31 mai 2010
Hopper Tranquille [Eldoradio/Refais Le Monde]
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Voici la "chronique" de ce lundi 31 mai 2010 consacré à Dennis Hopper
Le titre pourra sembler facile, seulement voilà, il ne l'a jamais été, tranquille, Hopper. Je ne sais s'il aspirait à cela. Peut-être.
Pour moi, cet homme est - enfin : était - un survivant. Vivre soixante et quatorze années avec tout ce qu'il s'est infligé ... La question serait certainement : pourquoi ?
Je me dis qu'en regardant ses films, attentivement - je veux dire ceux (rares) qu'il a réalisés - et ses expositions (de peintures, de photographies) il n'est pas impossible de trouver un début de réponse. En tous les cas, on ne trouvera pas ce début dans ces titres-là, que j'ai pu lire dans nos quotidiens au lendemain de la mort de Dennis Hopper :
"L'enfant terrible" [Le Figaro"] L'icône de la contre-culture américaine" [Libération] "Le rebelle d'Hollywood" [Le Parisien] ..
Tant tout ceci est convenu, stéréotypé, quand ce n'est pas incroyablement (ou scandaleusement) fainéant.
Hopper est complexe. Voilà tout. La belle affaire, me direz-vous, car, qui ne l'est pas ? Oui, mais Hopper est un artiste. Un vrai. Mais d'un autre rivage ..
Car il n'est pas démocrate, comme Woody Allen et, au fond, tout Hollywood, mais républicain. Jusqu'à Obama .. Pour qui, il a voté.
Sûrement parce que John McCain, pour lui, c'était juste pas possible. Pas possible, car cet homme est un amoureux de l'Amérique. Vraiment. Et ça, nous, français, on ne peut pas comprendre.
Oui, Hopper, aime l'Amérique. Son pays. Et il ne l'épargne pas. Parce qu'il l'aime.
C'est marrant, je trouve, de voir tous ces intellectuels (ou pas) français (de gauche) vénérer Hopper, le républicain, l'homme de droite, pure, qu'a voté pour Bush père, et deux fois pour Bush fils.. C'est intéressant, non ?
Oui, ça rappelle (un peu) Clint Eastwood. Mais en France, ce genre de type, serait honni. Oh si ! .. Soyons honnête .. On adore Clint et Dennis, mais qu'il y ait un équivalent chez nous, et c'est non. En même temps, y a-t-il l'équivalent ?
Je ne crois pas ..
Or donc, Dennis Hopper est mort. Je ne vous ferais pas sa bio, non merci, d'autres l'on fait, puis-je, cependant, vous indiquer celle-ci.
Dennis Hopper est mort, et je suis triste, je l'aimais bien. Peut-être que ma gauche est étriquée, et sa droite tourmentée. Ma gauche est illusoire (ou morte) et sa droite terrible (mais si réelle). Peut-être qu'il aimait plus son pays que j'aime le mien.
Hopper, ce n'est pas la "contre-culture". Ni un "rebelle". C'est un homme qui est resté fidèle à son pays, à ses racines, et ce, quoi qu'il lui en coûte. Oui, un peu comme Clint. A la seule différence, que Clint Eastwood enfile les films (et ils sont beaux, pour la plupart) ce qui n'a pas été le cas de Hopper.
Dans cette interview en date du 11 avril 1981, réalisée par Antoine de Caunes pour l'émission "Chorus" (Antenne 2) Hopper vient présenter son troisième long-métrage. Seulement. Je dis seulement, car ses deux précédents ("Easy Rider" et "The Last Movie") remontent à 11 et 10 ans.
Hopper aura eu toujours du mal à réaliser des films. Il n'est pas comme Clint. Sa réputation est (trop) sulfureuse : drogue, alcool. Clint, lui, est clean.
Cela dit, si un jour, vous avez la chance de tomber sur "Colors" (1988), un conseil d'ami, ne ratez pas ça. C'est - à mon sens - bien plus fort que "Easy Rider". Déjà, dans "Colors" deux acteurs phénoménaux : Sean Penn (un Hopper de "gauche") et Robert Duvall (l'Hopper tranquille - mort aussi). Je crois, véritablement, que c'est LE film de Dennis Hopper.
Ce troisième long-métrage ("Out Of The Blue" référence à Neil Young ? - "La Garçonne" dans sa version française) est un film noir.
Une fille, perdue, avec un père alcoolique, une mère toxico, et comme de bien entendu, ça va mal finir.
Encore une fois, c'est une vision (une métaphore) de l'Amérique. Son côté obscur contre lequel, toute sa vie, aura lutté Hopper.
Pourquoi s'inflige-t-elle, ça, cette Amérique ?
Pourquoi Hopper l'aime-t-il tant ? (d'autant plus si "personne n'en réchappe" ..)
"Si la famille (américaine) s'effondre, le pays tombe avec elle" dit Hopper.
En France, une phrase pareille ferait presque horreur. On préfère Allen et ses mots d'esprit. C'est plus confortable. Hopper ne l'était pas. Confortable. Qu'il soit remercié de cela ..

Dennis Hopper "born to be wild" un 17 mai 1936 à Dodge City (Kansas) est mort samedi 29 mai 2010, chez lui, à Venice, en Californie. Il n'a jamais reçu le moindre Oscar, ni même un Golden Globes. Juste son "étoile" sur un boulevard d'Hollywood ...
