28.02.2010
Aphorismes Et Périls - Tweets Février 2010
17:22 Ecrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : nicolas sarkozy, martine aubry, toyota, grèce en faillite, chine et lama, jesus-christ gay, grève à total, parisot et l'espérance de vie, garde à vue des mineurs, champion du monde de handball, manifestation des retraités |
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26.02.2010
Hollande, ô Désespoir
Il se voit Président, Hollande. Depuis toujours. Donner un deuxième François à la France, après Mitterrand. Ce doit être une lubie propre aux François. Bayrou, lui aussi, se verrait bien à l’Elysée. Il n’y a que Rebsamen qui n’y pense pas. Pas plus que Goulard.
Or donc, François Hollande. Comment y croire ? Pourtant, l’homme est intelligent, raffiné, drôle même, tribun assurément, même si, et dans les mimiques et dans le ton, derrière un pupitre, il emprunte (beaucoup) à Mitterrand ; c’en est criant.
Oui, François Hollande est un homme brillant, solide économiquement, et pourtant, ça ne ressort pas, je veux dire que ceusses que le politique appelle désormais “les gens” ne le voient pas. A quoi est-ce dû ? Une allure ? Un physique ? Une image télévisuelle déficiente ? Un parcours jugé trop flou, consensuel, cette façon de ménager systématiquement la chèvre et le chou, d’arrondir les angles, toujours, de sorte que, peut-être, finit-il par passer pour un mou, un hésitant, or, chez nous, on les préfère durs, avec du caractère, fanfarons même, culottés, cyniques, stratèges, pour ne pas dire roublards. On aime le clinquant, le truculent, même si on s’en défend. On aime ce qui est prononcé. Vulgairement, on adore sentir qu’il y a des couilles.
Pour François Hollande, visiblement, y’en a une dans son potage. Et ça l’encombre. Depuis toujours. Pourtant, il suffirait de presque rien, une colère, une vraie, précise, imparable, un coup d’éclat, terrible, oui, quelque chose comme ça, qu’il sorte de lui-même, qu’il se laisse porter, emporter, qu’il s’oublie, adieu, chèvre, chou et consensus, et bam ! Une mise au “poing”, sur la table, et advienne que pourra. Seulement voilà, quand il s’y essaie, c’est maladroit, un peu gauche, celle d’à côté de la plaque, il y a trop de Hollande dans François, et ça donne :
“Je n’aime pas les riches, j’en conviens !”
Et le voici qui recule (encore) de trois cases. Et tout à recommencer. C’est ça l’histoire de François Hollande, celle d’un homme qui avance puis recule, et qui, au final, fait du surplace. Qui de la “Force Tranquille” ne respire que le tranquille. La bonhommie. Pas le genre de qualité qui t’envoie à l’Elysée. Avec la bonhommie, au mieux, tu finis député-maire. A vie. Président, t’oublies. Ou alors, celui d’un Conseil général.
Ah si seulement, l’Histoire se décidait, une fois, une seule, à lui sourire. Mais non. En 2002, zou ! Jospin se fait salement dégommer. Et François n’aura donc pas son maroquin. Il reste le premier secrétaire d’un PS déboussolé, ingérable, abandonné. Cependant, il subsiste un espoir. Ce poste-là, il le sait, c’est son tremplin pour l’Elysée. Alors il s’y accroche. Contre vents et marées quadragénaires. Pactisant avec les ennemis intimes d’antan. Les angles, toujours, arrondir. Sait-on jamais, si ça finissait par payer ?
Oui, il y croit, posant même, comme un symbole, aux côtés du champion de la droite, une photo qui fera date, celle de la Une de Paris-Match du 17 mars 2005.
Date contre lui.
Trop souriante cette photo. Trop premier de la classe, avec un côté nigaud, toujours cet aspect bonhomme qui le dessert et le condamne encore. Mais quelle erreur, bon sang, d’avoir posé de la sorte aux côtés d’un chef, un vrai, un leader ! Comme ça jure, nom de Dieu ! Photo-boulet, et adieu la lune élyséenne, ça oui, tu peux lui dire Tintin, toi, François et ton physique de Franck Wolff. Jusqu’à la lie, le calice ! Royale, la défaite ! Autre boulet.
Alors quoi ?
