29 septembre 2008
Ce Que Ségo A Fait Samedi, Ils Le Feront Demain !
"Je suis là aujourd'hui, je serai là demain"
[Marie-Ségolène Royal, Samedi 27 Septembre 2008 - Le Zénith, Paris.]
Bon d'accord.
J'ai beaucoup ri.
Faut préciser, pour être honnête, que je n'étais pas dans mon état normal - mais j'crois bien que Marie-Ségolène, non plus (Elle atomise même le Sarkozy au G8) !
A vrai dire j'étais horriblement souffrant, terrassé par un tiercé viral de premier choix, soit dans le désordre (juste), une angine doublée d'une bronchite avec un début de gastro.
C'est donc avachi, fiévreux, dans un Ikéa branlant et attifé comme une petite vieille que je la vis apparaître dans mon grand petit écran plat, Sarah Palin ... Marie-Ségolène Royal !
De suite, j'ai appelé mon médecin pour m'enquérir du fait de savoir si c'était moi ou les redoutables effets secondaires inhérents aux médicaments modernes qui me filaient des "hallus" ; mais non, me répondit-on avec bienveillance, n'ayez pas peur ! M'assura-t-on papalement, ce n'est ni vous, ni quelques effets sournois de votre trousse à pharmacie, non, c'est juste Marie-Ségolène Royal !
- C'est donc réel, je fis
- Eh oui, me répondit-on, las.
- Mais elle prend quoi, à votre avis ?
- Qui ça ?
- Ben Marie-Ségolène ?
- Difficile de vous répondre.
- Alors c'est bien elle !
Tant quand on ne peut répondre à rien et de rien, c'est forcément elle, c'est bien Marie-Ségolène.
Bon, je passerai sur l'aspect vestimentaire et l'astuce capillaire (la rénovation du PS passerait donc par le look ?) qui lui fait gagner dix ans au bas mot - mais toutes mes félicitations, au passage, à la joyeuse équipe de "relooking" qu'est derrière tout ça tant j'ai du mal à m'en remettre, de la mini-vague surtout - pour me concentrer sur ce que Bakchich nomme pertinemment le "Royal Comedy Club".
Car c'est bien de cela dont il s'agit : de Stand-Up.
Sauf que ..
.. Comment dire ?
Autant Jamel, Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, c'est leur métier, le Stand-Up, autant Marie-Ségolène, non.
De toutes les façons, on se demande toujours quel est le véritable métier de Marie-Ségolène !
Je crois que le summum du ridicule fut atteint quand elle nous fit son Jean-Baptiste Poquelin de Prisunic :
"Toi tu fais la fête alors que la crise financière est là ?"
Ce n'est pas au Zénith qu'elle aurait dû nous balancer ce genre de tirades fourmillant de références, mais à la Cigale ..
Et alors que dire de la gestuelle trouvère accompagnant ses ondulantes litotes ou ses oxymores ventilés ("riante primaire", "courtoise présidentielle", "gentils coup bas", "doux cambriolages") sinon que, ponctués par les "oh" et les "ah" infantiles d'un public servile , on se serait cru chez Guignol corrigé par Chantal Goya !
En vrai, il y avait quelque chose de pathétique - et donc de gênant pour le téléspectateur qu'aurait un peu de compassion - dans ce show dit de "La Fraternité à Son Zénith !"
Mais comme tout ce que nous offre Marie-Ségolène, en général ! - Souviens-toi du théâtral et matrimonial "Je l'ai là, chevillé au corps !", le poing serré sur son "ventrou" de maman éplorée !
C'est à se demander si Frédéric Lefebvre, le flingueur chevelu deux en un de l'UMP, n'avait point raison quand il conseillait à la Dame de Melle d'intégrer, et fissa, une cellule psychologique.
Quoi qu'il en soit, et nonobstant les moqueries - qu'elle a bien cherchées - et quand bien même aurait-elle une nouvelle fois mis à côté de la plaque, je te fais le pari, tout comme ce fut le cas pour la démocratie participative aujourd'hui reprise (en lousdé, mais reprise) à Gauche comme à Droite, que ce genre de show sera repris demain, mais d'une autre façon, redoutable d'efficacité et foutrement huilé, en clair sur un mode moins amateur, par toute la classe politique.
