26 novembre 2009
Pour Le Parisien, Y’a Pas De Fumée Sans Treiber
“Banal suicide ou nouvel épisode de l’affaire Treiber ?” … C’est par cette alléchante question que Le Parisien (tête de chien) ouvrait, en page 15, un article de son édition (papier) en date du mercredi 25 novembre 2009. Un bien bel article, ma foi. Avec tout plein de témoignages qui, en réalité, sont moins des témoignages que des ressentis. Et moi, j’adore ça, ces ressentis que l’on nous fait passer pour des témoignages. Même qu’on appelle ça du journalisme.
A ce propos, permets-moi un aparté, tant du ressenti, celui des gens, t’en as partout désormais, et surtout dans la télé.
Tiens, par exemple, quand dans un quartier même pas sensible, un type trucide toute sa famille, à la hache ou au sécateur, une nuit, comme ça, sans prévenir, le journaliste que fait-il ? Eh bien, il se rend sur les lieux et va interroger le voisinage. Et que dit le voisinage ? Il dit toujours la même chose à propos du meurtrier présumé, présumé même si la police lui a mis le grappin dessus alors que, couvert de sang, il tenait dans une main, un sécateur, et dans l’autre, une hache :
”C’était quelqu’un de discret … Il nous disait bonjour le matin, bonsoir, le soir … C’est vrai qu’il ne parlait pas beaucoup, mais ..”
C’est un invariable refrain. Toujours le même portrait. Celui de "monsieur-tout-le-monde". Ça n’amène rien de rien, ça ne nous en dit pas plus, hormis peut-être une chose du genre inquiétant : c'est qu'à la longue, on en viendrait presque à se demander si les gens qui sont discrets, qui disent bonjour et bonsoir, qui ne sont pas très causants, ne seraient pas en définitive des gros meurtriers en puissance. Ce qui ne m’arrange pas. Car, vois-tu, je suis discret, je dis bonjour, bonsoir, ne suis pas très loquace. Dois-je me rendre à la police avant que l’inéluctable ne survienne ? Tu rigoles, mais avec le président que l’on a, celui-là même qui incline à penser que l'on naît pédophile – et le suicide, itou. Il serait selon lui, inscrit dans les gènes - qui ne te dit pas qu’un de ces quatre, il ne va pas au nom d’une religion laïque nommé “Minority Report” mettre sous vidéosurveillance et bracelet électronique tous les types discrets de c’pays, ceusses qui disent bonjour le matin, bonsoir le soir, les gars qui parlent peu, parce que la génétique, parce que ta sécurité, citoyen, ta putain de sécurité ! Et je ne parle même pas de cette effroyable manipulation statisticienne nommée : le sentiment d’insécurité. Belle trouvaille dégueulasse pour faire passer les lois les plus abjectes, pour ne pas dire, liberticides.
Bref.
Or donc, le Parisien du mercredi 25 novembre de l’an neuf nous apprend en page 15 qu’un certain Dominique Berouard est retrouvé pendu à un tracto-pelle, le 11 octobre dernier, dans le hangar d’une ferme de Seine-et-Marne. Près du hangar, son véhicule ; accidenté et partiellement brûlé. Et l’on relève quelques marques de brûlures sur le corps du pendu. L’autopsie n’a révélé aucune trace de coups, rien de suspect, et quant aux brûlures, les enquêteurs pensent qu’elles sont en rapport avec le véhicule avec lequel, peu avant, la victime (de lui-même) aurait eu un accident. Voilà. Comme l’écrit le Parisien, ça ressemble à un “banal suicide” si tant est que de se pendre à un tracto-pelle le soit ; banal.
Oui mais, non.
Non, car cet ouvrier agricole de 50 ans était un ami de … Jean-Pierre Treiber ! Oui, le fameux Treiber qu’a baladé la police de monsieur Hortefeux pendant trois bons mois ! Or, le 10 octobre, soit la veille du suicide (un terme que le Parisien met entre guillemets, ce qui semble indiquer que le journaliste ne croit pas à cette “thèse”) Jean-Pierre Treiber était hébergé “dans le secteur” par un ami de … Dominique Berouard ! Il n’en faut pas plus au Parisien pour, donc, se poser l’alléchante question :
“Banal suicide ou nouvel épisode de l’affaire Jean-Pierre Treiber ?”
