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21 février 2010

Les Sondages, Fossoyeurs Du Vote Citoyen Et De La Démocratie

Dessin de Pancho.jpgAlors comme ça, Ségolène Royal s’acheminerait “vers une réélection tranquille” et Georges Frêche l’emporterait “quels que soient ses adversaires” ? Et je vous passe Jean-Paul Huchon loin, loin devant Valérie Pécresse ..
… Eh bien écoutez, c’est fantastique ! Du moins pour les électeurs de Poitou-Charentes, du Languedoc-Roussillon et d’Ile-de-France ! Enfin, quand je dis “fantastique”, c’est bien évidemment de l’ironie, insupportable, du cynisme même, ah oui, j’en conviens et sans barguigner, mais quelle position voudriez-vous que j’adopte, n’est-ce pas ? Celle bonasse ou pugnace qui consiste à se dire que ma foi, non, tout n’est pas perdu, oui, ça vaut (encore) la peine de se déplacer, de faire entendre sa voix ?
Ah, il en faut de l’obstination, de la volonté, du civisme, et que sais-je encore, des convictions, pour faire fi de ces sondages, si nombreux, omniprésents ; il en faut, oui, pour se convaincre que non, c’est pas joué, que rien n’est écrit, allez, envers et contre eux, accomplissons notre devoir de citoyen : votons ! .. Tu parles ! .. Y’a de quoi lâcher l’affaire, et copieux ! .. C’est vrai, à quoi bon prendre une heure de son temps, glisser un bulletin, si l’élection est déjà pliée ? .. Non mais, mettez-vous dans la peau d’un citoyen tenté par un vote MoDem, NPA, FN, Front de Gauche, etc., enfin de tous ces partis laminés par et dans les instituts de sondages, semaine après semaine - ah le beau matraquage, ça oui, c’est de la belle ouvrage ! - mais quel intérêt aurait-il à se déplacer le 14 mars prochain ? Pour quoi faire ? Peser sur qui, sur quoi ?


On me rétorquera que, tout doux l’ami, enfin, il y a, ou subsiste, des citoyens convaincus, acharnés, militants même, de ceusses que jamais les sondages ne découragent, qui votent vaille que vaille, qui votent parce que, ils estiment que c’est là un devoir et point-barre. Sans doute … Mais, si j’avance qu’ils sont, ceux-là, de moins en moins nombreux, qu’ils se font de plus en plus rares, et non point en me référant à des projections sondagières, mais en lorgnant sur les résultats effectifs des scrutins précédents où le taux d’abstention est parfois supérieur à celui de participation, que me répondra-t-on ? Que c’est la faute des politiques ? Je veux dire, à leur impuissance chronique ; les politiques et leurs discours stéréotypés, prévisibles - ah, qu’il est loin le temps des tribuns, des habités ! - les politiques en qui, paraît-il, les français ne croient plus, ou plus guère. Certes … Ils ont leur part. L’offre, c’est vrai, est bien maigre. Et plus elle est maigre, d’ailleurs, plus - me semble-t-il - les listes sont nombreuses.

Mais quid des sondages ?

Je rêve d’une campagne sans eux, les instituts de sondages, une campagne sans projections numériques, sans camemberts, quand bien même saurais-je que les appareils, les politiques, en commanderaient, des enquêtes, et à la pelle, ne serait-ce que pour adapter leurs mots et virgules, ratiboiser telle promesse ou en ériger telle autre, vu qu’ils sont, les politiques, les premiers consommateurs de ces instituts de sondages qu’ils vouent, pourtant, en public, aux gémonies. Combien de fois, hein, ne les a-t-on pas entendus dire : “Il ne faut pas écouter les sondages !” ou “Ce ne sont pas les sondages qui dictent mon action !” quand ce n’est pas : “Les sondages se trompent !”. Ah, l’hypocrisie n’a pas de bornes et mon cynisme est bien maigre comparé au leur. Le premier d’entre eux excelle d’ailleurs dans ce domaine – oui, je parle de Nicolas Sarkozy - lui qui ne jure que par les sondages, et par millions et millions d’euros, ce même Nicolas Sarkozy qui, autrefois, les honnissait, un dimanche d’avril 1995, par exemple, soir du premier tour d’une élection présidentielle, soir funeste pour son champion, l’Edouard Balladur, en déclarant que : 

“(…) Depuis un mois, et notamment l’institut qui travaille avec France Télévisions, BVA, essaie de raconter aux français que l’élection est jouée, qu’il y aura des écarts formidables ! On a tympanisé les français avec cela. Je poserai le problème, et j’estime que nous serons un grand nombre à poser le problème de la présence des sondages si près d’une élection !”.

