08 juin 2009
La Mort Du Parti Socialiste Français
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Non, il n’est pas mort hier soir, lors de ces européennes du 7 juin 2009, le Parti Socialiste Français. Il est mort, il y a fort longtemps.
Mais quand ?
Avant de répondre à cette question, il me semble utile de revenir sur la rouste d'hier.
D’aucuns me rétorqueront que, bah, ce PS en a connu bien d’autres, des raclées. Et des plus sévères. Comme lors des élections européennes de 1994, où la liste conduite par Michel Rocard n’obtint que 14,49% des suffrages exprimés. Oui, mais avec seulement 47,29% d’abstention ! Or là, nous sommes à 16,48% des suffrages exprimés pour une abstention (record) de 59,35% ! De fait, en chiffres bruts, la branlée d’hier est un tantinet plus lourde que celle de 1994.
D’autres, encore, me feront remarquer que, bah, la défaite fait partie du jeu électoral et que, par le passé, le PS a su redresser la tête, notamment en 1997, pour les législatives, puis en 2004, avec une double-victoire aux régionales puis aux européennes.
C’est vrai.
Sauf que ce sont des victoires … par défaut.
Notamment celle de 1997. Rappelons que ce furent des législatives anticipées. le Président de l’époque, Monsieur Jacques Chirac ayant décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale alors qu’elle était majoritairement de .. Droite ! Cette dissolution, le peuple ne la comprit pas ! Et ce ne sont pas les explications merdoyantes de l’Élysée qui le convainquit. Or, quand le peuple ne comprend pas ou qu’il subodore (ici, à raison) une manœuvre politicienne, que fait-il ? Il sanctionne son commanditaire ! Ce qui fut le cas ! L’on dit souvent, et un peu hâtivement, que le peuple est "veau", mais il est bien plus cohérent qu’on ne le croit.
Or donc, la victoire du PS en 1997 est moins dûe à lui-même qu’à une énorme bourde de Chirac et de ses conseillers.
Quant aux deux (dernières) victoires de 2004, elles sont la conséquence de l’humiliation subie le soir du 21 avril 2002 ! Quand horrifié, le peuple de Gauche, aperçoit la tronche goguenarde de Jean-Marie Le Pen en lieu et place des frisettes de Lionel Jospin.
Il ne faut pas oublier qu’il fut alors question de faire barrage au leader du Front National (appel lancée également par l’immense majorité de nos médias au mépris de toute déontologie !) que le peuple de Gauche fut invité par les partis "dits" de Gauche (hormis celui de Madame Laguiller) à voter .. Jacques Chirac !
On se souvient qu’il alla voter en “se bouchant le nez” !
Après l’humiliation, il fut donc question de boire le calice jusqu’à la lie en portant sa voix sur un type qui représentait tout ce que le peuple de Gauche exécrait !
Alors, quand survinrent les échéances électorales de 2004, que se passa-t-il, en vérité ?
Eh bien, il s’agissait de se laver de ce vote contre nature, celui du second tour de la présidentielle de 2002, comme on lave son honneur.
De signifier à Jacques Chirac que ce ne fut jamais un vote d’adhésion.
Et l’on vota PS des deux mains mais avant tout comme des pieds ! Surtout, on ne s’éparpille pas comme en 2002, les mecs !
Il était juste question de retrouver un semblant de dignité, voilà tout.
Et que fit, le PS ?
Désespérant, égal à lui-même dans son absence de réflexion, de médiocrité et de remise en question, Il prit ces deux victoires pour argent comptant ! Alors que c’était moins des victoires qu’une double-revanche sur 2002 ! Et d’ailleurs, on vit ce qu’elles devinrent, ces deux prétendues victoires, lors du scrutin présidentiel de 2007 …
Alors quand ? Quand est-il mort ce Parti Socialiste Français ? Avec Mitterrand ?
Quand je dis “avec Mitterrand” je ne pense pas à sa mort à lui, mais au 10 mai 1981. Est-ce la victoire du socialisme que l’on célébrait ce jour-là ou celle d’un homme ?
