des médias nous orientent à la surface des choses, là où la foire aux vanités bat son plein : un poison en guise de remède.
A qui profite, globalement, l’art de distraire ? C’est à chaque consommateur de se poser la question et de prendre conscience de la valeur du temps qu’on lui fait perdre à des futilités.
Animateurs télé, radio, vivent en parfaite symbiose avec les politiques : on se reconnaît là où l’on gagne plusieurs fois le smic. Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné. La collusion n’est plus à démontrer, elle est à démonter.
Ce qui fait que dans l’imaginaire des petits esprits, passer à la télé est une sorte de consécration : on entre dans l’image, le vedettariat, la vanité qui tient lieu de valeur en un monde en représentation.
Il y a certes à la base de tous les dysfonctionnements de notre société une exploitation de l’homme par l’homme et dans cette guerre là, il ne convient pas à ceux qui en profitent que les exploités en sachent les mécanismes. Désinformation et exploitation vont de pair.
C’est dire la responsabilité de ce qu’on appelle l’information dans le pourrissement démocratique.
On pourrait penser que l’ordinateur est arrivé à temps pour contrer les médias habituels mais reste à savoir si le quidam, habituellement consommateur d’informations plus ou moins déformantes est capable de ne pas imposer un point de vue subjectif sur des forums.
Il va sans dire que la tentation est trop forte pour ne pas y céder et on trouve parfois sur ces forums les propositions les plus surréalistes qui soient ? Chacun y va de sa croyance, de ses bribes de connaissances, de ses préjugés, de ses sentiments incontrôlés.
Cependant, il reste un espace de liberté sur ces forums ou sur différents sites mais la difficulté est d’en discerner la pertinence et la véracité dans le nombre.
Si la démocratie est une affaire de choix, ce n’est pas le choix de la sauce à laquelle nous serons mangés aux prochaines élections mais le choix de ce que nous mangerons de nourritures terrestres et spirituelles.
Jamais nous n’avons eu la possibilité d’une telle vue d’ensemble de la planète en ce qui concerne les agissements des hommes. Nous savons que des banquiers spéculateurs partent avec la caisse des salaires des braves gens. Nous savons que les jeux d’argent télé sont le fait de marchands de rêve au même titre qu’une drogue.
Dans notre démocratie, une mauvaise fée vient mettre un soporifique dans nos verres. Il est grand temps de chasser cette sorcière, de reprendre concrètement des responsabilités citoyennes. Il faut cesser d’admirer ceux qui gagnent beaucoup plus que nous ; il est temps de leur demander des comptes.

Écrit par : poetiste | 09 juin 2010

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Bonjour,

Ramener toutes notions aux termes employés par les économistes, c’est bien là que se situe le problème !

Et l’éducation proposée par notre enseignement ne prédispose pas vraiment à sortir des intellectuels capables d’analyses à la Noam Chomsky... (c’est un truisme !).

Bien cordialement

Écrit par : Bobby | 11 juin 2010

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@cyclotron

je pense que puisque vous avez la jugeote d'aller chercher les chiffres sur l'observatoire des inégalités (ce qui est un bon réflexe), je vous conseille de revoir votre lecture de tableau... car les chiffres que vous citez sont des % "horizontaux"... comment pouvez-vous, à partir de ces chiffres, donner le % d'enfants d'ouvrier par rapport aux enfants des autres classes sociales à l'université ??
Tout au plus, vous n'avez QUE la part des enfants d'ouvriers à la fac par rapport à l'ensemble des enfants nés de parents ouvriers (qui vont surtout ailleurs), ce qui est tout sauf la même chose que la part des enfants d'ouvriers par rapport à l'ensemble des enfants présents à la fac.

Qui plus est, FL parle de l'université... sans vouloir entrer dans sa façon de penser (j'en serais de toute façon bien incapable), il ne s'agit pas surement pas des IUT, ce qui restreint encore le nombre.

Pour se faire une idée des inégalités, il suffirait de faire le compte des boursiers atteignant les études supérieurs par exemple, je pense que ce serait édifiant ! (etud sup pour moi, c'est écoles d'ingé/commerce, université après licence...)

De plus, toujours sur la même page de stats de l'observatoire des inégalités (dont le titre est "1 % des ouvriers et 5 % des employés disposent d’un diplôme supérieur à Bac + 2 contre 60 % des cadres supérieurs." et cela, ce n'est pas FL qui le dit, c'est le titre de la page !), je vous invite à regarder le chiffre du dernier tableau, en bas à gauche... vous m'en direz des nouvelles, même si ça va vous faire mal où je pense...

Écrit par : steph | 12 janvier 2011

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Qu'est ce que ca change si c'est pour se retrouver à pôle emploi:

"Quand le Sage montre la lune, l'idiot ne voit que le doigt" (mais bizarrement pas celui qui lui rentre "où je pense" à longueur de temps....

Écrit par : torino | 27 mars 2011

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