15 février 2009
Qui Mieux Que Monsieur Besson ?
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Or donc, le 15 janvier dernier, Monsieur Besson se vit confier le ministère (amer) dit de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire, en remplacement de Brice Hortefeux, qui lui, prenait en charge celui du Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville.
Pardonnez-moi, comme le dit à tout bout de champ Yves Calvi et toute sa famille de “présumés” journalistes, mais c’est bien joli de constituer un gouvernement avec un minimum de ministres (dont on se demande à quoi ils servent puisque c’est Sarkozy qui traite de tous les dossiers, sauf la Guadeloupe …) c’est bien joli, disais-je, mais ça nous y donne des intitulés de ministère de trois kilomètres de long !
Or, comme le journaliste de presse écrite ne peut dépasser un certain nombre de signes quand il commet un article à la gloire du sarkozysme … dont la déontologie est le souci premier, il réduit copieux le merdier, et voilà comment Monsieur Besson devient le Ministre de l’Immigration et Brice Hortefeux, celui du Travail.
Ceci étant précisé, et avant d’entrer dans le vif, soit dans Monsieur Besson, il est plus qu’utile, voire primordial, de rappeler aux jeunes (qui sont cons par définition, sinon c’est pas des jeunes dignes de ce nom) qu’ont la mémoire courte ou pas de mémoire du tout, ceci :
Lorsqu’en mars 2007 le candidat Nicolas Sarkozy annonça que, s’il était élu (“Si Chui Zélu !” Il disait …), il songeait créer un nouveau ministère, il n’était pas question d’Intégration, pas plus que de Développement Solidaire, mais juste d’Immigration et d’Identité Nationale.
La “jouxtitude” de ces deux termes, “Immigration” et “Identité Nationale”, provoqua à l’époque un certain émoi, et ce pour deux raisons :
1 – Cela sous-entendait à voix haute que l’Immigration menaçait notre Identité Nationale.
Nonobstant le fait de savoir ce que signifie concrètement ce concept d’“identité Nationale” (vaste débat ..) l’accolement des deux termes n’était pas fortuit, mais voulu et réfléchi, quand on se souvient que le candidat Sarkozy ne se cachait absolument pas de vouloir “récupérer” les électeurs ayant voté massivement Jean-Marie Le Pen en 2002 (“Au nom de quoi récupérer les électeurs du Front National, c’est mal ?” – Nicolas Sarkozy, le 12 avril 2007 dans Libération).
2 – Cela rappelait une proposition datant de novembre 1991 émanant du Frontiste Bruno Mégret, qui, à l’image du Sarkozy de mars 2007, proposait de regrouper l’ensemble des administrations qui avaient à traiter des questions liées à l’immigration sous la tutelle d’un seul ministère. Seul différait l’intitulé : alors que Sarkozy le désignait "Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale", Bruno Mégret préférait le nommer "Ministère de la Population".
Quoi qu’il en soit, l’union des termes “Immigration” et “Identité Nationale” renvoyant trop clairement, mais à dessein, aux idées du Front National, une fois élu, Nicolas Sarkozy y ajouta les termes d’Intégration et de Codéveloppement (devenu aujourd’hui, Développement Solidaire) afin de ne pas plomber son “ami” Brice Hortefeux (qui souhaitait hériter de l’Intérieur) d’autant plus que ce dernier, n’inspirait pas (et n’inspire toujours pas) vraiment la sympathie.
Pendant que j’y suis, allez hop, si Hortefeux ne s’est pas vu confier l’Intérieur, c’est parce que Nicolas Sarkozy, qui occupa ce poste pendant plus de quatre ans, ne veut pas y placer un homme pouvant lui faire de l’ombre, je veux dire à son bilan (pourtant calamiteux) en faisant du vrai et bon boulot ; ne pas y placer non plus quelqu’un qui échapperait à son contrôle. Voilà pourquoi c’est cette pov’ MAM qui se retrouve pieds et mains liés Place Beauvau (les mutations du Préfet et du flic en chef de la Manche, c’est pas elle, c’est Sarko ..). Cette pov’ MAM qui devrait, en lieu et place de ce pov’ Yves Jégo, se saisir du dossier Guadeloupe/Martinique, comme l’indique l’intitulé de son ministère (Ministère de l’Intérieur, de L’OUTRE-MER et des Collectivités Territoriales). Si elle ne le fait pas, doit bien y avoir une raison de type sarkozyste …
Il fallait rappeler la genèse de ce ministère, celui de L’Immigration, tant elle renvoie aux idées frontistes, tant l’intitulé et l’existence de ce ministère (unique au monde) dérange, met mal à l’aise, hormis peut-être … Monsieur Besson !
Hormis lui, car Hortefeux avouait, en privé, ne pas y être “heureux”.