François Mitterrand était un être brillant, cultivé, aimant son pays (mais un peu moins les français – un grand classique !) il était aussi un redoutable stratège politique, tenace, obstiné même, il maniait merveilleusement notre langue, mais .. il n’était pas socialiste !
François Mitterrand a pris le Parti Socialiste pour conquérir l’Élysée. Il n’a pas fait que le prendre, d’ailleurs ! (précisons que la Gauche dite socialiste était en lambeaux quand il s’en empara en 1965, puis se fit consacrer par elle en 1971) Il l’utilisa et le façonna à son image ! Le Parti Socialiste n’était qu’un moyen. Rien d’autre.
Et puis, oh, qu’y a-t-il eu de socialiste, au sens noble du terme, dans les six premiers mois (ceusses que l’on dit de référence) suivant son élection ?
L’abolition de la peine de mort ? … C’est une idée .. socialiste, ça ? .. Non … Du tout ! Le socialisme, ce n’est pas une affaire de “cœur” ou de “générosité”, c’est un PROGRAMME, net, clair et précis.
Alors peut-être, oui, la réduction du temps de travail hebdomadaire de 40 à 39 heures peut-elle être considérée comme “socialiste”. Mais c’est à peu près tout. Non ?
Relisez les 110 propositions du candidat Mitterrand, elles ne transpirent pas plus le socialisme que Jack Lang respire la franchise !
Quant à la suite, c’est quoi ? Sinon une politique de Centre-Droit. Qui commence à la fin 1982, quand Mitterrand dit grosso modo à son Premier Ministre : “Ecoutez Mauroy, je crois qu’il est temps d’ouvrir les yeux sur la réalité économique qui nous entoure !”.
Ce qui n’était pas tuer le socialisme du Parti Socialiste, puisqu’il était déjà mort.
Il est mort plusieurs fois. Lors de la Guerre d’Algérie, par exemple. Il meurt souvent, à ce propos, quand un conflit survient. Ce merdier impossible chez les socialistes français en 1939 ! Mais quelle cacophonie ! Entre ceux qui collaborent et ceux qui ne savent pas. Quoi ? Prendre le maquis ?
Déjà lors de la Première, comme on dit, on se déchire comme des saligauds au sein de la SFIO. Celle de Jaurès. Le castrais ne veut pas de cette guerre. Il s’y oppose en tant que socialiste. Mais, Jules Guesde, son camarade, ne s’y oppose pas. Ah mais, non ! Il voit dans ce conflit l’occasion d’en finir avec .. le Capitalisme ! L’ennemi juré du Socialisme !
Les divisions au sein de ce Parti, sont récurrentes. C’est presque une marque de fabrique ! Et pourquoi ? Mais parce que, foutre-Dieu, on ne sait pas, ce que c’est le socialisme ! Et depuis toujours ! Depuis le début ! S’ils savaient, croyez-vous qu’ils passeraient leur temps à s’entre-déchirer, ces malheureux ?
Et si, finalement, le Parti Socialiste Français était mort dès sa naissance, soit à la fin du XIXème Siècle ? … Quand il se rendit compte que ce qu’il pensait porter comme idéologie éclairante, populaire et généreuse, le socialisme, était incompatible, pensaient-ils, avec l’économie de marché. Oh certes, ce n’était que l’embryon de ce que nous vivons (ou subissons) aujourd’hui ! Mais la Révolution Industrielle a, de fait, et progressivement, ouvert une nouvelle ère économique, celle du libre-échange. Donc, de l’économie de marché. C’est à cette époque, que tout commence, et pour certains, finit ..
En fait, cela fait plus d’un siècle que ceux qui se prétendent “socialistes” nous mentent. Ils ne le sont pas, socialistes. En revanche, les communistes, eux, le sont. Clairement. Enfin, jusqu’au Programme Commun, quoi ..