Ben voyons !
Les opérations de police (technique et scientifique - “Les Experts”, tu connais ?) ont beau avoir été menées avec soin pour en conclure que Dominique Berouard est bien mort – je cite – d’un suicide, non, le journaliste, lui, voit dans la présence de Treiber ce soir-là, comme anguille sous roche, comme y’a pas de fumée sans feu. Y’a un truc là, coco ! Et ça lui suffit pour (re)mettre en question, voire en doute, la thèse du suicide. Mais surtout, à pondre un bien bel article ma foi. Seulement voilà, comme étayer son “hypothèse” ?
Eh bien, comme toujours, en allant voir les gens du coin, qui n’ont rien vu, mais qui connaissaient bien Dominique Berouard.
Son frère, par exemple. Un prénommé Yannick. Ah, qui mieux qu’un frère, n’est-ce pas ? Et que dit-il, ce Yannick de frère ? Il dit :
“Ce n’est pas possible (qu’il se soit suicidé) !”
Aaaaah … !
Et pourquoi ?
Réponse de Yannick : “Parce qu’il n’était pas suicidaire !”
Ça c’est de l’argument, mon pote ! J’en connais d’autres, qui ne l’étaient pas (jeunes, vieux, chômeurs, agriculteurs, oui, agriculteurs, comme ce Dominique Berouard, tiens !), cher monsieur, et pourtant .. Mais poursuivons !
Ce ne peut être un suicide selon Yannick “parce qu’il (Dominique Berouard) avait des projets. Il préparait un séjour au ski.” ..
Ah, voilà qui devrait intéresser la police au plus haut chef ! C’est que, eh, c’est vachement troublant ce qu’il dit Yannick, là ! Un type qui projette d’aller skier, ne peut pas se suicider, voyons ! C’est évident ! Je dirais même : ça tombe sous le sens ! Quand bien même l’histoire regorgerait (sans jeu de mots – quoique …) de suicidés qui en avaient des projets, et des plus exquis. Tiens, je suppose que, cette année encore, Dominique Berouard prévoyait de fêter Noël ! Même, j’en suis sûr ! Je peux pas vous dire pourquoi. Une intuition, comme ça. Un putain de ressenti ! Allez hop, à verser au dossier ! On tient une piste (et pas seulement de ski) ! Et dites merci au journaliste. Qui continue son enquête de voisinage. Le voici au Café des Sports. Où, écrit-il, la mort de Dominique reste une énigme. Et c’est René qui s’y colle. Et René, il a un argument béton. La veille, il l’a vu Dominique. Dans ce même Café des Sports. Et que lui a dit Dominique ? Eh bien, il lui a dit :
“A demain !” ..
Alors, c’est pas bizarre, ça, un type qui vous dit “A demain !” et se suicide le soir ? .. C’est pas une preuve, ça, bordel de merde ! .. C’est que les gens, c’est pas des cons ! Faut pas leur en conter ! Les enquêteurs y peuvent bien dire ce qu’ils veulent, avec leurs sciences et tout le tralala, accident de voiture ou pas, ça tient pas la route, et encore moins au tracto-pelle ! … Enfin, quoi ! On dit pas “A demain !” si on projette de se pendre le soir ! Non ? ..
Mais c’est pas tout, comme dit ma voisine Catherine quand son infirmier de Patrick rentre enfin du boulot : “Mais c’est Patou !” qu’elle s’écrie. Mais c’est pas tout, disais-je ; René qui sent bien que, comme lui, et bien des habitants du coin, le journaliste ne croit pas à la thèse du suicide, René déclare à propos de Dominique Berouard :
“Rien ne laissait deviner qu’il allait mettre fin à ses jours. Il avait les pieds sur terre !” …
Ah, alors là, je m’incline ! Je m’incline vraiment ! Car, un pendu qui a les pieds sur terre, là oui, j’avoue, c’est louche ! Comme Treiber. Un homme qui a les pieds sur terre, ça ne peut pas se pendre, sinon c’est plus le même homme ! Du moins, pas celui du Café des Sports. Au temps pour moi ! Tu avais raison, camarade journaliste, et le nez fin de surcroît ! Y’avait bien Treiber sous roche. Oui, y’a pas de fumée sans Treiber, nom de Dieu ! Bravo mon gars ! Si je n’avais pas à faire, je t’aurais bien suggéré d’aller fouiner partout où Treiber s’est fendu d’une pause-caca. Va savoir ! Tu trouverais peut-être d’autres suicidés qui n’en seraient pas. Suicidés au sécateur ou à la hache. Des suicidés douteux, douteux par le simple fait de l’avoir côtoyé, le Treiber.