Il faut dire qu’il y a une différence de taille entre Monsieur Besson et Brice Hortefeux.
L’on peut dire ce que l’on veut, mais Brice Hortefeux n’a jamais vraiment trahi son camp. “Jamais vraiment” car lors de la campagne présidentielle de 1995, en bon suiveur de son ami (et maître) Nicolas, il rejoindra les troupes balladuriennes, aux détriments de … Jacques Chirac.
Mais il s’agissait là, moins d’une trahison que d’un choix idéologique, quand bien même était-il avant tout stratégique.
Idéologique car au moins deux conceptions du pouvoir et de la politique à mener déchiraient le RPR : être libéral ou ne l’être pas ! Balladur l’était et le prônait clairement. Chirac, non.
Stratégique car les sondages donnaient (encore une fois) Chirac perdant et largement.
Or, après 14 ans de Mitterrandisme (émaillé de deux cohabitations) le RPR ne pouvait se résoudre à envisager une nouvelle défaite.
Or donc non, Brice Hortefeux n’a jamais (vraiment) trahi son camp. Au contraire ! Il est resté avant tout fidèle à Nicolas Sarkozy, puis, un peu, aux idées qu’il défend.
Peut-être le quittera-t-il un jour, mais il ne le trahira pas.
Il ne sera pas à Nicolas, ce qu’Edouard fut à Jacques.
En revanche, Nicolas a trahi Jacques. Il suffit de se plonger dans le passé de leurs relations, presque filiales (ce qui n’était pas le cas entre Brice et Jacques) pour l’admettre.
Tout comme Nicolas a trahi Charles (Pasqua) en avril 1993 (la conquête de la mairie de Neuilly-sur-Seine).
Et voilà qui nous amène à Monsieur Besson.
La trahison.
Qui est étrangère à Brice Hortefeux.
Mais pas à Nicolas.
Là est la grande différence.
Sauf que, dans la trahison, Monsieur Besson dépasse Nicolas Sarkozy.
Pourquoi ?
Parce que jamais Nicolas Sarkozy n’aurait changé de camp lors d’une campagne présidentielle. C’est inimaginable.
Ca équivaut à changer de camp en temps de guerre.
Car une élection, c’est une guerre.
Ce qu’a fait Monsieur Besson, un jour de Saint-Valentin, le 14 février 2007, quitter son camp pour rejoindre celui de l’adversaire, est la pire chose possible. En politique comme dans tout autre domaine. C’est chier sur cette valeur morale qu’est l’honneur, le sien propre, en l’occurrence.
La pire chose possible, disais-je.
Ca ne se fait pas.
En temps de guerre, c’est le peloton d’exécution.
Il est clair que par cet acte de haute trahison, Monsieur Besson n’est pas un homme d’honneur, tout comme il n’est pas respectable, car non content de quitter son Parti, il commet dans la foulée un livre (un torchon en vérité) dans lequel il assassine la candidate qu’il soutenait hier.
Il est donc pire encore que l’homme sans honneur, il est sans scrupules, aigre, revanchard, opportuniste ; il est le contraire de l’éthique, l’incarnation du félon.
Alors bien sûr, Monsieur Besson s’en est expliqué (le 16 mars 2007) réfutant toute idée de trahison.
Cette explication la voici :
”Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants (…) On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne (…) Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie"
Or donc, c’est parce qu’à ses yeux, Ségolène Royal représentait un danger pour notre pays, que Monsieur Besson a, en pleine campagne présidentielle, déserté son camp pour aller soutenir l’autre, celui de Nicolas Sarkozy, dont il dénonçait, un mois plus tôt, le danger qu’il représentait, grosso-modo le même que … Ségolène Royal (démagogie, gloire personnelle, populisme …)
A QUI peut-il faire croire cela ?
Qui, de normalement constitué, peut croire une seule seconde que Ségolène Royal, dont la vacuité était le seul programme, pouvait menacer la République, être un danger pour les chiards de Monsieur Besson et les nôtres, quand même Jean-Marie Le Pen ne représente pas un tel danger ?
En réalité, c’est Monsieur Besson, le danger.
C’est lui qui menace l’intégrité (puisqu’il ne sait pas ce que ce mot veut dire) de notre République.
Il n’est pas étonnant, alors, que cet homme parle d’invasion venue d’Afrique et du Maghreb et non d’immigration. Il aura eu beau gommer dans la seconde qui suivait cette “invasion”, elle fut prononcée, et si elle le fut, c’est qu’elle existe dans son esprit.
Il n’est pas étonnant, non plus, qu’il proposât de passer en force, pour que puissent être enfin appliqués aux immigrés des tests ADN, comme le stipule un décret non appliqué en date de l’automne 2007.
Pas plus étonnant qu’il invite les clandestins à dénoncer leurs “passeurs” en échange d’un titre de séjour (mais au péril de leur vie et surtout celle de leurs familles).