00:55 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dennis hopper, out of the blue, la garçonne, dennis hopper est mort, antoine de caunes, eldoradio, bruno labouré, archives radiophoniques, hopper le républicain, hopper le paradoxe |
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28 mai 2010
[Rions Avec Les] Retraites : Il Va Falloir Vivre Moins Longtemps
Ils avaient le sourire, hier après-midi, sur le perron de l’Elysée, Bernard Thibault et François Chérèque. Cependant, ils se refusaient à prononcer le mot de “victoire”, même si, pour le secrétaire général de la CGT, il y a “incontestablement, des avancées” et qu’un “premier pas a été fait”. Nonobstant, c’est un tournant important dans les concertations sur le dossier des retraites, pierre angulaire du quinquennat de M. Sarkozy, et surtout, une issue pour le moins inattendue ; reste que, pour les salariés le “prix risque d’être lourd à payer” concédait pour sa part le secrétaire général de la CFDT.
C’est donc jeudi, suite au succès de la journée d’action interprofessionnelle, que tout s’est joué. Le ministre du Travail, Eric Woerth, convoquait les partenaires sociaux où “tout a été mis sur la table” et, précise-t-il, “sans tabou”. Une réunion de travail qualifiée de “cordiale” et de “constructive” par les syndicats, au sortir de laquelle, il fut acté qu’on ne toucherait pas "au “dogme” de la retraite à 60 ans.
“Nous avons toujours dit, explique M. Woerth, qu’à un problème démographique – l’allongement de l’espérance de vie – convenait une réponse démographique. Nous n’avons pas changé de position. Simplement, nous avons entendu les français. Ils ne souhaitent pas un report de l’âge légal de la retraite. Il nous fallait donc trouver une autre solution, de type démographique, et nous l’avons trouvée”.
Ce sera donc un abaissement progressif de l’espérance de vie des français.
Une mesure choc, sans précédent, dont les modalités restent à définir.
“Il faut notamment, déclarait Bernard Thibault, mettre en place la reconnaissance de la pénibilité. On ne peut pas, en effet, baisser de la même façon l’espérance de vie d’un cadre ou d’un ouvrier !”
”La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable”
”Les concertations ne sont pas terminées” confirmait Arnaud Robinet, secrétaire d’Etat national de l’UMP chargé du dossier des retraites. “Rien n’est tranché” ajoutait-il. Précisant qu’”aucune décision n’avait été prise sur le niveau auquel serait abaissé l’espérance de vie des français” même si, déjà, on évoque une baisse de deux ans à compter du 1er janvier 2011, et de 5 à l’horizon 2020.
”La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable” a pour sa part martelé Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP. Quant à ceux qui dénoncent un recul du gouvernement, M. Bertrand rappelle que celui-ci s’est “engagé, depuis le début, à discuter sans tabou, avec les partenaires sociaux. A quoi aurait servi la concertation, si le gouvernement avait annoncé d’emblée ses choix ? A-t-il demandé. Il n’y a donc pas de recul, il y a simplement un gouvernement à l’écoute des français qui sait prendre ses responsabilités”.
Du côté du Parti Socialiste, M. Strauss-Kahn a été le premier à réagir. Depuis le siège du FMI, il a réitéré ses propos tenus, le 21 mai dernier sur le plateau de l’émission “A Vous De Juger” (France 2) :
“Comme je l’avais dit ce soir-là, dès lors qu’on arrive à vivre cent ans, si on veut continuer à avoir la retraite à 60 ans, il faut bien trouver des ajustements. Baisser l’espérance de vie faisait effectivement partie de ces ajustements.” Ajoutant, au passage, qu’il se "félicitait que M. Sarkozy n’ait finalement pas touché à cette grande avancée sociale (la retraite à 60 ans – N.D.L.R.) qu’avait, en son temps, décidé le président Mitterrand.”
En revanche, Martine Aubry a tiré à boulets rouges sur le gouvernement, dénonçant “une mesure injuste” et promettant “de rétablir l’espérance de vie des français en 2012, si les socialistes revenaient au pouvoir”. Quant au porte-parole du PS, Benoît Hamon, il a estimé que “les masques étaient tombés” fustigeant l’attitude ”irresponsable” des syndicats, allant même jusqu’à parler de “trahison”. “Qui nous fera croire, qu’il y a là une quelconque justice sociale ? Déclarait M. Hamon. Qui nous fera croire que baisser l’espérance de vie des salariés est une mesure équitable ? Et qui nous fera croire que les cadres et les ouvriers seront égaux devant l’abaissement de l’espérance de vie ?”.