Alors tant pis, quitter ce maudit tremplin, cette fausse piste, la direction du Parti, devenir une force de propositions, un homme libre, en apparences, capter la force, la marier à ce côté bonhomme, tranquille, trouver le Mitterrand en François, le travailler, de la tribune le délocaliser à l’écran de télévision, conjurer le mauvais sort qui semble s’acharner, nouvelle épine de rose pâle dans son pied, épine nommée DSK, nouveau favori des sondages avant l’heure, tombeur de Sarkozy, comme le fut Marie-Ségolène de janvier 2006 à janvier 2007. Compter là-dessus, l’Histoire sondagière se répétant, Barre, Balladur, Royal et maintenant DSK ; croire en la fable du Lièvre et de la Tortue. Attendre son heure, patiemment. Devenir, petit à petit, l’évidence. Le seul recours. Quand bien même lui manquerait-il le fameux maroquin, qui, il le sait bien, est quasiment indispensable à tout candidat postulant à la fonction suprême. Et c’est pourquoi, il s’est mué en force de propositions. Fiscales. Domaine de son rival du FMI. L’économie ! Le pragmatisme ! Avec, l’air de rien, quelques slogans jetés en pâture, histoire de voir si ça prend, comme “la démocratie de la réussite”.
Mais ça prend moyen. Ça ne marque pas les esprits. Ça manque encore et toujours de quelque chose. De colère ! De poing sur la table ! De coups d’éclat ! Alors que c’est la crise, bordel ! Y’a un boulevard à prendre ! Mais non ! Encore et encore, ça manque de panache, de couilles ! Elle est toujours orpheline, accrochée, vivace, dans son potage. De moins en moins socialiste. Mais qui s’en soucie ? Personne ! On s’en fout comme de son premier François ! C’lui qu’a enterré l’affaire, six mois après son accession au pouvoir. Depuis à défaut d’inventer, ses potentiels successeurs ne s’arrogent qu’un seul droit, celui d’inventaire. François Hollande le premier. Et c’est peut-être là qu’elle est la fameuse couille dans le potage : ce manque d’invention. Ce trop-plein d’inventaires qu’on nous vend pour rénovation. Et donc, ce manque d’espoir. Même fou, irraisonnable.
Il faut donc, et par conséquent, que Hollande invente François. Et vice-versa. Qu’il sorte de là. De lui. De tout. Des chèvres et des choux. Du consensus mou. Ne plus fonctionner en “bonne intelligence”, mais n’écouter que la sienne. C’est à ce prix-là, celui du risque, qu’il sera désigné candidat. Et qu’alors, il se révèlera. Brillant.
De tous les postulants au PS, c’est lui le plus “naturel”. L’évidence.
Mais le chemin sera long, délicat, compliqué, tant le temps passe et presse et que pour le moment, et comme hier, inventaire plutôt qu’inventif, mi-chèvre, mi-chou, c’est Hollande, ô désespoir.
16:31 Ecrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : françois hollande, l'homme du consensus, présidentielle 2012, hollande candidat en 2012, dsk favori des sondages, droit d'inventaires, sarkozy et hollande à la une de paris-match, hollande candidat naturel du ps |
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21.02.2010
Les Sondages, Fossoyeurs Du Vote Citoyen Et De La Démocratie
Alors comme ça, Ségolène Royal s’acheminerait “vers une réélection tranquille” et Georges Frêche l’emporterait “quels que soient ses adversaires” ? Et je vous passe Jean-Paul Huchon loin, loin devant Valérie Pécresse ..
… Eh bien écoutez, c’est fantastique ! Du moins pour les électeurs de Poitou-Charentes, du Languedoc-Roussillon et d’Ile-de-France ! Enfin, quand je dis “fantastique”, c’est bien évidemment de l’ironie, insupportable, du cynisme même, ah oui, j’en conviens et sans barguigner, mais quelle position voudriez-vous que j’adopte, n’est-ce pas ? Celle bonasse ou pugnace qui consiste à se dire que ma foi, non, tout n’est pas perdu, oui, ça vaut (encore) la peine de se déplacer, de faire entendre sa voix ?
Ah, il en faut de l’obstination, de la volonté, du civisme, et que sais-je encore, des convictions, pour faire fi de ces sondages, si nombreux, omniprésents ; il en faut, oui, pour se convaincre que non, c’est pas joué, que rien n’est écrit, allez, envers et contre eux, accomplissons notre devoir de citoyen : votons ! .. Tu parles ! .. Y’a de quoi lâcher l’affaire, et copieux ! .. C’est vrai, à quoi bon prendre une heure de son temps, glisser un bulletin, si l’élection est déjà pliée ? .. Non mais, mettez-vous dans la peau d’un citoyen tenté par un vote MoDem, NPA, FN, Front de Gauche, etc., enfin de tous ces partis laminés par et dans les instituts de sondages, semaine après semaine - ah le beau matraquage, ça oui, c’est de la belle ouvrage ! - mais quel intérêt aurait-il à se déplacer le 14 mars prochain ? Pour quoi faire ? Peser sur qui, sur quoi ?