Cela fait plus d’un siècle que les différents Partis Socialistes Français (ainsi, la SFIO, Le PS et même le PSU …) sont en réalité des convertis au libéralisme, et la seule différence avec celui de Droite, c’est qu’il défendrait, le socialiste français, une vision vaguement sociale du libéralisme.
Il serait grand temps qu’il le dise aujourd’hui. Qu’il fasse son coming-out politique. Qui ne serait pas un demi-mensonge comme celui proféré l’an dernier par Bertrand Delanoë (“Je suis libéral ET socialiste” – D’où t’es socialiste, Bertrand ?) ni une abrupte vérité de protestant style Jospin (“Mon projet pour la France n’est pas socialiste !”) mais une vérité éclatante qui pourrait se traduire de la sorte :
Nous sommes des libéraux de .. Gauche.
Oui, de Gauche, parce que .. Bah, ça ne veut rien dire. Juste ça fait plaisir. A celui qui le prétend. Ça fait chouette, quoi, de rajouter le terme de Gauche. Ça n’engage pas. C’est purement décoratif !
Disons que pour le peuple dit de Gauche, l’aveu serait moins brutal.
En fait, si je pousse le raisonnement jusqu’au bout, le PS devrait non pas se rénover, mais se "refonder", ce qui signifie se débarrasser et fissa du mot “socialiste” (puisqu’il ne l’est pas et ne l’a jamais été) donc changer de nom (Parti Libéral de Gauche, par exemple, ça sonne riche ..) changer de têtes, changer de programme, changer de discours. Ce qui équivaudrait, au final, à se présenter comme étant l’alter-égo du Parti Démocrate américain (Kennedy, Carter, Clinton, Obama).
Certes, le Parti Démocrate US est plutôt de Centre-Droit, clairement même, mais à la française (hein, nous sommes tellement originaux, nous autres !) considérons que, chez nous, ce serait une formation de ... Centre-Gauche.
Nonobstant, nos amis présumés socialistes en seraient plus cohérents, vu que l’emblème des Démocrates, c’est l’âne, et qu’ils en sont au bonnet.
Si jamais le PS fait cette mue, mais pas après-demain, non, la semaine prochaine, alors tout devient plus clair : le chemin, le programme et même … le candidat pour la Présidentielle de 2012.
Car, dans cette configuration-là, un nom s’impose comme une évidence : celui de Dominique Strauss-Kahn !
Rien ne dit qu’il pourrait l’emporter, d’autant plus que d’ici à 3 ans, bien des évènements (désagréables) peuvent se produire, et bien des imprévisibles aussi, mais il sera coriace à battre, le DSK, quel que soit le candidat de la Droite !
En revanche, si le PS ne fait pas cette mue, alors, il va cette fois mourir pour de vrai. Et en direct. Sous nos yeux. Je parle, bien évidemment, de la formation politique. L’idée socialiste étant morte depuis plus d’un siècle au sein de ce Parti.
Mais alors, quid du socialisme en France ?
Oh, je crois que Olivier Besancenot, son NPA et ses militants s’en démerdent assez bien ! … Non ?
AJOUT du mercredi 10 juin 2009 - 19h25 : "Le Mot Socialiste Ne Veut Plus Rien Dire !"
19:47 Écrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche, Opinion | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la mort du ps, qui a tué le ps ?, création du premier ps en 1878, dominique strauss-kahn candidat naturel en 2012, le ps est un parti libéral, quel avenir pour le ps ?, seul le npa incarne le socialisme |
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Commentaires
Le socialisme, ou la gauche democratique si on préfère est une légende urbaine.
Besancenot en 2012, ouais sincèrement je préfère voter pour lui que pour un fantôche tel Sego, face à un caïd tel que Sarkozy, mais ce n'est pas pour ça que je ne me méfierais pas autant de ce petit facteur que de ses adversaires, et que je ne serai pas autant prêt le cas échéant à descendre dans la rue, lui dire merde.