Invasion, prime à la délation, et ADN-isation de “l’envahisseur délateur”, voilà en à peine un mois le triste palmarès de Monsieur Mégret … De Monsieur Besson.
Triste, mais pas étonnant au regard de son parcours.
L’on pourrait se demander pourquoi, Nicolas Sarkozy a nommé un tel homme à un tel poste.
Tant il commence, ce poste, à ressembler de plus en plus au "Ministère de la Population" de Bruno Mégret.
La réponse est simple.
Nicolas Sarkozy connaît l’Histoire.
Il sait que, chaque fois que le monde est secoué par une Crise – comme celle de 1929 - ce sont les extrêmes qui en profitent (Hitler, Mussolini, Franco, Tito, Staline …)
Déjà, Besancenot est considéré comme son meilleur opposant à l’extrême de la Gauche.
Il lui faut donc, désormais surveiller, sans trop l’encourager, un probable retour du FN.
Le FN qui, comme à son habitude, même ruiné, exsangue, attend patiemment que le climat social se délite, pour montrer le bout de sa Marine.
Besson est l’arme de Nicolas Sarkozy pour contenir ce retour, quand bien même serait-il inéluctable.
Mais Sarkozy s’en fout.
Il n’est, comme il l’a dit jeudi 5 février, qu’à “la moitié de son PREMIER mandat”.
Il en veut donc un deuxième.
Pour le décrocher, il sait comment faire : tuer le PS (et pourquoi pas le MODEM) par la montée (mécanique en tant de crise) des extrêmes, mais tout en maintenant le FN à distance (car le plus dangereux électoralement, cf : 2002) en donnant des gages à ses électeurs, toujours les mêmes, la lutte contre l’immigration, clandestine ou pas, l’insécurité (ici sociale), les mots-clés qui les ravissent (invasion au lieu d’immigration, délation …) et pour faire ce (sale) travail, qui de mieux placé qu’un félon, un arriviste, un opportuniste, un homme sans éthique, sans scrupules et sans honneur ?
Oui, au fond, et bien à droite, qui mieux que … Monsieur Besson ?
21:58 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Politiquement Très Incorrect, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric besson, trahison, déshonneur, immigration, délation, test adn, bruno mégret |
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Commentaires
Super analyse, et bravo pour la retrospective.
C'est vrai que tout ça pue un peu le "Le Pen l'a rêvé, Besson l'a fait.." quoique je ne suis même pas sûre que Le Pen aurait osé le rêver.
C'est marrant comme les socialistes ont toujours eu du mal à tenir leur gauche.
(merci à Sarko d'avoir révélé la capacité du PS à produire des traîtres)
Écrit par : bénédicte | 15 février 2009
Répondre à ce commentaireNicolas a trahi , Charles Pasqua et Jacques Chirac OK...cela fait parti du "Jeu" Politique...pour qui aspire à être le Premier...!!!!
Besson...a Trahi...le PS...pour ne pas se noyer avec le navire qui coulait...Il a sauvé sa peau "Politique"...Nous avons vu et nous voyons encore dans quel état EST le Navire PS...
La Réalité du Paquebot FRANCE vendu aux enchères en Piéces détachées...est celle du PS !!!
Kourchner , Tapie , Doc Gynéco , Besson , Séguéla...agissent comme les collaborateurs de 39/45 ils font allégeance avec le "Vainqueur Momentané"...
Les "Politiciens" contrairement aux "vrais" voyous n'ont pas le sens de l'Honneur...!!!
Droite , Gauche , Extréme Droite , Extréme Gauche....
Effectivement , qui n'a pas Tourner à Droite ...puis à Gauche pour mener sa vie ?
Qui à l'Extrême Droite de son parcours de vie n'a pas pris la direction de l'Extême Gauche...pour ne pas faire fausse route ???
Le "Centre" de nos préoccupations est "MULTIDIRECTIONNEL" une seule VOIE et l'on va dans le Mur...
L'Intelligence "Situationnelle" n'a rien à voir avec l'Intelligence "Politique" qui elle permet de se diriger vers ses "Propres Intérets"
Comme je l'ai dit plus haut la VICTOIRE MOMENTANEE de STarkosy pour la "Direction" à suivre des Français nous conduit en Arriére....et cela sent "Mauvais"...
Amis entends tu le Cri sourd du Pays qu'on Enchaîne...
Ohé , Partisans , Ouvriers et Paysans c'est l'alarme...
En attendant , formez un mouvement en courbe fermée...qui signifie "Révolution" (la Langue Française est magnifique...!!!) ce "MOUVEMENT" est plus sain , actuellement , que d'aller à DROITE , GAUCHE , ou aux EXTREMES....
Georges le METIS de Père Martiniquais et de Mére CORSE !!!!