Tu vois, je ne t’avais pas menti. C’était un bien bel article, ma foi. Avec de vrais témoignages, de vrais ressentis. Ah, les ressentis qui valent pour argent comptant, la plaie du monde d’aujourd’hui ! Mais que veux-tu, il faut vivre avec son temps ! Celui du scoop à tout prix, et à pas cher. A base de gens. Ce doit être cela qu’on nomme le journalisme d’avenir et de proximité. Celui qui t’apprend qu’un pendu et un type qu’a les pieds sur terre, eh ben ça fait deux ! ... Surtout quand y’a Treiber dans le coin …
NB : Hier soir, à 22h47, le Parisien stoppait net ses élucubrations à 90 centimes d’euros, pour titrer :
“L’ex-collègue de Treiber s’est bien suicidé”.
Je ne peux vous dire ce que j’ai ressenti en prenant connaissance de cet “étrange” retournement de situation. Je me suis juste dit, que y’a un moment, les gars, faudrait peut-être arrêter de déconner et vous remettre au journalisme ..
15:55 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-pierre treiber, dominique berouard, suicide d'un collègue de jean-pierre treiber, le scoop à tout prix, journalisme à la petite semaine, sensationnalisme, quand le ressenti vaut pour témoignage |
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Commentaires
Hé Colombo...tu me prêtes ta 403 ...pour que je "ressente" les joies d'antant .
Pour le prix d'une baguette bon nombre de citoyens se nourrissent , se délectent , ingurgitent , boivent bref font un Repas Complet , avec un risque de crise de foie , en lisant leur canard.
Moi je préfère le foie de canard...plus digeste !!!!
Écrit par : georges | 26 novembre 2009
Répondre à ce commentaireAmusant. J'aime bien la chute !
Écrit par : mtislav | 26 novembre 2009
Répondre à ce commentaireVous lisez des journaux que vous trouvez pitoyables de par leur contenu vide, écrits par des gens que vous n'estimez pas et cela vous sert de base pour pondre ce genre d'article.. C'est quand même leur prouver votre intérêt, pas très futé. C'est même un peu trivial. Enfin, on est tous pareil, je n'estime pas votre présent écrit mais je ne peux m'empêcher de laisser ce petit mot suite à la lecture que j'en ai fait.
Oui, c'était un monsieur-tout-le-monde, mais c'était un père, un oncle, un frère, un fils, un collègue, un ami... Et non, il n'était pas suicidaire (ceci n'est un pas un ressenti, c'est une certitude).
par ailleurs, je cite : "Ce n’est pas possible (qu’il se soit suicidé) !”
Aaaaah … !
Et pourquoi ?
Réponse de Yannick : “Parce qu’il n’était pas suicidaire !”
Ça c’est de l’argument, mon pote !", comment réagiriez-vous si quelqu'un de votre famille, dont vous êtes absolument proche, était retrouvé pendu sur son lieu de travail du jour au lendemain ? N'auriez-vous pas d'autre argument que celui-ci? Ne seriez-vous pas démuni, triste, affaibli? Le chagrin ne permet pas de disserter. Ces 7 mots valent plus qu'un rapport d'autopsie ou autre...
D'une manière générale, vous souhaitez, si j'ai bien compris, remettre en question le journalisme d'aujourd'hui, mais là, vous vous moquez de façon délibérée des proches de la victime. Cela me semble déplacé et aurait pu être évité sans pour autant gêner le résultat final de votre production dactylographiée.
Je finirai en vous assurant que si vous connaissiez réellement l'histoire, vous n'auriez pas écrit ceci de cette façon.