Si les syndicats, CGT et CFDT en tête, ont regretté l'attitude affichée par M. Hamon et Mme Aubry, insistant sur le fait que "le point essentiel était de conserver la retraite à 60 ans et que ce point-là était obtenu", Frédéric Lefebvre, porte-parole de L’UMP, a immédiatement dénoncé l’”archaïsme, le sectarisme et l’irresponsabilité du Parti Socialiste” osant même dire que “pour être tranquille, je me demande si nous ne devrions pas d’emblée, abaisser drastiquement l’espérance de vie de certains dirigeants socialistes” [*]
Reste que cet abaissement de l’espérance de vie des français doit être validé par le Conseil Constitutionnel. Mais celui-ci ayant retoqué quelques lois précédentes, ou réclamé quelques modifications (HADOPI, Burqa ...) il est possible qu’il se montre plus conciliant sur ce dossier qui “engage l’avenir de nos enfants et la pérennité de nos régimes de retraites” (source anonyme)
On attend désormais la réaction de la blogosphère, qui, déjà, se tourne vers Maître Eolas, afin de savoir si cet abaissement de l’espérance de vie des français est compatible avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
[*] D’après le Canard Enchaîné à paraître mercredi prochain, Nicolas Sarkozy aurait fait part de son agacement suite à la déclaration du porte-parole de l’UMP : “Ce Frédéric Lefebvre, la prochaine fois, que je le croise, c’est pas un “casse-toi pauvre con !” ou un “fais pas le malin !” que j’vais lui dire, mais : va mourir !” aurait-il confié à l’un de ses proches collaborateurs.
15:59 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite à 60 ans, âge légal de départ à la retraite, espérance de vie, eric woerth, bernard thibault, fake, faux reportage, rions avec les retraites |
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27 mai 2010
Après la "Pensée Unique", la "Voie" [Unique, aussi]
02:52 Écrit par Philippe Sage dans Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : méthode coué, les bleus sur la bonne voie, originalité des journalistes, en fait ils sont nuls les bleus, mais faut pas le dire, syndrome aimé jacquet, tous derrière les bleus, même s'ils sont nuls, ou pas terribles, coupe du monde de football |
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26 mai 2010
Retour Sur Jean-Michel Aphatie Et Les "Pisse-Vinaigre"
Ce mercredi 26 mai 2010, le site de l'Express, dans un papier qualifié d"'exclusif" nous en apprend une bien sévère : du 7 au 23 décembre dernier, Johnny Hallyday "n'a jamais été en danger de mort, mais placé en coma artificiel pour des problèmes respiratoires et une dépendance à l'alcool".
Dans ce document que s'est procuré l'Express, qui serait carrément le dossier médical de la clinique Cedars-Senai (Los Angeles) où fut opéré le chanteur, il semblerait que l'intervention précédente, celle du 26 novembre 2009 pour hernie discale, pratiquée par le Dr Delajoux, ne serait en rien à l'origine de cette nouvelle hospitalisation.
Or, souvenez-vous, ce pauvre Dr Delajoux avait été désigné par l'ensemble des médias et M. Jean-Claude Camus comme le principal responsable (puis agressé physiquement) des nouveaux déboires de Johnny Hallyday.
C'est pourquoi, je vous remets ce billet en date du 16 décembre 2009 en surlignant de jaune quelques passages.
Question, cependant : vont-ils s'excuser, ou faire leur méa culpa, les médias et .. Jean-Claude Camus ?
Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ? Truculent, même. Oui, voilà, truculent. Mais pas que. Comment dire ? Il est, en tant que journaliste – parce que oui, il faut le préciser, c’est important : Jean-Michel Aphatie est journaliste – en tant que journaliste, disais-je, il est atypique. Ah, voilà un terme qu’on aime à employer, n’est-ce pas ? Atypique ! Ce qui, aujourd’hui, veut à la fois, tout dire et son contraire. Bref, atypique, présentement, on ne sait plus vraiment ce que ça veut dire. C’est une étiquette que l’on collerait presque à n’importe qui à partir du moment où il dit, produit, exécute quelque chose, eh bien … d’atypique. Comprendre que ça ne va pas dans le sens de la marche. Ou d’une pensée unique. C’est une voix, comme ça, qui s’élève, qui surprend, et ensuite, se tait, la plupart du temps. C’est de l’"atypisme" ponctuel. Notez que l’on parle également d’iconoclaste. Tiens, Marie-Ségolène Royal, par exemple, elle fut, lors de la campagne présidentielle 2007, traitée d’iconoclaste ! Sa candidature était iconoclaste. Son attitude était iconoclaste. Puis, elle toute entière, l’était, iconoclaste. Mieux, par la plume "barbichue" de Laurent Joffrin, elle devint - tiens-toi bien ! - immarcescible. Aujourd’hui, boum-patatras, c’est un handicap, Marie-Ségolène. Pour ne pas dire, un boulet. Pour qui ? Devinez ..
Mais revenons à notre atypique du jour, l’iconoclaste Jean-Michel Aphatie et cet accent qui le caractérise, qui fait aussi son charme, un charme que, sans barguigner, je qualifie d’immarcescible.
Mardi 15 décembre sur le plateau du Grand Journal de Canal+, monsieur Aphatie, histoire de "remettre un peu les choses en ordre", nous expliqua "comment ça marche, les médias". Et pourquoi se crut-il obligé de le faire, me direz-vous ? Eh bien parce que l’imperturbable et tout aussi immarcescible Michel Denisot l’avait lancé sur un sujet ô combien passionnant : la couverture médiatique d’un évènement, en l’occurrence celui de l’hospitalisation de Johnny Hallyday, une couverture que “certains journalistes” et “certaines célébrités” critiquaient, en clair, il était reproché aux "médias" d’en avoir "trop fait".