Je lis beaucoup sur Tiananmen en ce moment, et franchement j'aime tous ces jeunes, morts ou rescapés, ils ont entrevu la liberté, la vraie, ils y ont naïvement cru.
Par contre je conchie la chine et se adorateurs. Y compris les adorateurs de Mao.
Écrit par : Fran | 08 juin 2009
Répondre à ce commentaireL'Europe est-elle "Sociale" ????
L'Europe est-elle "Unie" ???
L'Europe est-elle "Post-Industrielle"???
Pour conclure l'Europe est elle "Uni...formément...sociale" avec "Nos" Ateliers de Production en "Chine" et nos "Services" Informatiques"(SSII)en Inde ?????
Seul l'€ .............LE SAIT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le Peuple Européen est à Vendre...!!!!
Écrit par : georges | 08 juin 2009
Répondre à ce commentaireOk, partons du postulat que le PS n'a jamais existé en tant que tel mais qu'il est basé sur une appellation mensongère, voir un outil... Il ne mourra pas pour la bonne raison que ce mensonge plait, il rassure, il permet de ne pas se positionner Droite Libérale et encore moins Gauche Extrême (NPA et LO) ou mourante (PC). Le français est paradoxal. Il veut en croquer (grâce au libéral) mais il ne faut pas que ça fasse "requin" car il tient à son honneur, le bougre. Le PS est à l'image des français. Il est comme un paquet cadeau joliment décoré dont l'intérieur ne tient pas les promesses des rubans. Le PS est le meilleur allié de l'UMP. Il ne mourra pas de sitôt. On parie? Un carambar.
Écrit par : pousse manette | 08 juin 2009
Répondre à ce commentaireIl y a des gens qui adorent Mao ?? je crois que même mes parents qui sont nés en 50 et qui ont grandi avec le petit livre rouge qu'ils ont oublié n'adorent pas Mao. Enfin, je ne connais rien de la Chine. Suis française. Enfin je crois. Je ne reconnais plus le visage politique de mon pays. Avant c'était simple. Une gauche. Une droite. Un presque-centre et des extremes. Aujourd'ui tout est flou et le rien, le vide l'emporte.
Dis moi Philippe, t'es pas sérieux avec DSK à la prochaine présidentielle ?? La vérité, j'ai peur de rester chez moi (pour la première fois) en 2012. Si ça se trouve, Nicolas ne se représentera pas (suis naive ?)
Écrit par : Fran OnAir | 08 juin 2009
Répondre à ce commentaireTrès bon papier, merci. Il est bon d'entendre dire que voter PS n'est pas voter socialiste, bien au contraire.
Une question toutefois : si tu réduis le socialisme à une "idéologie éclairante, populaire et généreuse", ce n'est pas très flatteur pour le NPA qui, aux dernières nouvelles, reste composé de révolutionnaires soucieux d'organiser les travailleurs en vue de la prise du pouvoir. Crois-tu donc que le NPA a définitivement abandonné la perspective communiste et révolutionnaire pour reprendre le drapeau d'un réformisme éclairé et généreux, c-à-d "socialiste" ?
J'ai quant à moi l'impression que le NPA va doucement glisser vers ce à quoi sa nouvelle base (sociale, mais aussi idéologique) aspire profondément : non pas renverser le capitalisme, mais faire "le maximum" pour l'infléchir (sinon pourquoi laisser tomber "communisme" et "révolutionnaire" ?)... N'est-ce pas du reste ce que Bensaïd, Lowy, Garo, etc., gramsciens s'il en est, ont toujours pensé ?
Donc, tout ça pour dire (en vrac, pardon) que le NPA a vocation à s'allier (non pas demain, mais après-demain ; pas forcément explicitement, probablement implicitement) avec cette gauche pro-capitaliste (FdG) et patronale (PS) qu'il condamne encore aujourd'hui.
Car, bon, après avoir globalement abandonné l'idée de renverser le capitalisme par la révolution, ne se condamne-t-il pas à n'exister (somme toute) que sur le terrain de la démocratie bourgeoise, au gré des élections...