Écrit par : Pauline | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ Pauline : vous écrivez : "Vous lisez des journaux que vous trouvez pitoyables de par leur contenu vide, écrits par des gens que vous n'estimez pas et cela vous sert de base pour pondre ce genre d'article" .. Bien .. C'est votre interprétation, chère Pauline. C'est même plus : une affirmation. Or, non, je vous assure. Je ne trouve pas Le Parisien pitoyable, sinon je ne l'achèterais pas occasionnellement ; nullement je trouve le contenu de ce journal vide, j'ai beaucoup plus d'estime pour les journalistes que vous ne l'affirmez, ne serait-ce que pour avoir bossé avec eux durant plus de 20 ans, et je me ravis de le faire encore, demain. Donc, rien de futé, ou de malin, ou que sais-je, madame, je leur porte réellement de l'intérêt. Ou pas, dans certains cas bien emmerdants.
Pour le reste, pffff ... Écoutez, que voulez-vous que je vous dise ? Hein ? Que oui, comme bien des gens, j'ai connu, malheureusement des personnes qui se sont suicidés. Et que oui, madame, je fus triste, démuni, et ô combien ! Et alors ? .. J'en ai tiré, apparemment, autre chose que vous. Et tant mieux ! Au moins, nous sommes deux et différents, Pauline ! C'est formidable ! Cela est bon pour la diversité, Pauline. Bon pour notre pays ..
Le chagrin ne permet pas de disserter, dites-vous .. Ah bon ? .. Permettez-moi de ne pas être d'accord avec cette nouvelle affirmation (que je respecte, croyez-le bien) .. Vous savez depuis Schopenhauer, je suis tout dézingué. Oh si ! ... Je pense que, au fond, faut y aller, voyez-vous, pendant que nous sommes un peu vivants. La vie est quand même un drôle de cirque, hein, Pauline ? Et si courte ..
Sinon, non, madame (décidément !) je ne me moque pas des proches de la victime. Simplement, l'article est mené de telle façon, que franchement, ça vire - et j'en suis fort marri - au comique de situation. Eh si, Pauline ! Et puis, oh, si on peut plus déconner ! Quoi ? On peut pas déconner sur tout ? Oh ? Ah pardon, je ne le savais pas. Je pensais que, au contraire .. Que voulez-vous, moi, l'histoire d'un pendu qui avait les pieds sur terre .. Ce n'est pas se moquer de l'autre, Madame, c'est juste .. Mais passons .. Merde, c'est drôle quoi ! Surtout que ce n'est pas voulu .. Ah la la ..
Je ne finirai pas en vous assurant quoi que ce soit, madame. Il est bien tard pour ça. Pourrais-je, cependant, vous inviter à moins de gravité. Et ne pas croire que tout ceci est moquerie, irrespect .. Car là, vous vous tromperiez copieusement. Mais bon, c'est aussi le risque d'Internet. Et je l'accepte.
Écrit par : Philippe Sage | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireAu fait, Le Parisien est en grêve... : défense des emplois et du "journalisme de qualité".
Écrit par : des pas perdus | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireA espérer qu’une météorite ne tombe pas sur le bois de Bombon : ça lui serait impliqué. A la télé, ils ont fait pareil sur France2...
http://www.rando77.com/article-1303202.html
et celle-là vous la saviez ?
Bombon, c’est non seulement une église, une ferme ancienne [http://www.mairie-servon.fr/ferme.htm] et un village typique du plateau briard, mais aussi un château [http://a32.idata.over-blog.com/0/03/40/97/bois-de-bombon/chateau-bombon-01.jpg] et le lieu de vacances, en 1909, d’un émigré nommé Vladimir-Illich Oulianov, ou plus connu sous le nom de Lénine.
imaginez si on retrouve un couteau entre les dents !
Écrit par : morice | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ des pas perdus : oui, je sais. Sale période. Plus d'infos à cette URL :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/presse/20091127.OBS8938/greve_au_parisien__pas_de_journal_ce_vendredi.html
Écrit par : Philippe Sage | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaire" ... arrêter de déconner et vous remettre au journalisme .."
Ah non ! C’est trop tard. Il n’y a plus de vrais journalistes (sauf peut-être encore chez Rue89, Mediapart) en France. C’est fini, râpé.
Mais des détenteurs de la carte de journaliste ça il y en a, c’est sûr.
db
Écrit par : Gourmet | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaire"Car, un pendu qui a les pieds sur terre, là oui, j’avoue, c’est louche !"
trait d’esprit qui m’a bien fait rire. L’article est excellent.