C'est un peu le paradoxe, et le grand malheur aussi, de Marie-Ségolène :
Elle innove, prend des risques même, mais ce sont ses adversaires de Droite et de Gauche - surtout de Gauche - qui reprennent l'affaire après s'en être, comme moi, gaussés.
Pourquoi ?
Parce que ce sont des professionnels.
Et pas Marie-Ségolène.
20:31 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, la fraternité à son zenith, stand-up, show, amateurisme, objet politique non identifié |
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25 septembre 2008
Et Voilà Que Nicolas Sarkozy Veut Passer La Racaille Financière Au Kärcher !
Bon d'accord, il n'a pas traité les spéculateurs, les grands patrons ou les banques de "racailles".
On ne s'adresse tout de même pas à ceusses qui tiennent le monde par les couilles (d'où les cours de ... la Bourse !) comme on s'adresse aux "sauvageons" qui "glandouillent" en bas des cages d'escalier d'un ghetto déserté par les Services Publics, abandonné par l'État.
Mais tout de même, depuis Toulon ..
Pourquoi Toulon, d'ailleurs ?
Parce que c'est un symbole militaire, comprendre que l'heure de la mobilisation a sonné ?
Ah Sarkozy et ses symboles à balle deux ..
Mais tout de même, disais-je, depuis Toulon, cet homme qui dit nous devoir la vérité - oui mais laquelle ? - a décrété que y'en avait marre à la fin, que ça suffisait bon sang de bonsoir, qu'il était temps de "refonder" le Capitalisme, le "moraliser", "le remettre à l'endroit".
Le refonder, mais comment ?
Par "l'effort et "le travail", il a dit M'sieur Sarkozy.
Tu comprends ce que cela veut dire ?
A ton avis ...
QUI travaille ?
A QUI demande-t-on toujours et tout le temps de faire des efforts ?
A Noël Forgeard ?
Eh non.
Et donc, tu l'as pigé, cette crise économique mondiale, c'est toi, c'est moi, c'est nous qu'allons l'éponger en travaillant encore plus.
En l'occurrence, il ne s'agit donc pas d'effort, mais de sacrifice.
C'est cela dire la vérité aux français, parler d'effort alors qu'il s'agit de sacrifice.
Mais les Noël Forgeard qui s'en mettent plein les fouilles, alors ?
Eh bien M'sieur Sarkozy prend l'engagement de pondre une loi avant la fin de l'année afin de mettre un terme aux parachutes dorés SI les entreprises concernées ne prennent pas les mesures qui s'imposent.
Voilà donc pour la moralisation du Capitalisme.
Sauf qu'il y a un petit problème.
Le problème c'est qu'il nous l'avait déjà promis lors de sa conférence de presse du 8 janvier dernier :
"Le capitalisme financier, je n’ai pas cessé de le répéter, a besoin d’être moralisé. Il ne peut s’accorder avec une économie de rente, de parachutes dorés et de spéculation. Quand j’ai voulu ouvrir ce débat, je me souviens du scepticisme qui a prévalu. Je me souviens avec quelle ironie cette initiative a été accueillie par certains. Je constate que depuis la crise des crédits immobiliers il y a moins de scepticisme. Beaucoup de pays se rallient désormais à l’idée que les choses ne peuvent plus continuer ainsi, que les valeurs fondamentales du capitalisme sont celles de l’effort, du travail, de l’entreprise et non celles de la spéculation, de la rente ou de l’aubaine, et qu’à travers les marchés financiers, l’actionnaire ne peut pas décider tout seul de la marche de l’économie (...) La France prendra cette année de nouvelles initiatives pour moraliser le capitalisme et notamment lors de la présidence française de l’Union Européenne qui débutera le 1er juillet."
Qu'a-t-il fait en ce sens depuis le 1er juillet ?
Rien.
Etait-ce prévu dans l'agenda parlementaire ?
Non.
Il aura fallu que Lehman Brothers mette la clé sous la porte provoquant, comme le dit M'sieur Attali, un "tsunami financier", pour qu'il s'en souvienne.