Eh bien posons-le ! Il est grand temps ! Il en va du vote citoyen et de la démocratie.
Oui, revenons sur la loi du 19 juillet 1977, modifions son article 11 de la section IV, et décrétons que les sondages n’auront plus pignon sur urnes, et ce, un mois avant chaque scrutin ! Un mois ferme. Un mois de tranquillité pour nous autres. De liberté (de choix), même illusoire, peu importe ! Un mois d’espoir, même les plus fous !
Boutons les sondages hors des campagnes électorales, rendez-nous l’incertitude, le doute, la réflexion ! Oui, il est temps de nous détympaniser ! C’est urgent ! Tant, aujourd’hui, de plus en plus, ce sont bien eux, les instituts de sondages qui font (et défont) les élections. Ah que si !
Oh, notez que je ne conteste pas leur professionnalisme. Non, je ne fais pas partie de ceux qui prétendent que les sondages se trompent. Ah non ! Même, qu’ils se trompent rarement plus approche le scrutin. Je veux dire dans la globalité. C’est une réussite. Totale. Et c’est bien la raison pour laquelle, tiens donc, je préconise de les interdire ! Car je prétends qu’ils jouent un rôle néfaste en dévoilant les résultats plus que probables d’une élection, ils nous dépossèdent, nous déloquent, nous décitoyennisent ! Ils nous volent aussi, quelque chose, quelque chose de sacré. Oui, de sacré.

Ils sont, aussi, en partie, responsables du taux (grandissant et fluctuant) d’abstention. Mais croyez-vous - ce serait cocasse, cela dit – qu’il viendrait à l’idée d’un institut de sondages de mener une enquête d’opinion afin de savoir dans quelle(s) mesure(s) la publication (parfois quotidienne) d’estimations de votes influe sur le comportement (et non le choix) du citoyen. Dans quelles proportions, il renâcle à se rendre aux urnes considérant soit que son parti, ou celui qui le représente, a de fortes chances de l’emporter ; soit qu’il ne sert à rien de se déplacer, vu que les résultats de l’élection, chère madame, sont connus, y’a plus rien à espérer, à quoi bon donner de la voix, n’est-ce pas, puisqu’on me dit, m’annonce qu’elle est déjà perdue, noyée ? … Quoi ? … Le vote utile ? … Vous plaisantez ? … On ne parlerait pas de vote utile s’il n’y avait pas de sondages. Juste de vote. Peut-être même qu’on y gagnerait, par exemple, dans les débats ! Dégagés qu’ils seraient de toutes projections sondagières, alors, peut-être, y parlerait-on à nouveau de … politique, au sens citoyen du terme ? Et non de ce que machin fera au second tour, quelle consigne de vote il donnera, ce dont on se fout ! Mais c’est bien là, l’autre travers, cette obsession du second tour, et il est dû également aux projections sondagières, tant ne les intéressent que le résultat final. C’est dire si notre vote, celui du premier tour compte pour nib. Comment voulez-vous le traduire autrement ?

L’on me dira, interdire les sondages en périodes électorales, un mois, deux mois pourquoi pas, avant la date du scrutin, la belle l’affaire ! Et alors ? Cela changerait-il la donne ? Ou, comme dirait l’autre, assisterait-on à un rebattage de la carte (et de l’offre) politique ? Allez savoir .. 
Il ne s’agit pas d’introduire je ne sais quel suspens, mais de dépolluer le citoyen. De lui rendre et ses illusions, et ses espoirs, et sa liberté. De choix et de conscience politique. Car, je le pense, vraiment, les sondages contribuent à tuer, petit à petit, notre conscience politique. Ou ce qu’il en reste.
Les prévisions, multiples, de plus en plus nombreuses, n’encouragent pas le vote. Elles le désespèrent. Elections après élections.
En donnant les (plus que) probables résultats d’un scrutin via les médias (qui, c’est clair, s’en repaissent tout … en le déplorant - autre hypocrisie ..), chaque semaine, pour ne pas dire chaque jour - ah comme c’est martelé, n’est-ce pas ! Comment pourrait-on y échapper ? - les instituts de sondages vident le vote de sa substance. Le désacralisent.
En cela, les instituts de sondages sont, et de plus en plus, les fossoyeurs du vote citoyen et de la démocratie.
Un monstre, en vérité.