Comme à son habitude, Jean-Michel Aphatie fut tout bonnement extraordinaire d’extravagances, montant dans les aigus, moulinant des bras, s’indignant pour de faux, un vrai numéro, un spectacle vivant. Et chaque fois, je me dis : Jean-Michel, à quand un one-man-show au Théâtre des Deux-Ânes ? Ce serait pur régal.
Bref.
Plus sérieusement, que retenir des propos de Jean-Michel Aphatie ?
D’abord, reprocher aux "médias" d’en "faire trop", c’est, dixit Aphatie, "un classique" :
“Y’a toujours des pisse-vinaigre qui disent : oh, ils en ont trop fait !” Glissa-t-il.
Mais qui sont donc ces pisse-vinaigre ? Des journalistes ? Des célébrités ? Du tout ! Non, ce sont des syndicalistes ! Ici, le SNJ-CGT dont Aphatie nous montra le communiqué s’affichant à l’écran, communiqué dénonçant “les dérives d’une information-spectacle à propos de la couverture médiatique de la maladie de Johnny (…) et tant pis pour le sommet climatique de Copenhague et le sort des SDF”. Et que pense-t-il de ce communiqué Aphatie, ou plutôt de cette position ? Eh bien, il pense que c’est "une vieille position marxiste". Et il la décrypte ainsi :
“On (les médias) parle(rait) de quelque chose d’anodin pour cacher les vrais problèmes aux gens, comme si les gens, nous dit Aphatie, n’avaient pas conscience des vrais problèmes !”.
Alors là - mais comme dirait Aphatie : “on peut être d’un avis différent” - je me demande si “les gens” ne seraient pas, sans s’en douter, des cochons de marxistes, Jean-Michel, car voyez-vous, mais peut-être ne fréquentez-vous pas “les gens” comme moi, c’est (malheureusement) ce que, souvent, ils pensent, et même disent : que oui, les "médias" parlent abondamment d’un sujet (tiens, la grippe A) pour nous cacher l’essentiel, ou plutôt, pour ne point l’aborder en profondeur : comme le chômage allant croissant, le surendettement galopant, le pouvoir d’achat s’effondrant. Vous n’avez jamais entendu ce refrain, monsieur Aphatie ? Je veux dire : chez “les gens” ? Oh je sais, oui je sais ce que vous allez me rétorquer, Jean-Michel Aphatie, accent aigu, bras moulinant : s’ils disent cela ou même le pensent, c’est la faute des "médias" ! De “certains médias”, pardonnez-moi ! C’est eux qui leur mettent ces choses-là dans la tête ! On n’en sort pas ! Mais quel serpent se mordant la queue, n’est-ce pas ? Comme le chantonnait feu Desproges : "Cela ne changera-ce donc jamais, oh-là-là, oh-là-là !" ...
... Mais fort heureusement, vous êtes là, Jean-Michel Aphatie, pour séparer le bon grain de l’ivraie.
Ainsi, vous vous offusquâtes gentiment, d'un questionnement "non distancié" de votre confrère Nicolas Demorand (évoquant un possible décès de l’idole des jeunes "espéré" par les "médias") sur France 5, du terme employé par le maire de (tous les) Meaux, Jean-François Copé, celui d'"indignité” (inhérent au monde des "médias", selon Copé), ou ironisâtes sur votre consœur TF1 qui aurait propulsé (d’après vous) au rang de journalistes Nikos Aliagas et Line Renaud. Mais tout ça, dites-vous, c’est parce qu’un "média" c’est "mécanique et donc bête". Et parfois, "ridicule". On ne couvre pas un tel évènement comme "la maladie de Johnny", sans excès. Il faut le comprendre. Et que voilà, parfois, je vous cite :
“ça amène le journalisme là où il n’est pas !” …
Alors ça, c’est intéressant, Jean-Michel Aphatie, cette histoire de journalisme qui se radine là il ne devrait pas aller ! Parce que, voyez-vous, vous en êtes la parfaite incarnation. Eh si, Jean-Michel Aphatie ! Mais où êtes-vous donc quand vous nous faites cet exposé, ce cours de "médias" appliqués ? Ne seriez-vous pas, par hasard, dans une émission de ... divertissement ? Un machin foutrement pipolisant ! Où l’on se gausse, via Yann Barthès et consorts (le “oui/non” affligeant d’Ariane Massenet) du monde politique, et le verbe (gausser) est bien faible : on le ridiculise plutôt, ce monde politique, et pas qu’un peu ! Avec la truelle, mon cher (même si je l’avoue, je ris parfois et de bon cœur). Mais bien sûr que si ! Vous êtes pile dans l’endroit où vous estimez que le journalisme n’a rien à y faire ! Celui de la dérision, de la gaudriole, de la vulgarisation à outrance(s), de l’excès, de la politique-spectacle, où quand il s’exprime, le politique n’a que, montre en main, 4 à 5 minutes (et encore, je suis large). Vous me direz, c’est de sa faute. N’a qu’à pas pas venir sur ce plateau, le politique. Je prends ! Mais vous : que foutez-vous là ? C’est de l’"atypisme", je présume ? Ah, je m’en doutais ! En même temps, je vous le concède, critiquer les "médias" (au passage, après vous avoir écouté, on ne sait toujours pas ce que c’est, ou : qui est le bon, le mauvais, le saligaud, le “de référence” ..) et même les journalistes, quand on est soi-même partie intégrante de ce "média" (ici très people) et journaliste de surcroît, ça demande, outre une bonne dose de mauvaise foi, voire de cynisme vaguement amical, des talents proches de l’acrobatie de compétition, et peut-être aussi, de la clownerie (alors ce one-man-show, Jean-Michel, c’est pour quand ?).