L'idée socialiste, celle qu'il faut défendre, c'est celle de l'expropriation mondiale de la bourgeoisie et l'organisation de l'économie mondiale en fonction des besoins. Pas sur que cela se fasse sans "révolution" "communiste"...
En revanche, oui, tu as raison, ça fait des lustres que nos fameux "socialistes" vomissent cette idée et s'excitent sur les meilleurs façons ("sociales") de gérer l'exploitation du travail ("social"). Des socialistes qui n'ont que le nom, "pour mieux te bouffer, mon enfant"...
Écrit par : Recriweb | 08 juin 2009
Répondre à ce commentaire... En 2012 choisir entre DSK et sarkozy ... je vais voter bongo !
@ +
Écrit par : Eric bloggeur citoyen | 09 juin 2009
Répondre à ce commentaireDire que le PS vient de prendre une raclée, c'est accepté les lieux communs de la pensée médiatique, non ? Face à leur médiocrité recurrente et les "foutage" de gueule" permanant, je trouve que 17% de 40%, c'est encore énorme et inespéré...A leur place je me réjouirais d'avoir encore autant de preuve de fidélité...
Écrit par : Leren | 09 juin 2009
Répondre à ce commentairePas mal d'inepties dans votre billet - et je précise que je ne suis pas sympathisant, ni de près ni de loin, du PS.
Quelques réflexions en vrac : en 81 il y a des avancées importantes (retraite à 60 ans, nationalisations - plus de 50% de l'économie relève du secteur public) et d'ailleurs, relisez le Programme commun, sur plein de points il est plus à gauche que le programme du NPA (c'est en fait parfaitement logique, vu tous les acquis qui ont été démantelés, y compris par des gouvernements socialistes, depuis 1983, et qu'il faut à nouveau faire figurer dans les programmes dits "d'urgence sociale" des partis soi-disant révolutionnaires). La véritable mort du PS c'est mars 83 et le tournant de la rigueur, alors qu'il aurait fallu prendre l'option réellement courageuse, établir le contrôle des changes pour arrêter la fuite des capitaux et sortir du SME. Par ailleurs, en 1981, les socialistes sincères pensaient que la classe ouvrière allait s'emparer de cette victoire pour entraîner la société comme en 1936 lors des grèves massives qui ont suivi la victoire du Front populaire (car il faut rappeler que les avancées sociales de 36 sont la conséquence de ces grèves et non de l'application du programme des partis de la coalition de Front populaire) ; nul besoin de rappeler que ce n'est pas ce qui s'est passé. Je dis juste cela pour nuancer votre billet ; après il ne fait pas de doute qu'aujourd'hui et depuis 1983 en fait le PS est un parti de centre-droit, non plus que Mitterrand était un homme de droite doublé d'un florentin, c'est pas un secret.
Une réaction enfin à un des précédents commentaires : dire que le FdG est une gauche pro-capitaliste est absurde (renseignez vous au lieu de balancer des anathèmes ineptes, je ne pense pas que vous trouverez grand chose à redire à la proposition de loi qu'ils ont déposée en mars pour le bouclier social, c'est la même chose que le programme d'urgence sociale du NPA) ; enfin, concernant la prise du pouvoir par le NPA, si on pense que les élections ça marche pas et que c'est la lutte sociale qui mène au pouvoir, ce qui est vrai, alors on se prépare à aller au conflit et on fait comme le PC des années vingt, la Ligue de la grande époque (dans les annéees 70 où elle avait des groupes de combat qui allaient casser la gueule aux fascistes) ou LO, on met en place un appareil clandestin et on forme les militants pour en faire un véritable parti de guerre de classe, il faut aller au delà du simple mouvementisme.
Au plaisir de continuer à vous lire,
Écrit par : GvA | 09 juin 2009
Répondre à ce commentaireA quand remonte la mort du PS ?
Les historiens peut-être le détermineront un jour.
Une contribution personnelle, qui ne vaut rien probablement.