23:42 Ecrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : instituts de sondages, faut-il interdire les sondages ?, les sondages ennemis de la démocratie, régionales 2010, élections jouées d'avance, réélection tranquille, sondages et conscience politique, proximité sondages élections |
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13.02.2010
Et Si C’Etait La Guerre Qui Nous Pendait Au Nez …
Or donc la Grèce. Faillite. Panique ! Après l’Islande, ô Reykjavik que tout le monde a déjà oublié ! Et demain, qui d’autres ? L’Espagne ? Le Portugal ? Le Luxembourg ? Non, j’déconne, pas le Luxembourg, c’est là qu’elles sont, les thunes.
Ohé du bateau, où qu’elle est l’Europe, la politique, et le monde, FMI et tutti quanti ! Pourquoi diantre, je songe ainsi à Attali ? Le Jacques-qu’a-dit :
“C’est soit l’inflation, soit la guerre !”.
Pourquoi, aujourd’hui, triste, désolé, citoyen perdu, dépassé, je ne vois comme avenir, que la guerre ?
Or donc, ils défilèrent, les fonctionnaires grecs. En nombre et en colère. Quoi ? Alors comme ça, c’est eux, n’est-ce pas, qu’allaient devoir faire des sacrifices ? Eux qu’allaient devoir se serrer la ceinture ? Mais pourquoi nous, demandaient-ils ? Sommes-nous les responsables de cette bérézina, de cette déroute ? Mais bon sang, ce n’est pas à nous de payer ! Vous entendez ? Pas à nous !
Oui, je sais, on le connaît ce refrain. On les a vus, ces mêmes cortèges, ici, en France, et ailleurs. Et toujours la même question :
“Pourquoi nous ? Hein ? Pourquoi ce serait à nous de payer ?”.
L’âge de la retraite, à reculer. Le dimanche, sacrifié. Travailler, travailler .. Eponger, oui ! Ecoper, souquer, marner, turbiner encore, et toujours, et pour quoi ? Pour qui ? Qui osera leur dire que leurs interrogations ne sont pas légitimes ? Qui osera leur dire qu’ils n’ont pas raison ? Jusqu’où ira le cynisme ? Combien de temps encore, eux, nous, et tous les autres, supporteront de payer, de leur sueur, de leur temps, de leur vie, pour les erreurs, les errements, les dérives, dont ils ne sont en rien, ou si peu, responsables ? Il est où, il est quand, le point de rupture ? Celui de non-retour ? Combien de licenciements, de mises au banc de la société, de vies brisées, faudra-t-il encore souffrir au nom du “vivre ensemble”, de la solidarité (nationale), au nom d’un système qui nous broie, nous enchaîne, jamais ne nous considère, jamais ne nous élève ? Est-ce du populisme, ou que sais-je encore, que de l’écrire ? Est-ce simpliste, démagogique, boboïsant ? Ou vulgaire ?
Ce le serait, si je désignais, comme ça, en pâture, quelques traders. Non ?
L’affaire est bien plus complexe, bulles récurrentes, éclatantes, bombes économiques qui balaient, soufflent, quantité de salariés, lentement, infernal jeu de dominos, comme un virus qui se répand, patiemment, et détruit, détruit, détruit .. Quant à ceux qui restent ? … Ah, eh bien ceux-là, on leur demande d’être raisonnables, compréhensifs, d’en mettre un coup, allez quoi, les coudes il faut se serrer, ensemble, et de la crise, plus forts, nous sortirons ! Vous verrez ! Vous en serez “récompensés” ! … Comment … ? … Qu’est-ce que tu dis … ? Tu as parlé de : récompense ?
Suis-je donc un chien ? … C’est ça ? … Ou un enfant, attardé, pour que tu t’adresses à moi en ces termes ?
Je ne travaille pas pour être récompensé, Monsieur, je travaille pour vivre, je fais de mon mieux, je voudrais être heureux, je suis prêt à bien des sacrifices pour cela, ah oui, mais, et quand bien même cela pourrait-il te paraître désuet, ou comme un concept dépassé, je tiens plus que tout à ma dignité !