Là, je sais, vous allez me traiter de pisse-vinaigre. Ah, je l’attendais ! Mais, quitte à l’être, je vais l’être jusqu’au bout.
Voyez-vous, Jean-Michel Aphatie, dans votre cours moulinant, il manquait un élément. Oh, ça ne va pas vous plaire, mais il manquait bel et bien. Bien que, je l’ai noté, vous l’avez – là encore – survolé.
De quoi s’agit-il ?
Mais du chirurgien, monsieur Aphatie !
Comment l’avez-vous habillé, c’lui-ci, déjà ? .. Ah oui ! ... Gaudriole oblige, vous avez dit :
“(...) Vous découvrez un médecin qui ressemble à George Clooney et qui opère à peu près comme lui !” ..
Le public, bien entendu, a pouffé. Brave public. Mais comme je fus déçu que vous en restiez là ! Car, rappelons-le, il s’agissait bien d’analyser (?) la couverture médiatique de "la maladie de Johnny". Qui ne s’est pas arrêtée au seul Johnny, Jean-Michel ! Le chirurgien, Stéphane Delajoux, l’a eu son lot de couverture, itou. J’eus aimé, apprécié, que vous en parlâtes. C’est qu’on l’a bien soigné, le lascar ! Tiens, il n’était même plus chirurgien, mais le “sulfureux” chirurgien. Même, pour "certains médias", c’était un "escroc". C’est peut-être vrai, notez, mais tout de même, vous ne trouvez pas que, là aussi, il y a eu comme des excès ! Ça ne vous a pas dérangé ? Apparemment pas, puisque vous l’avez tu. Mais bon sang, vous êtes tout de même au courant que ce Delajoux, vendu comme un "escroc", un "massacreur", par "certains médias" (via, c’est vrai, Jean-Claude Camus) fut victime d’une agression dans la nuit de vendredi à samedi dernier ? Et là, vous ne dites rien, donc ? Vous ne vous demandez pas, si, quelque part, je ne sais pas, les "médias" n’auraient pas comme une (légère mais réelle) responsabilité indirecte dans cette agression, ne serait-ce que par le portrait assassin qu’ils ont fait de cet homme ? Non, bien sûr ... Je sais, les "médias", même ceux que vous tancez, n’ont rien à voir là-dedans. Ils sont "mécaniques, donc bêtes", mais pas là. Et puis, oh, ils ne sont pas responsables des cons, car vous êtes bien d’accord sur ce point : agresser un homme, fut-il “sulfureux”, c’est un acte qui ne peut être l’œuvre que de cons certifiés !
Mais quand bien même - et pardonnez-moi d’y revenir - cette présentation accusatrice du docteur Delajoux par “certains médias”, eh bien moi, qui ne suis pas journaliste, voyez-vous, ça m’a bien plus dérangé que de voir Nikos Aliagas ou Line Renaud intronisés journalistes. Et je me suis demandé si là, on avait pas désigné au peuple, le chien à latter, d’une certaine façon. Sans doute, est-ce dû à un relent de marxisme me tiraillant, allez savoir ! Qui ne date pas d’hier, ceci étant, car je me souviens qu’en 2002, je me demandais, aussi, si les "médias", ma foi, n’avaient pas poussé le bouchon un peu loin en matière de reportages bien appuyés sur le thème de la sécurité avec les conséquences que l’on n'a pas oubliées. Je sais, ils ont nié, en bloc. Ils n’ont fait que leur métier, vos confrères. Point barre. Affaire classée. Enfin, pas vraiment. Mais passons ..
Le fait est que cette agression du “sulfureux” Delajoux, fut bien peu couverte médiatiquement. Et quand elle le fut, on avait comme un drôle de sentiment, Jean-Michel : du genre, si ça se trouve, c’est du flan ! Il s’est agressé lui-même. Il s'est "victimisé", comme on dit désormais. A desseins. C’est du moins, ce qu’on comprenait, parfois. Mon côté pisse-vinaigre, sans doute, doit me jouer des tours, hein ?
Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Aphatie, il est pour le moins étonnant, que vous n’ayez point abordé ce sujet, fâcheux. Mais, comme je l'écrivais en ouverture de ce billet :
“Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ?”
Oui.
A ce point, que sa truculence et son "atypisme" ont des limites. Celles que lui imposent les "médias" que, gentiment, il fustige, et sur un plateau de pur divertissement, là où précisément, le journalisme n’est pas. Et ne sera jamais. Ceci expliquant cela. Pisse-vinaigre, ou pas.
13:51 Écrit par Philippe Sage dans Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révélations sur l'hospitalisation de johnny, jean-michel aphatie, grand journal de canal+, pisse-vinaigre, politique spectacle, couverture médiatique, johnny hallyday, stéphane delajoux agressé, des médias mécaniques donc bêtes |
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22 mai 2010
Apéros Facebook : La Proposition Choc de Nicolas Sarkozy
Coup de théâtre, hier soir sur TF1, dans l’émission “A Votre Santé, M. Le Président !”.