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Commentaires

Tu oublies une chose, l'ami qui m'apparait un peu moins sage, malgré toute l'affection que je te porte : l'abstention... Plus de 50 %.... le point noir de la démocratie, qui peut la faire basculer dans le tout ou rien... Phénomène qui la nie, et la remet si fortement en cause... Je ne comprends pas tous ces gens. Car s'ils ne s'occupent pas de politique, la politique s'occupera d'eux... Ainsi, Sarkozy...

Écrit par : gauchedecombat | 22 février 2010

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Bien vu, effectivement si l'élection de so ncamp se fera sur du velours d'aprés les sondages, on aurait tendance à se dire " bi nsans moi alors, c'est pas à un vote prés...".
Je serais Jospin, je militerais en faveur de l'interdiction des sondages lol
Sondeur de droite quel beau métier pourri...

Écrit par : Fran | 22 février 2010

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Le sondage est devenu une sorte de réalité supérieure ; ou pour le dire autrement , il est devenu LA VERITE (Milan KUNDERA )

S oyons
O bjectifs ,
N eutres ,
D écideurs (de nôtre )
A venir . (ne)
G alvaudons (pas nos)
E lections....

Écrit par : georges | 22 février 2010

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Personnellement, je pense que tous ces sondages devraient être interdits...pourquoi aller voter puisqueles résultats sont soi disant courus d'avance!!!et puis, un vote c'est jusqu'au dernier moment...très changeant alors, tous ces sondages sont encore et toujours là pour lobotomiser les populations à ne plus penser par elles mêmes...je me fous carrément de ces débilités et surtout, je n'ai pas besoin quel'on me dise pour qui voter, je le sais déjà...la démocratie n'existe plus, par tous les moyens, Gauche et droite essaient de nous faire voter pour eux...mais c'est vrai, nous sommes un peuple d'assistés...vaut mieux des veaux que des étalons...attention tout de même à ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuer...ce n'est pas ce que certains avaient dit en parlant du FN....

Écrit par : lena | 22 février 2010

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Interdire les sondages est tout à fait ridicule, même si cela est souhaitable.
Avec l'internet tout le monde peut connaître les résultats des sondages ; il suffit que ceux-ci soient publiés à l'étranger. Faut-il alors interdire les connexions à l'internet ? Ce qu'il faut en revanche c'est que les médias soient un peu plus intelligents et sérieux et accompagnent en permanence les sondages de commentaires afin d'expliquer comment les résultats ont été obtenus et ce qu'ils signifient en réalité. mais cela est trop demander à des médias qui ne s'intéressent qu'à l'écume des événements et qui ne prennent pas le temps de faire des analyses sérieuses.

Écrit par : footile | 22 février 2010

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A lire dans le Canard Enchainé "Les candidats sondent toujours deux fois" un bon article sur les sondages payés par les partis politiques...
En gros les instituts de sondage sont très complaisants envers leurs clients, tu payes tu gagnes l'élection, même si le lendemain un autre sondage payé par un autre parti dit complètement l'inverse !
Bref ce ne sont que des outils pour manipuler l'opinion et ce jusqu'au dernier moment...

Écrit par : Vazel | 22 février 2010

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Certains sondeurs feraient bien de s’en mettre une quelque part.

Écrit par : zelectron | 22 février 2010

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Les sondages sont les boules de cristal du XXIème siècle !

Le but est de manipuler. Ce qui est grave c’est que plus aucun politique, journaliste ou expert ne débat sans s’appuyer sur un sondage pour justifier ses propos.

Écrit par : Romain Desbois | 22 février 2010

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Je partage entièrement votre avis sur le lien entre sondages et démobilisation de l’électorat , "puisque tout lui semble plié d’avance"
Pour ma part,je fais partie du petit pourcentage chez qui ils provoquent la réaction inverse
Et plus le % du modem prévu sera bas,plus je serai motivé pour voter pour lui !!!!

Écrit par : denis84 | 22 février 2010

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Ce qui est détestable dans la manie sondagière, c’est cette volonté cachée d’influer les votes vers la majorité "qui se dessine" en jouant sur des réflexes inconscients de soumission (à la majorité, le plus fort), d’agrégation à l’ensemble du corps social (être d’accord avec son voisin) et de prime à la fête de la victoire plutôt que de la défaite.