Écrit par : Lapa | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireIls ont fait combien de page avec ce suicidé,le tracto-pelle a-t-il été mis en examen à mon avis y à une piste à suivre
sinon cher auteur toujours aussi bucolique vos articles on sent le vécu, du vrai journalisme d’investigation ...
Écrit par : charles-edouard | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ Charles-Édouard : Ils en ont fait une pleine page. Mais il est à noter que la photo du hangar prenait 50% de ladite page. Au bas mot.
Le tracto-pelle va bien. Il est sain et sauf. Cependant, une cellule psychologique a été mis à sa disposition. Pénalement, il ne risque pas grand chose. Du moins d’après sa femme. Cela dit, comme sa femme est une "grue", les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse ...
Écrit par : Philippe Sage | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireVotre article est complétemment vide de sens. Si vous vous étiez un minimum informé vous n'écririez pas tous cela car vous critiquez peut être les journalistes du parisien mais eux ont fait un minimum de recherche. parler a la famille etc... Vous, vous avez fait quoi???
Votre oncle, votre frère meurt. ok c'est un choc surtout quand on vous annonce que c'est un suicide. 1 mois et demi plus tard on apprend que l'homme le plus rechercher de france est loger à 400 m... Vous réagissez comment? surtout que tous ce jolie monde ce connais très bien...
Autre chose un homme a l'apparence non suicidaire à un accident de voiture se brule, vous pensez sincérement qu'il cours se suicider ensuite? ça n'a pas de sens...
alors vous réagissez comment???
Ce n'est pas une lubie de journaliste. Une enquette est en cours.
Alors avant de faire ce genre de commentaire qui ne sert a rien et dénigrer des gens qui essaye de faire leurs boulo d'information (meme pas toujours bien fait j'en convien), balayer devant votre porte est renseignez-vous.
Écrit par : gwen | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireOn est sauvés les aminches, l'armée infiltre les centres de vaccination... Que va en dire Le Parisien ?
Écrit par : Fran | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ Gwen : comme la dénommée Pauline, vous débarquez ici avec vos petites leçons de morale (pouah) dont je n'ai cure. Comme elle, vous ne savez pas lire (ni écrire correctement, en ce qui vous concerne). Vous ne voyez que la surface d'un texte qui, j'ose le prétendre, n'est pas vide de sens. Mais drôle, madame. Tordant, même. Oh que si ! Un pendu qu'avait les pieds sur terre, désolé, mais c'est irrésistible. Ah ventre-dieu !
Qu'est-il inscrit en haut de cette putain de page, Gwen ? Il est inscrit : "l'actualité commentée avec dérision, subjectivité et mauvaise foi". Que ces trois angles (qui se rejoignent) vous déplaisent, je peux le comprendre, mais que vous en faisiez fi, non.
D'autre part, vous ne prenez pas la peine de lire les commentaires qui vous précèdent, trop épidermique que vous êtes, trop prompte à vous hérisser, à exister. Sinon, vous n'écririez pas que je dénigre les journalistes du Parisien (quotidien dont je viens encore ce jour, de faire l'emplette) vu qu'en commentaire, il est expliqué l'inverse.
Vous ne lisez, en outre, même pas la page jusqu'à son terme, où il est spécifié que le soir même Le Parisien, dans son édition numérique, finissait par titrer : "L'ex-collègue de Treiber s'est bien suicidé". Enquête donc, a priori, close (et non en cours, comme vous le dites, ou si elle le fut, c'était par pure routine, le journaliste, lui, cultivant sa lubie, oui, sa lubie !).
D'autre part, Gwen, Treiber est jusqu'à preuve du contraire "présumé innocent" dans l'affaire Giraud. Son procès n'aura lieu que dans 4 mois. Dois-je comprendre, en vous lisant ("on apprend que l'homme le plus rechercher (?) de france est loger (?) à 400 m... Vous réagissez comment?") que vous le considérez "coupable" ?
"Tout ce joli monde ce (?) connait très bien" vous dites également ? .. Ah ! .. Parce que l'on connaît parfaitement l'autre ? Vous êtes sûre ? C'est ce que vous écrivez, Gwen, qui n'a pas de sens.