Travailler ne me fait pas peur, je ne veux pas, simplement, travailler la tête baissée. Je ne veux pas payer des pots que je n’ai jamais cassés ! Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Qu’avons-nous fait ? Ou pas fait ? Avons-nous compté nos heures, y compris les supplémentaires ? Ne nous sommes-nous pas levés, chaque matin, courant à droite, à gauche, ici, ou là, écoles, crèches, et vite un train, un bus, une auto, les bouchons, que de bouchons, pour honorer notre contrat ? Que fallait-il faire de plus ? Bosser les jours fériés ? Etre plus variable d’ajustement que nous le sommes devenus ? Accepter une baisse de salaire ? Mais va donc te faire voir chez les Grecs, Monsieur, et là, oui, pour le coup, je donne dans la vulgarité !
Il est un fait, c’est pas moi qui l’invente, crise ou pas crise, c’est toujours à nous qu’on demande des efforts, du temps, des sacrifices. Mais, cette fois, ô nouveauté, l’on nous assure que ça ne nous coûtera pas un centime ! Promis ! Juré ! … Ah oui ? … Serais-tu donc magicien, Monsieur ? Ou thaumaturge ? Ou juste, un fieffé menteur ?
L’argent, il circule, on le sait, mais il prend le périphérique. Nous, on en voit pas la couleur. Nous, on nous y fait miroiter de l’Euromillion. De la loterie. Attrape-gogos, impôts déguisés, pièges à pauvres de nous. Et rien d’autres.
La vérité, c’est qu’elle ne cesse de s’abattre, petit à petit, sur les petits, la crise. Elle creuse, toujours, et encore, les inégalités. Elle (nous) divise. Tant elle fait peur. Tant on veut pas la choper ! Préserver ce qu’il nous reste. Un travail, une famille, des amis. Recroquevillés, que nous sommes, honteux, affreusement égoïstes. Désolés de l’être.
La crise appauvrit, précarise comme on dit, et c’est là, le danger. Les délaissés, les oubliés, les abandonnés, de plus en plus nombreux, bientôt (déjà ?) majoritaires, on le sait bien (et je ne parle même pas des émeutiers de la faim, des futurs réfugiés climatiques, etc.) perdu pour perdu, finissent un jour, c’est certain, par se tourner vers qui leur promet une revanche, et peu leur importent alors sa couleur, brune, rouge, orange ou religieuse. Le malheur est fédérateur, aveugle et sourd. Mais à qui la faute ? Hein ? Qui en portera la responsabilité ?
Oui, ça pue la guerre. Civile, sociale, mondiale. Elle est de plus en plus inévitable. Cette façon, nauséabonde, de désigner des boucs-émissaires, et non les coupables de notre malheur, est un signe avant-coureur.
Cette impuissance européenne. Cette inquiétude américaine. Cette paranoïa mondiale. Ce tout-sécuritaire. Tout est là. Tout est réuni. Tout est prêt. Et la Chine triomphante. En surface.
Le monde s’écroule, je veux dire : le capitaliste sauvage, le libéral effréné, l’immoralisable, car il est bien tard, trop tard, de vouloir, ou de faire mine de vouloir, le moraliser. Les dégâts sont innombrables. Pas réparables. Pourtant, c’est vers nous qu’on se tourne, une fois de plus, et allez ! Courage ! Mettez-y un coup ! Un coup de plus ! Récompense ! Récompense ! Nib, oui ! C’est foutu ! La maison brûle ! Islande, Grèce, Espagne, Portugal. Et l’Afrique ! Et tant d’autres ! Haïti ! Ils sont trop nombreux ! Trop ! Ça déborde. La misère. Le fossé. C’est pas à nous de payer. Non ! Vous vous trompez ! Une fois encore. Une fois de trop. Ça me fait mal, de l’écrire, de le dire. J’en ai froid dans le dos. Mais je ne vois pas d’autre issue que celle-ci, non, je ne vois pas comment elle pourrait être évitée, et qui voudrait ou pourrait l’éviter.
Non, je ne vois rien d’autre que la guerre. Oui, elle nous pend au nez. Comme jamais.