Je suis né en 1966. En 81, je collais pour le PS avec mon père, alors élu local sur une liste PS a tendance rocardienne. J'étais entouré de gens du PS. C'était comme ça.
Je me rappelle de deux choses de cette période :
février 1984 : une certaine émission animée par Yves Montand : "vive la crise !". J'avais 18 ans, j'entravais que dalle, mais j'ai eu le sentiment que quelque chose avait basculé, mon monde chavirait, ... c'était pas ça qu'on avait prévu, mais c'était là. Je ne savais pas ce que c'était, pas assez de culture politique, d'expérience, c'était confus.
Mars 2002 : Je me retrouve à une soirée chez des amis de mes parents, militants PS. Il y a là un jeune assistant parlementaire. La conversation roule sur les présidentielles, évidemment. Il dit, et je m'en rappellerais toute ma vie : "le résultat pour le PS, ça dépend de ce que Blair va faire en Angleterre". Le résultat, on l'a vu, ça n'avait rien à voir avec l'Angleterre, mais rien du tout. Comment ces politicards pouvaient-il le prévoir ? C'était baisé, la coupure entre les gens normaux et eux m'est tombée dessus, béante.
Je n'ai jamais plus voté pour le PS. Pour moi, il est mort en Mars 2002.
Écrit par : François | 09 juin 2009
Répondre à ce commentaireMitterrand n'est pas de gauche c'est un aventurier disait un de ses chers camarades.Il suffit de relire sa vie ! Par contre, le PS n'a rien à faire avec Besancenot qui n'est pas un démocrate mais un totalitaire. La gauche n'a rien à gagner avec les ex fascistes rouges cocos, les maoistes qui approuvaient la répression du camarade Mao. Il faut être
intransigeant avec les extrémistes de tous poils car il y a aussi des négationnistes parmi ces gens là.
Écrit par : Pat | 09 juin 2009
Répondre à ce commentaireFrançois regarde trop la télé.
Écrit par : didier | 10 juin 2009
Répondre à ce commentaireoops, je voulais dire que Pat regarde trop la télé…
Écrit par : didier | 11 juin 2009
Répondre à ce commentaireJe pense que le NPA restera le poil à gratter des partis au pouvoir quels qu'ils soient. En fait nous continuons à nager dans le même système paradoxalement abhorré de de Gaulle, mais qu'il a mis en place avec sa constitution, le système des partis, qui finit par éloigner le peuple de ceux qui pourtant les ont élus ! Une petite solution citoyenne pour rêver : www.citoyenreferent.fr
Écrit par : Peretz | 11 juin 2009
Répondre à ce commentaireLes françaises et les français ne savent pas. Ils peuvent écrire n'importe quoi sur des idéologies qui ont été fondées au XIXe siècle. Moi je vous dis qu'il ne faut pas croire à toutes dictatures de quelque nature qu'elles soient. Il y a moyen de réconcilier l'économie de marché et la pensée marxiste avec un tenseur de spatialité. C'est un hint que je vous donne : le marché n'est qu'un vecteur parmi quatre qui fonde le tenseur de l'histoire. Mathématiciens, à vos crayons, car le monde connaîtra bientôt le dénouement et Dieu sera à la première loge.
Pierre Boisjoli
Le conseiller divin
Le seigneur des seigneurs
Le roi des rois
Le prince de la paix
Le seigneur des armées
Écrit par : Pierre Boisjoli | 02 janvier 2010
Répondre à ce commentaireLa théorie de la démocrascience permettra d'inclure SYSTEMATIQUEMENT des élus et des organismes de VOTRE MOUVANCE ou sensibilité dans TOUT gouvernement et donc dans celui futur des élections de 2012.
Vous verrez qu'il est de votre intérêt et de celui de vos proches et amis de faire connaître et surtout d'appliquer la démocrascience.
Tapez démocrascience sur google.
Cordialement : Guy Patel théoricien.
Écrit par : Guy Patel | 28 novembre 2010
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