Merci Lehman Brothers, j'ai comme envie de dire !
Tu noteras que dans la matinée, telle une bande-annonce Hollywoodienne du show Varois, Mâhâme Parisot aura pris les devants en priant ses ouailles d'arrêter de jouer les Noël Forgeard.
Mâhâme Parisot a épluché les oignons le matin, Sarko les a émincés le soir, et les gueux que nous sommes n'ont plus que leurs yeux pour pleurer !
Un grand classique.
Maintenant, il va falloir m'expliquer comment ça va se danser cette "moralisation du Capitalisme" tant les banquiers, les spéculateurs et les grands patrons font c'qu'ils veulent avec leurs cheveux et nous pissent copieusement à la raie.
Tant les discours politiques du type (vaguement socialiste qui ne dit pas son nom) de ce soir ça leur en touche une sans faire bouger l'autre !
Tu crois vraiment que c'est une loi qui va les arrêter, Nicolas ?
Attends !
A côté d'eux, le plus ingénieux des braqueurs de banques, c'est un petit joueur !
Oui, va falloir m'expliquer comment tu vas faire Nicolas, vu que le 8 janvier dernier, quand une journaliste te faisait gentiment remarquer qu'il y avait comme un souci de pouvoir d'achat en France, même que c'était notre principale préoccupation, que ça passait par une augmentation immédiate des salaires, tu lui avais répondue que tu ne pouvais tout de même pas demander aux patrons du privé de revaloriser nos émoluments, que ça n'était pas ton rôle, que l'Etat ne peut pas tout, et pis, Madame, je n'vais tout de même pas vider des caisses qui sont déjà vides !
Ce 8 janvier tu avouais ton impuissance !
Par quel miracle, ce ne serait plus le cas aujourd'hui ?
Pour finir, tu nous dis, ce soir, n'ayez pas peur épargnants, l'Etat garantira votre sécurité financière.
Mais comment ?
Puisque les caisses de l'Etat sont vides ?
Ah oui, c'est vrai, suis-je sot, tu nous l'as bien expliqué au tout début de ton exposé Varois :
Par l'effort et le travail - nous renflouerons par notre sueur les caisses de l'Etat pour garantir .. sauver le système financier français.
Ce que je nomme : un sacrifice.
Ta refondation du capitalisme .. de l'utra-libéralisme passe donc par l'ultra-sacrifice des salariés que nous sommes (4000 + 2000 suppressions d'emplois chez Renault, 25 000 chez Hewlett-Packard, HP qui vient de conforter sa place de numéro 1 mondial du PC ..) !
Elle est pas belle la vie ?
La vie dont la Bourse se fout.
Et Noël Forgeard, de la nôtre, aussi.

Rappel Rigolo :
Au mois d'août 2007, Christine Lagarde, qui n'est rien de moins que notre Ministre de L'Économie, déclarait :
"Je pense qu'on a le gros de la crise derrière nous !"
Et en bonus, ces deux déclarations de ce jeudi 25 septembre 2008 :
Sarkozy :
"La France peut sortir plus forte de la crise !"
George W. Bush :
"Toute l'économie américaine est en danger."
Question à 700 Milliards de Dollars :
Comment la France peut-elle sortir plus forte de la crise si l'économie américaine, dont nous sommes tributaires, est en danger, M'sieur Nicolas ?
C'est M'dame Lagarde qui écrit vos déclarations, M'sieur L'Président ?
21:04 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, noël forgeard, laurence parisot, george w bush, jacques attali, crise economique mondiale |
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23 septembre 2008
Enlacés, Ils Dorment
4h07, et la voilà qui sonne, claironne, mon armée jusqu'aux dents de réveils.
Pourquoi 4h07, me diras-tu ?
Parce que c'est un horaire de train !
De voyageurs.
J'aime cette idée de faire de chaque journée nouvelle, une valise.
Et tout à mettre dedans.
4h13, i>télé.
Sarkozy, Les Nations Unis, un Palestinien dans une voiture, un petite fille dans une rivière, du sang, l'E.T.A., le CAC qui part en vrille, une carte météo qui brille.
La routine.