19:17 Ecrit par Philippe Sage dans Anticipation, Crise Financière, La Tristesse | Lien permanent | Commentaires (110) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise economique mondiale, précarité, pauvreté, observatoire des inégalités, c'est pas à nous de payer, boucs-émissaires de la crise, l'inflation ou la guerre, ça pue la guerre, moralisation du capitalisme |
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10.02.2010
Réseaux Sociaux Killed The “Influent” Blogueur
A peine nés, que les voici décanillés. Ou en passe de l’être. L’affaire semble entendue, pliée, allez zou, du balai ! Retourne dans ta niche, le blogueur “influent”, celle des buzzomètres. Ta prose approximative, obnubilée par tes “Statcounter”, ton “Google Analytics”, tes visiteurs uniques, ta politique du chiffre, de l’audience, à la poubelle ! Et fissa ! Le blogueur va crever, et dans une indifférence aussi générale que méritée. Personne pour le pleurer ! Surtout pas le camarade journaliste ! Tu penses !
Ah, si encore, il fut honnête, consciencieux, appliqué, le blogueur, qu’il se moqua comme de la dernière guigne de ses foutues statistiques, de ces classements absurdes, abscons, qui pullulent ; flatteurs d’égo ? Non ! Ah que non ! Lesdits classements le tournent en ridicule, l’étriquent d’autant plus, l’étroitisent dans sa bêtise, aveugle. Oh bien sûr, il s’en défend, pérorant que tout cela n’a que peu d’importance, c’est juste un amusement, ces classements, son “rezotage” (cette touze, plutôt, entre suiveurs, bande de lécheurs, suceurs de roues, envieux, et pas qu’un peu !) de type pyramidal, la fameuse chaîne où c’est celui qu’est en haut qui rafle la mise. Il s’est mué en commercial, de lui-même, l’influent blogueur, mais le nie, comme de bien entendu, jusqu’à sa prétendue influence (à la noix), malhonnête jusqu’au trognon, et ne venez pas le lui dire, arguments à la clé, preuves à l’appui, c’est inutile, il vous envoie paître, vous traite de “troll” et vous verrouille de l’IP. C’est qu’il supporte mal la contradiction, le malheureux ! Il s’étale sur le Net, et copieux, sans honte l’étouffant, invoquant, s’il vous plaît, son droit à la liberté, celle d’expression, mais celle de l’autre, n’en veut pas ! D’autant plus si elle est contraire à la sienne ! Eh bien agonise-donc ! La liberté d’expression, elle, te survivra ! Et comment ! Et tant mieux ! Puisque, visiblement, tu ne la garantis pas, ni la tolère, sinon la seule tienne et celle de ceusses qui te flattent, et à satiété ! Pas étonnant, alors, que tu disparaisses, petit à petit, et petitement.
Adios muchachos ! Ne subsisteront, c’est un souhait, que celles et ceux qui s’offrent, généreux, qui se la crèvent, la couenne, pour pondre du billet, du vrai, où y’a du contenant et du contenu, de l’article ; que celles et ceux qui se donnent, sans compter, ni faux amis, ni personne. Que celles et ceux qui, aussi, déconnent, adorables fantaisistes, clowns assumés, amuseurs, conteurs, saltimbanques numériques, écorchés vifs, parfois maudits, ceusses qui donnent à regarder leurs fêlures, ou qui témoignent, magnifiques, émouvants, cinglants, sur leur quotidien, leur turbin, sans rien attendre en retour. Pas même une quelconque reconnaissance. Au diable, la reconnaissance ! L’homme, ce bipède, n’est pas équipé pour. Et le blogueur, d’autant moins.
Enfin, le voilà, le temps de l’écrémage, lent mais sûr, et bas les masques ! L’imposture, pour que ça dure, faut-il encore en avoir les moyens ! Etre doué d’imagination, et du genre fertile ! J’suis pas bégueule, les faussaires, je veux dire les talentueux, moi, je leur tire mon chapeau ! Tu m’as bien eu, l’enfoiré ! Je t’aime, mon salaud ! Tant tu m’as fait voyager, rêver, kiffer ! Mais l’amateur, nib ! Ta pyramide, c’est du vent ! … Comment ? .. Ne serait-ce pas l’hôpital qui se foutrait de la charité ? .. Sans blagues ? .. Moi, blogueur ? .. Tu m’as bien vu ? J’ai pas la blog-roll facile, mon ami ! Et d’une ! Et de l’autre, je rentre pas dans les critères. Je cherche pas à plaire. M’en fous comme de l’an 40 ! Je suis un bâtard. Je poste, comme on dit, je saigne en vérité, je me tire les vers du nez, je me fais violence, je me déloque, de moi, de tout, me tapant de savoir dans quel sens il souffle, ce putain de vent, ce nouveau cancer nommé : buzz ! Je hais le buzz ! Toute cette immédiateté, négation de la pensée, ennemie jurée de l’analyse, dictée (dans le sens : dictature) par l’émotion ! Et quand bien même, je bloguerais, comme on dit, que voilà, ça m’emmerde, à la longue. Non mais, franchement, qui en a à cirer de mes élucubrations sur ceci ou cela ? Qui ça intéresse ? Jacter sur la “garde à vue” par exemple, suis-je qualifié pour ? Et le Karachi truc-machin-chouette, j’entrave quoi ? Faudrait-il être imbu de soi-même, ou crétin, c’est pareil, pour oser penser, une seconde, que ça porte, que ça influe, et autres fadaises !