Courage et Tenez BON
Écrit par : georges | 16 février 2009
Répondre à ce commentaireTrès bien tourné
Besson est plus dangereux qu'Hortefeux et c'est très bien démontré
Écrit par : angelita | 16 février 2009
Répondre à ce commentaireMam est à l'intérieur aussi parce qu'elle fût la seule à poser candidature contre Sarkozy pour la présidentielle. C'est qu'elle a dû négocier son retrait de candidate à la candidature. Pas si cruche la Luzienne...
Besson n'est pas seulement un traitre comme Kouchner et quelques autres, mais un putain d'opportuniste et complètement abruti de surcroit. C'est le genre de type qui se renie en pactisant avec le diable. Ils ne se rendent pas compte qu'ils sont complètement finis les types. Le Besson, il a pas fini d'en chier !
Écrit par : stef | 16 février 2009
Répondre à ce commentaireBelle analyse... Triste constat de ce monde politique...
Écrit par : MHF | 16 février 2009
Répondre à ce commentaireJe ne voudrais pas être l'oiseau de mauvaise augure,mais quand je vois Georges qui semble souhaiter la révolution, je me dis que ce serait un moindre mal. Moi je suis moins optimiste, et je crains plutôt ;une guerre civile, car tous les ingrédients se rassemblent pour cela. Dans ce cas, plus besoin de Besson, ni de hortefeux,ni même de Sarkosy. Beaucoup de problèmes,dont celui de l'immigration subie, seraient ainsi réglés. Avant, c'était les guerres ,entre états, qui remettaient les compteurs à zéro, mais que voulez vous, ma pauvre dame, on ne peux plus compter là dessus...
Écrit par : Zorbek Legras | 16 février 2009
Répondre à ce commentaireChérie, enfin je veux dire, Bénédicte : ah ça oui, on peut au moins le remercier (tout en se bouchant le nez) Sarko "d'avoir révélé la capacité du PS à produire des traîtres" : Besson, Kouchner, Allègre ...
Fadela Amara n'a jamais fait partie du PS, elle, mais à un moment, on ne peut s'insurger (doucement ..) tous les quatre mois, récemment de c'te histoire de filer des papiers à des clandestins en les invitant à la délation, pour finalement rester dans ce Gouvernement. D'autant plus que "son" plan Banlieue, qui, rappelons-le devait être, dixit Sarkozy avant son élection, un véritable Plan Marshall, se révèle être au bout du compte, un énième plan de dupes. Un pet de lapin. Si elle avait un peu d'honneur, elle claquerait sa démission. Faut croire que l'ex Présidente de Mi-Putes, Mi-Soumises, est désormais complètement soumise (pour le reste ..)
Ce qui m'amène à :
Zorbek Legras ...
Zorbek : comme tu y vas ! Une guerre civile ! ... Encore que, si l'on prend en considération le plan banlieue qui est donc une vaste fumisterie, et voyant les prévisions terrifiantes pour cette année 2009 en matière de suppressions d'emplois et d'économie en général, effectivement, on peut se poser la question. Craindre ce pire-là. La crise touchant les plus faibles, elle risque bien de ravager d'autant plus les banlieues. Et là ...
Il faudrait anticiper et vite.
Problème : ce gouvernement n'anticipe pas puisque Sarkozy a décidé de maintenir le cap. Ce qui est absurde.
Si le gouvernement anticipait, alors, par exemple, ça ne chaufferait pas comme c'est le cas aujourd'hui en Guadeloupe et en Martinique. Ce qui se passe actuellement, aux Antilles, n'est pas une conséquence de la crise. La crise, dans ce cas, n'est que le révélateur d'un malaise vieux de plusieurs décennies. Ça fait longtemps que ça va mal aux Antilles, et que tout le monde s'en fout. Il fallait bien un jour que ça pète. Mais j'y reviendrai dans un prochain billet, billet qui traitera du mépris (le mépris qui est la caractéristique première de .. Nicolas Sarkozy).
En attendant, et d'urgence, lire ceci :
http://www.acrimed.org/article3079.html
Georges : Je ne suis pas certain que Besson ait sauvé sa peau politique. Tant qu'il est ministre, oui. Mais quand il ne le sera plus, il ne sera plus rien (comme semble le penser Stef). Il aura le même destin que Jean-Pierre Soisson : le néant. Tout le monde le lâchera. Même pas sûr que le FN veuille de lui. C'est dire ...
Et tiens, en parlant du FN, de Besson et de Sarkozy, comme dirait Claire Chazal :
"Voyez ce reportage de Rue 89 : http://www.rue89.com/2009/02/15/petain-le-taser-et-les-races-le-pen-veut-recuperer-ses-electeurs ..."
J'voudrais pas me la péter, mais bon :-)
Écrit par : Philippe Sage | 16 février 2009
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