Soit autant de réflexes issu d’un manque de convictions profondes et de courage et d’engagement dans l’électorat.

Oui à la fin des sondages ET au retour d’un électorat éclairé, actif et attentif. Rêvons...

Écrit par : Thierry LEITZ | 22 février 2010

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Seuls les ignorants et les penseurs uniques tiennent compte des sondages...

Écrit par : lena | 22 février 2010

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Même si la publication des sondages est interdite en France.
On les trouvera sur les sites internet des journaux suisses, belges.
Je suis toujours étonné de l’intérêt que suscitent les évènements politiques français chez nos amis belges.
Enfin une proposition pour rien..

Écrit par : krolik | 22 février 2010

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Merci de rappeler que les sondages entrent dans la manipulation des votes : on fait croire aux gens que l’affaire est pliée ou gagnée à tous coups :conséquence certains jugent qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer ,ou que l’on peur voter sur une des nombreuses listes secondaires ,histoire de ne pas plébisciter une liste qui a des défauts , alors que la liste en difficulté, inutile de préciser qui , fera le plein .

C’est ainsi que les citoyens se font niquer depuis une bonne dizaine d’années...Ensuite nous sommes conviés à attendre de nouvelles élections pour rectifier et à subir la politique de ceux qui nous ont b.....avec un programme totalement opaque , car la campagne s’est attachée aux petites phrases , aux attaques hominem , enfin tout sauf les vrais projets ce ceux qui l’emportent , au nom de la légitimité démocratique .

Stop à l’enfumage électoral via les sondages .

Si certains pensent que les élections sont des pièges à cons , les sondages , ou les déclarations pseudo défaitistes de certains partis majoritaires, en sont un outil.

Écrit par : Chanteclerc | 22 février 2010

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On n’arrivera jamais à interdire les sondages, ceux qui sont chargés d’y mettre de l’ordre (les politiques) sont les premiers consommateurs ! Le mieux, c’est de les relativiser,de les ridiculiser, de les critiquer, et même, si on peut, de s’en foutre !

Écrit par : Vilain petit canard | 22 février 2010

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@gauchedecombat : ouh, toi, tu me rappelles une ribambelle d'instituteurs et de professeurs jouant avec mon nom de famille : "Ne porte pas son nom en classe" .. J'en ai mangé.
Tu dis, que j'oublie une chose : l'abstention .. Mais non ! J'oublie pas ! J'en cause dans cet article. Alors quoi ? ce serait plutôt la faute des gens ? C'est ça ? Qu'ont-ils donc dans la tête ? Mais ne vois-tu pas que les sondages profitent aux partis dominants ? Parce que, entre nous, une question : à quoi ça sert les sondages ? Et à qui ? Quel est leur intérêt ? .. Si l'abstention est énorme aux Européennes, copieuse aux régionales, terrifiante lors de partielles, c'est aussi dû au fait que les instituts nous bourrent le mou. "C'est le gars de l'UMP qui l'emporte dès le premier tour" ! Que veux-tu faire après ça ? Voter ? Mais pour quoi faire ? Les sondages c'est le cancer de la démocratie ! Un outil pour les gros. Afin que rien ne bouge. Car PS ou UMP, c'est pareil. L'un est plus brutal que l'autre. Point-barre ! La belle affaire ..

@Fran : OpinionWay ? .. Quand tu évoques les sondeurs de droite, celui-ci est gratiné. Mais les autres sont pas mal, non plus (un peu moins voyant, mais bien à droite).

@footile : Ok, on pourrait les avoir par le Net. Via la Belgique ou la Suisse. C'est vrai. Et alors ? Ce qui compte c'est qu'ils ne seraient plus martelés dans les médias traditionnels. Ce que j'appelle : du conditionnement. Et puis qui ça intéresse les sondages ? Le citoyen ? Non ! Ça intéresse les politiques et les journalistes. Je maintiens que c'est de lavage de cerveau.
A ce propos, tiens, en 2002, nous les avions dans les rédactions les sondages du premier tour, avec Le Pen devant Jospin, le samedi 20 avril. On savait .. Car dans les rédactions, les sondages, tu les as jusqu'au bout ..

Écrit par : Philippe Sage | 22 février 2010

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INTERDISONS CES PUTAINS DE SONDAGES AVANT OU PENDANT LES CAMPAGNES ELECTORALES, RETABLISSONS LA DEMOCRATIE EN FRANCE !