Devant une Laurence Ferrari médusée et un David Pujadas égal à lui-même, le chef de l’Etat s’en est pris violemment à ceux qui “stigmatisent la jeunesse, qui est la richesse de ce pays”.
Puis, il ajoutait : “Je n’ai pas été élu pour interdire les apéros Facebook, Madame Ferrari !”
Nicolas Sarkozy a donc pris l’opinion publique à contre-pied. Comme, en son temps, François Mitterrand. Alors que 58% des français sont pour l’interdiction systématique des apéros Facebook, le locataire de l’Elysée a martelé qu’il n’était “ni question de les interdire, ni même de les encadrer".
Le chef de l’Etat s’est ensuite lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur de la jeunesse française, “une jeunesse imaginative, qui ne se laisse pas abattre par la crise, et qui a choisi, et comme on peut la comprendre, David Pujadas, de s’amuser”. Et quand le journaliste de France 2 lui rappelait que le peuple français était majoritairement favorable à l’interdiction, le Président de la République a rétorqué qu’il n’était “pas homme a se laisser gouverner par les sondages. Les sondages, sondent, a-t-il dit, moi j’agis. Chacun son métier”.
Puis, nouveau coup de tonnerre, il a annoncé son intention d’inscrire les apéros Facebook dans la Constitution :
“Dans un monde en crise, la pire que nous ayons connue depuis un siècle, Laurence Ferrari, et dans une République de droits et de devoirs, les jeunes ont non seulement le droit de se retrouver en ville pour y faire la fête, mais également le devoir de le faire (…) C’est pourquoi je souhaite la mise en œuvre d’une réforme constitutionnelle”.
Certes, Nicolas Sarkozy ne peut plus obtenir une révision de la Constitution sans l’accord au moins implicite du PS, mais il compte sur la “sagesse des dirigeants socialistes” tout en les invitant à ne “pas perdre leur sang-froid”. Laurence Ferrari eut beau faire remarquer au chef de l’Etat que la majorité des trois cinquièmes serait, sans doute, difficile à atteindre, il balaya cette hypothèse d’un revers de la main et a insisté sur le fait qu’il était temps “que chacun prenne ses responsabilités” rappelant, au passage, son slogan de campagne présidentielle, “Ensemble, tout est possible” : “Eh bien voilà, ils sont ensemble, mieux, ils s’amusent ; au Congrès, désormais, de se prononcer sur le possible. Et sans vouloir influer de quelque manière que ce soit sur sa décision, je le dis très solennellement, il est temps que la France entre dans le troisième millénaire et y prenne toute sa place”.
Les questions de “santé publique” furent abordées par les deux journalistes, mais là encore, M. Sarkozy renvoya l’argument arguant que “le gouvernement n’avait pas à se mêler de la santé de ses concitoyens ! Avouez que c’est quand même formidable, ça, David Pujadas ! Nous avons là, une jeunesse qui s’amuse, fait la fête, et il faudrait s’en inquiéter ! Enfin, c’est quoi cette histoire ?”.
Très en forme, le Président de la République a même ironisé sur sa faible côte de popularité : “Croyez-vous qu’au stade où j’en suis, j’ai vocation, en plus, à devenir imbuvable ?”.
Cependant, l’échange est devenu autrement plus vif, lorsque Alain Duhamel est venu conclure l’émission. Visiblement irrité par des questions portant sur “la dette publique”, le “chômage qui tarde à se stabiliser” et “les préoccupations des français, qui sont, croyez-le ou non, autrement plus importantes que l’inscription des apéros Facebook dans notre Constitution”, Nicolas Sarkozy a sèchement répondu au journaliste par un sonore “Faites pas le malin, Duhamel !” avant d’expliquer que “ces apéros ne coûteront pas un seul centime d’euro aux français” et insistant, une nouvelle fois, sur le fait “qu’en temps de crise, il est normal de s’amuser, Alain Duhamel. Je comprends que ça ne vous plaise pas. Peut-être que vous n’aimez ni la jeunesse, ni Internet, eh bien, moi, Alain Duhamel, je l’aime ! La jeunesse, Internet. Je trouve qu’il y a là, un formidable espoir ! Un élan ! Il faut l’encourager !”.
Alain Duhamel tenta bien de revenir à la charge, en vain, le chef de l’Etat l’interrompit avec une phrase qui fera sans doute date dans l’histoire de la Vè République : “Je n’ai pas été élu pour vous écouter, Alain Duhamel”
Les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir suite à l’annonce faite par le chef de l’Etat d’inscrire les apéros Facebook dans la Constitution.
Le Parti Socialiste parle de “démagogie” et “de totale irresponsabilité de la part du Président de la République”.
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) se demande si “après le G20, Nicolas Sarkozy n’aurait pas l’intention de créer le G Vin ?”.
Quant à Dominique de Villepin, il a ironisé en proposant de nommer “Charles Pasqua, ministre des Apéros Facebook” ajoutant que le sénateur retrouverait là “ses premières amours”.
L’Elysée a immédiatement répliqué évoquant “le sectarisme et l’archaïsme de la gauche. Une gauche tournée vers le passé, qui n’aime pas la jeunesse, et le fait savoir”.