Je blogue comme on pisse. Question d’hygiène. Mais voilà, ça s’arrête là. Faut pas chercher ailleurs ou autre chose. Pas de pyramide, pas de statistiques, rien. Des mots. A prendre ou à laisser. A commenter, si ça te chante. C’est 2.0. Des mots pesés, choisis avec soin. Un instantané. Pas de quoi en faire un bouquin ! Déjà que j’peux pas souffrir ceusses des chroniqueurs radio, ces compilations de vannes ou de bons mots ! Compiler l’éphémère et le vendre ! Décidément, rien ne nous sera épargné !
Allez ouste ! Au Kärcher, la blogosphère ! La pyramidale ! La Left comme le reste ! Le jeune, il s’en bat les flancs, s’en va voir ailleurs. Et l’a raison ! Il veut de la becquetance, le jeune ! Se fendre la poire ! Du futile, du volatile, du sans fil et du tactile ! Mais aussi, du couillu ! Mais si ! Suis pas du genre à la dénigrer, la jeunesse, moi ! Au contraire, je l’encourage ! Et puis, quoi, les réseaux qu’on dit sociaux, Facebook et compagnie, c’est-y pas rigolo ? Trop fun ! N’est-ce pas ? S’exprimer en 140 caractères max, Twitter, mine de rien, c’est de l’exercice, ah si, pour qui veut bien se laisser prendre au jeu. Car, oui, c’est un jeu. Qui peut virer sérieux. Ou à l’utile. Si, si !
Et viva les réseaux sociaux ! Même colonisés par ceux dont je cause, ces mesureurs de bite ! Ils s’y noieront ! Ça durera, ça durera pas, ma foi, quelle importance ! Tant que ça remet le blog à sa place ! Le politique ou classé comme tel, je veux dire ! Celui qui journalise ! A la va-comme-j’te-pousse ! Seuls surnageront, les authentiques, les purs et durs, se foutant des visiteurs uniques, des pyramides, des statistiques, camarades maudits, camarades misère, peu importe ton étiquette au demeurant, ceux qui courtisent pas, ils seront les derniers des Mohicans.
Et le journalisme citoyen dans tout ça ? .. Citoyen, je veux bien. Encore que, c’est vaste. Chacun voyant le concept de citoyen à sa porte et le balayant quand ça le gratte ou le chatouille. Pour le reste, chacun son taf.
Non ?
22:37 Ecrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : blog, réseaux sociaux, twitter, facebook, google buzz, classements des blogs, la fin des blogs, blogueurs influents, journalisme citoyen |
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06.02.2010
Dérapages Verbeux : Antisémitisme Et Autres “Racisteries” !
Ça y est .. c’est fini, mort, kaput ! Et l’avait raison, avant l’heure, Nicolas Sarkozy, quand dans ses habits de candidat, faussement ingénu, il disait (de mémoire) :
“C’est quand même formidable, ça, mâme Chabot ? Alors on ne peut plus rien dire dans c’pays ?” ..
Ben non. T’es sous surveillance. Fliqué. Tout ce que tu dis est désormais disséqué, désossé, retenu contre toi. Un mot qui va pas, un seul, et hop, t’es le raciste, l’antisémite ou le xénophobe du jour. Ton nom, honni tout d’un coup, est livré aux chiens, fait le tour du Net, le Net qu’est pas la plus grande saloperie inventée par l’homme comme l’assénait le pathétique Jacques Séguéla, c’est l’homme ou ce qu’il fait du Net (ou d’autres choses) qu’est une immense saloperie.
01:14 Ecrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (103) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : racisme, antisémitisme, xénophobie, dérapages verbaux, paranoïa, valeurs de la gauche, bien-pensance, vertu à balle deux |
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05.02.2010
La Grippe Z
["La Grippe Z" - Philippe Sage]
13:04 Ecrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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