Voilà comment je réagis. A ce genre de commentaire étriqué, rance, puant la morale à balle deux. Suintant le catéchisme et la bien-"pensance". Allez vous faire dérider la couenne, madame.
Et si ça vous choque, pas la peine d'y revenir, pas la peine d'en remettre une louche, ici c'est chez moi, ici je fais comme bon me semble, car sachez qu'ici, comme là [http://police.etc.over-blog.net/article-35888159.html] mon blog n'est pas une démocratie.
Plein le cul, bordel, des coincés du bulbe. Et que vive la dérision, bordel ! Vive le foutage de gueule ! ET BASTA !
Écrit par : Philippe Sage | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ Fran : Le Parisien en date de ce samedi n'en dit rien, Fran :) .. En revanche, Mâhâme-des-gens-vont-mourir-Bachelot est passée pour la 1298ème fois dans le JT de France 2, ici de 13 heures. Ça finit par payer, y'a des queues monstrueuses (non, ce n'est pas sale) au pied des centres dits ... "réquisitionnés" (comme je le spécifiais dans l'article précédent). De fait, avec ce terme, il fallait s'attendre à ce que l'Armée soit convoquée. Ça doit ravir les médecins généralistes ... On leur préfère l'Armée et des étudiants en médecine ..
Cette grosse opération (tente, armée et tout le tralala) me rappelle de très loin, la campagne de vaccination pour le OUI du 29 mai 2005. Va savoir pourquoi :)
Écrit par : Philippe Sage | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentaireMerci pour ce traitement humoristique d’une calamité chronique.
Écrit par : carolucem | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ Lapa :
Bonjour,
Oui excellent !
Écrit par : Nestor | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentairePour Bachelot à partir du moment où l'on a réussi à foutre la trouille aux français, c'est une campagne de santé publique qui rencontre un succès. Tous ces ministres en fait n'agissent qu'en fonction de la réaction que ça va engendrer chez le petit sauveur du peuple ump.
L'épidémie est là a dit le président depuis je ne sais quel pays, ouais et puis mon cul et sa gastro qui y pense hein ? A combien d'enfants ayant la gastro on ferme une classe ?
Pitoyable cette gestion de la petite grippe A, bien moins meurtrière que la grippe saisonnière, qui tue chaque année quelques milliers de français. la Grippe A a tué moins de 200 personnes...Quelle misère tous ces pauvres gens touchés par le virus de la panique ( inoculé par roselyne et petit nico ) à faire la queue sous la pluie...
Continue à savater le panier de serpents, Philippe, ça c'est du concret ;-)
Écrit par : Fran | 28 novembre 2009
Répondre à ce commentaire@ philippe sage : vraiment j’aime votre humour
Écrit par : charles-edouard | 30 novembre 2009
Répondre à ce commentaireLire votre blog me donne envie de vomir. Non pas que je sois contre ce que vous dites et la manière dont vous le dites. Au contraire. Je n'ai pas la télé et je ne lis pas les journaux, je lis seulement votre blog et pas mal d'autres qui expliquent et commentent l'actualité. Du bon bord à mon sens. Et quand je lis tout ça, ça me donne envie de vomir, toutes ces choses qu'on veut nous faire faire, nous faire croire. On se fait tellement avoir ! Et la finalité, c'est toujours le fric, le fric, le fric... ou le pouvoir, mais comme le pouvoir amène le fric...
Faut dire aussi que je sors du ciné où j'ai vu, "Le capitalisme, a love story" alors forcément je suis assez désespérée ce soir.
Je pense faire parti de la "nouvelle génération", celle à qui on dit "c'est à vous de changer les choses !" mais ça me semble totalement insurmontable. Non pas que je n'ai pas envie de me bouger moi même mais presque chaque jour vous publiez un article sur un sujet différent qui me révolte. Il y a trop de chose à changer et on est trop peu, ça me semble insurmontable.
Merci en tout cas de faire ce que vous faites.
Écrit par : hoppoppop | 01 décembre 2009
Répondre à ce commentaire[Commentaire torché par le taulier que je suis. Inutile et fatigant. Allez ouste ! Encore une fois : ce blog n'est pas une démocratie, ni un dépotoir.]
Écrit par : gwen | 04 janvier 2010
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