Seule fausse note dans ce concert, Frédéric Lefebvre qui, s’il reprit à son compte les termes de “sectarisme” et d’”archaïsme” ajoutait qu’il “faudrait peut-être songer à renvoyer la gauche dans son pays !” [*]
Quant à Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille elle s’est réjouie de voir les apéros Facebook bientôt inscrits dans la Constitution, voyant là, “une preuve formidable de la modernité de notre Président” puis, elle a invité tous les jeunes de France à venir danser avec elle sur Les Black Eyes Peas et Lady Gaga à Toul, lundi prochain.
Enfin, selon Claude Guéant, Jean-Louis Borloo devrait être prochainement nommé Premier ministre des Apéros Facebook. Il aura pour première tâche d’organiser via Facebook, mais aussi Twitter, une "Garden-Party géante", le 14 juillet prochain, à l’Elysée.
[*] D’après le Canard Enchaîné à paraître mercredi prochain, Nicolas Sarkozy aurait fait part de son agacement suite à la déclaration du porte-parole de l’UMP : “Ce Frédéric Lefebvre commence à me saouler, grave” aurait-il dit à l’un de ses proches collaborateurs.
14:39 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (70) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : apéros facebook, réforme constitutionnelle, sarkapéro, je n'ai pas été élu pour, au nom de quoi ?, stigmatisation de la jeunesse, parodie, sketch, rions avec nicolas sarkozy, rions avec facebook, rions de toute façon ! |
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Viens Donc Faire L'Apéro, Chez Moi !
Avant dimanche soir, minuit, le cachet de ce blog agonisant faisant foi(e), un apéro (pas) géant, aura, présentement, ici, lieu.
En attendant, vas-y, ne te gêne pas : bois, fume, ou pire que ça, là, oui, ici, sur ce blog, via les commentaires : exprime, crie, gueule, éructe, râle, sur cette page, cet apéritif, il est pour toi.
Tu as 48 heures.
Ensuite de quoi, j’efface ton ivresse (ou pas) et la remplace par bon me semble.
Ou me sers (comme on se sert un verre) pour torcher le billet promis.
A vrai dire, dimanche, et dans l’espoir que tu y ailles, que tu gueules, que tu jactes, je passe, recta, au plat de Résistance.
Je te dirai comment, je la vois, la suite, de ces apéros dit : "géants" ...
Devance-moi …
.... TROP TARD ! C'est fait ! C'est ici (mais j'y retournerai plus sérieusement, en attendant, rions avec ces apéros Facebook)
01:25 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : apéro géant, tu as 48 heures, blog, facebook, révolution ? |
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16 mai 2010
Comme Ton Gouvernement, Le Salaire, Tu Baisseras
Ce qu’il y a d’épatant avec ce gouvernement, ce qu’on le voit venir de loin. Toujours, il utilise les mêmes ficelles. Les plus grosses, de préférence. Paraît que plus elles le sont, mieux ça passe (Dixit : Chirac).
Or donc, voilà que certains ministres annoncent que, “par solidarité”, ils sont prêts, les braves gens, à accepter une baisse de leurs émoluments.
Ami fonctionnaire (ou pas), ne vois-tu rien venir ?
Qui se souvient de cette réunion, incroyable, de notre gouvernement, à Versailles, un 28 juin de l’année 2009 ?
Ah, qu’elle était belle, la photo, ensoleillée, de cette fine équipe, bûchant un .. dimanche !
Oh bien sûr, il était question de plancher sur le Grand Emprunt annoncé par M. Sarkozy quelques jours plus tôt, n’est-ce pas, mais, nous, qui ne sommes en aucun cas des benêts de compétition, on l’a bien vu, le truc, énorme, tellement il crevait l’œil : le dimanche ! Ton gouvernement taffe un dimanche ! Tiens donc ! Un hasard, sans doute ! Au moment pile, où ce même gouvernement bataillait ferme, via son ministre du Travail de l’époque, l’auvergnat Brice Hortefeux, pour autoriser le citoyen à .. travailler le dimanche (sur la base, comme de bien entendu, du volontariat qui n’existe que dans la tête d’un ministre, tant dans la “vraie vie” ça ne se danse pas du tout ainsi !)
Et donc, rebelote cette semaine, alors que le mot de rigueur ne doit surtout pas être prononcé [*] et que dans le même temps, la Grèce vient d’annoncer – entre autres - un gel de toutes les retraites sur 3 ans ainsi que celui des salaires des fonctionnaires, suivie par l’Espagne où là, ce n’est pas un gel, mais une baisse de 5% du salaire des fonctionnaires (à partir du 1er juin, suivi, cependant, d’un gel en 2011) et du Portugal avec, là encore, une baisse des hauts salaires dans la fonction publique, des élus et des membres du gouvernement de 5%, notre bon gouvernement prépare la même douloureuse, mais en prenant soin, en amont, de “donner l’exemple”. Baissons nos rémunérations (13 471€ mensuels bruts pour un ministre, 12 124 pour un secrétaire d’Etat – je vous fais fi des divers frais, dits de fonctions, remboursés, et plafonnés, généreusement à 5837€/mois) ensuite de quoi, ma foi, comment se pourrait-il que "notre ami" le fonctionnaire ne suive pas le mouvement ? Hein ? Enfin quoi, ce serait bien le diable, si ce fonctionnaire ne se mettait pas, et fissa, au diapason ! Et par esprit de "solidarité", bien sûr ...