Écrit par : logan | 22 février 2010

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De plus en plus d'abstentions aux élections et donc des élus mal élus.
Les sondages seraient-ils là pour redonner un vernis de légitimité aux scrutins désertés par les citoyens ?
Au lieu de revivifier la démocratie on utilise le sondage.

Écrit par : Michel DROUET | 22 février 2010

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Résistance civique : Mentez aux sondeurs. Mettez vous dans la peau de votre contraire, ou d'un extrémiste. D'après les sondeurs on représente des millions de personnes. C'est dingue le pouvoir que l'on a quand on est sondé...

Écrit par : jycroispas | 22 février 2010

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Brillant article .
Ici en Languedoc-Roussillon, au second tour de l’élection régionale, Frêche a 3 électeurs sur 10 en sa faveur, l’autre gauche 2 électeurs, la droite 2 électeurs, et l’abstention 3 électeurs .
Ce contre quoi il faut mobiliser c’est l’abstention .
Mais il y a problème : comment convaincre 1 électeur sur 3 de cautionner ou la droite ou une gauche dont le relativisme culturel a trahi le peuple ?
Même problème en France à la prochaine élection présidentielle .

Écrit par : aivox | 22 février 2010

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Ne pas oublier les associations non représentatives mais considéraient comme telles par les médias qui nous imposent leur conception idéologique

Écrit par : Lerma | 22 février 2010

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Effectivement l’interdiction des sondages entre 15 jours et un mois avant les élections serait une belle dépollution du débat.

Écrit par : Imhitep | 22 février 2010

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Des joujoux sondages... z'auront bientôt plus que ça à droite. Ils vont finir en slip !

Écrit par : feminist power | 22 février 2010

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Difficile d’interdire avec internet maintenant.
mais je conviens que les sondages faussent la démocratie pas étonnant que l’Elysée ait investi autant dedans.

Écrit par : Lapa | 22 février 2010

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Répondre des bêtises aux sondages est un acte salutaire ....

Écrit par : berenard | 23 février 2010

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Les sondages sont une catastrophe pour la démocratie. Mais certains élus font aussi de l'intox, sondages ou pas, en racontant qu'"on les aime" et qu'ils vont "être élus avec 70 ou 80% des voix". Il faut imaginer un contre-pouvoir aux sondages... pour l'instant, je cherche...

Écrit par : Redon Jeannine | 26 février 2010

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Objection votre honneur, peut-être que les sondages font croire qu'une élection est jouée d'avance. Mais dans ce cas, que dire de la présidentielle 2007, et ses sondages omniprésents qui ma foi mettaient Sarko en tête quasiment à chaque fois ? L'abstention n'y a pas été forte, cette fois-là !
Non, s'il est vrai que bien peu s'intéressent à cette élection, (d'ailleurs, ce sera intéressant de voir les taux d'abstention au soir du premier tour dans les régions qui ont fait la une ou celles où les sondages prédisent un scrutin serré, à savoir Île de France, Languedoc, Poitou et Alsace) je ne pense pas qu'on puisse l'imputer aux sondages. Au contraire, le sondage fait partie intégrante du feuilleton, et je serais prêt à même dire qu'ils la rendent plus intéressante.
Une campagne sans sondages ? Chiche ! Mais sûrement pas la prochaine, ce genre de trucs, ça ne s'étrenne pas sur une présidentielle, d'autant que pour que les sondages n'influent pas sur la campagne présidentielle, il faudrait les interdire dès le lendemain des régionales vu ce que dure une campagne présidentielle.

Écrit par : Killcow | 11 mars 2010

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Tiens j'avais pas vu ça, en date du 25 août 2010, soit ... six mois après cet article :

Les sondages, fossoyeurs de la démocratie | Rue 89 :
http://www.rue89.com/2010/08/25/les-sondages-fossoyeurs-de-la-democratie-163938

Écrit par : Philippe Sage | 10 avril 2011

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Bonjour
Je découvre ces jours-ci avec beaucoup d'intérêt ce blog et son auteur.
La dénonciation des sondages devraient être la priorité de ceux qui souhaitent encore résister à l'agonie de la démocratie.
Par les temps qui courent, j'écrirais ici que les sondages sont à la démocratie ce que la tentative de viol est à l'amour.

Écrit par : schneider | 20 mai 2011

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