Finaud, non ?
Cela dit, ne soyons pas trop sévère, ou injuste, ce gouvernement montre moins l’exemple qu’il suit celui de ses voisins (qui rappelons-le, s’en sortiraient moins bien que nous).
Soit la Grande-Bretagne, avec un Cameron qui, allez hop, décrète un gel (décidément, c’est LE mot tendance du moment) des salaires des membres de son gouvernement pendant 5 longues années.
Soit, itou, l’Espagne, ou Zapatero a décidé, ce mercredi 12 mai, une baisse de 15% du salaire de ses ministres.
Or, comme je l’ai rappelé, cela s’accompagne, très souvent, du même traitement pour les fonctionnaires.
Or donc, pourquoi cela se passerait-il différemment en France ? “Au nom de quoi ?” comme aime à le dire M. Sarkozy, notre bon président, qui rappelons-le, lui, tel le Proglio (ou le Pérol) de base, à peine arrivé au pouvoir, s’est copieusement augmenté de 172% bruts, alors que, quelques semaines auparavant, le 21 septembre 2007 à Calvi, François Fillon déclarait que la France était “en situation de faillite” (comme quoi, ça ne date pas d’hier, comprendre : la crise a bon dos, parfois ..).
Cette proposition indécente, baisse de salaire des fonctionnaires, mais également dans le privé, n’est pas nouvelle. En février 2009, Le Figaro tâtait déjà le terrain. Et dans les faits, on pouvait l’observer, notamment en mai 2009, chez Hertz (ce qui ne choqua aucunement, Brice Hortefeux, bien au contraire, là encore, il s'agissait de "solidarité" autre mot-clé avec "gel" !)
Alors, je sais, certains parleront de populisme, de démagogie, voire d’irresponsabilités, mais je le dis et le maintiens : pourquoi serait-ce aux salariés de Grèce, d’Espagne, du Portugal, de France, et bientôt d’Italie, voire d’Allemagne et de Grande-Bretagne de payer pour des erreurs – et le mot est bien faible – dont ils ne sont en rien responsables ?
Comment peut-on oser nous dire que “la crise ne nous a pas coûté, un centime d’euro”, vu que, si il y a "gel" – ou baisse – des salaires, et que dans le même temps, augmentent taxes diverses et variées, électricité, gaz, carburants, etc., il est évident que nous sommes plus que perdants, que notre portefeuille sera moins gaillard ?
Encore une fois, pourquoi est-ce à nous de consentir à des sacrifices, toujours nous, et pas ceux qui sont les vrais responsables de cette crise ?
Combien de temps, encore, allons-nous accepter l’intolérable ?
Quoi qu’il en soit, l’affaire semble pliée, la douloureuse n’en finit plus de tomber, ces fonctionnaires qui devaient être “moins nombreux mais mieux payés”, vont devoir se serrer la ceinture, voire plus.
Et dans le privé, itou.
Même que, ça ne fait que commencer.
Bienvenue, citoyens et contribuables, dans une “République irréprochable” !
[*] Le 6 mai, François Fillon annonçait un “gel” des dépenses de l’Etat sur trois ans [2011/2013]. Le même homme qui, donc, nous avait avertis que la France était “en faillite”, le 21 septembre 2007.
D’où cette question à 1000€ :
Pourquoi ne pas avoir gelé ces mêmes dépenses dès 2007, ami sarthois ? “Au nom de quoi” ?
17:23 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (56) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rigueur, austérité, gel des dépenses, gel des salaires, baisse des salaires, les cocus de la crise, zone euro, prenez-nous pour des cons ! |
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10 mai 2010
Ils Sont Drôles Au Figaro, Non ?
15:22 Écrit par Philippe Sage dans Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'euro se relève, eurogroupe, marchés financiers, spéculations, wolfgang schäube, remaniement ministériel outre-rhin, crise financière |
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08 mai 2010
... J'ai Cru Voir L'Euro Miné ...
Ils sont ensemble. Marchent ensemble. Droit devant. Pâles. Mais ils marchent.
Or donc, ils sont en mouvement.
Ils font corps. A distance. Respectable. Protocolaire. Mais, cependant, ils font corps.
Et derrière eux, gardes. De ce corps ..
Tel est le message. Union. Corps. Droit devant. Mouvement.
Sauf que ..
... Leurs regards.
Ne vont pas dans la même direction.
02:01 Écrit par Philippe Sage dans Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zone euro, zone noire, eurogroupe, sommet extraordinaire, angela merkel, nicolas sarkozy, crise financière, grèce, espagne, portugal |
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04 mai 2010
Tu Devrais Aller Lire Ceci ..
Extrait :
"La police nationale est subséquemment de plus en plus considérée par la population, et jusque dans les rangs de certains de nos collègues les plus inexpérimentés, comme une force étrangère à la population, qu’elle devrait « mater » et non protéger" ..
Ici : l'avant, le pendant, et l'après.
Merci de prendre le temps, camarade(s) ..
Zik bonus :

01:44 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s] | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : police, population, république, citoyenneté, droits, devoirs, justice, bénédicte desforges |
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