4h16, un café, brûlant, en poudre, arrache-gueule, une douche, des vêtements pris au hasard, et me voici dehors ; déjà 4h36, il fait frais, je trouve.
Il fait quoi ?
7, peut-être 8 degrés, pas plus.
Dans mes oreilles, Zazie elle dit qu'elle était là, rue Copernic, là pour le Sida qu'elle a chanté, elle dit qu'elle a tout vu, au JT, la Somalie, le Rwanda, le mépris, et qu'elle n'a rien fait.
Je la boucle.
Et je trace entre rouleaux et jets d'eau, camions miniatures et Playmobils de Mairie.
4h46.
Je suis en avance.
Il me reste cent et quelques mètres à parcourir, quand soudain, je les vois.
Au pied d'un cinéma.
Le Gaumont de la Place Wilson.
A Toulouse.
Sur le trottoir, ils dorment.
Profondément.
Dans un fatras de cartons, de couvertures, ils dorment enlacés.
Cet homme, cette jeune fille.
Lui, en position foetale, le cheveux épais, dreadlockés.
Elle, l'épaule légèrement dénudée, tatouée, elle que j'aperçois parfois, la journée, mendier.
D'un seul bras, tendre, infiniment tendre, elle enlace l'homme ; on dirait qu'elle sourit.
Je me suis arrêté.
Saisi.
Je les ai regardés.
Je les ai regardés comme si j'avais onze ans.
Et demi.
Je les trouvais beaux, si beaux, elle et lui.
J'aurais voulu les prendre en photo, mais je n'ai pas osé.
Sans doute, trouvais-je l'idée indécente.
Alors, encore, longuement, je les ai regardés dormir, enlacés, pour que jamais cette image ne me quitte.
Je ne sais pourquoi, j'étais à la fois triste et heureux.
Tristement heureux.
La Bourse, le Monde, tout un système qui s'écroule, arrogant, vociférant, et eux, eux sans plus rien d'autre qu'eux-mêmes, ils dorment, là, dans le frais, la rosée urbaine ; à même le trottoir, ils dorment, enlacés.
Ils s'aiment.
Ils n'ont plus rien et pourtant, ils s'aiment quand même.
Et je me disais, que c'est moi, c'est toi, c'est nous qui sommes à la rue.
Et pas eux.
Et pas eux.

17:09 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, dormir dehors, ils s'aiment, daniel lavoie, zazie, eternité |
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22 septembre 2008
C'Est Maman Qui Va Être Contente !
Maman, elle nous disait toujours à ma soeur et moi, que nous n'avions surtout pas à nous plaindre, parce que nous, les jeunes, on n'avait pas connu la guerre !
Alors, du haut de nos 5 et 7 ans, on lui répondait à maman que ben tant mieux ! Parce que la guerre, c'est moche, que ça fait pleurer les femmes et que ça tue des tas de gens, bref qu'on était vachement contents, de ne pas la connaître, la guerre.
Ma pauvre mère, elle haussait les épaules, et, faisant fi de nos protestations, nous servait des salsifis, même que c'était à cause d'eux, les salsifis, qu'on se plaignait ma petite soeur et moi, qu'on aurait préféré des frites ou des coquillettes.
Alors maman, elle nous disait que si c'était la guerre, eh ben nous serions bien heureux, croyez-moi les enfants, d'en manger des salsifis, qu'en temps de guerre on ne mange pas ce qu'on veut mais ce qu'on trouve et que c'est rarement des frites ou des coquillettes.
- Ouais mais c'est pas la guerre, là, maman, je lui faisais remarquer. C'est mai 68 !
Ma mère, elle soupirait, me rappelait pour la énième fois qu'on ne disait pas "ouais" mais "oui", mais comment on t'a élevé à la fin ? Qu'elle aimerait bien savoir ce qui se passe dans mon école pour que je profère des âneries à longueur de journées, que décidément tout se perd, les valeurs comme le respect, notamment celui des anciens, et que, bon sang de bonsoir, ce qu'il nous fallait à nous les jeunes, ce serait, oui, une bonne guerre ! Que ça nous remettrait les idées en place et pas qu'un peu !
Puis, elle ajoutait trois ou quatre immondes salsifis dans mon assiette et nous assurait que la guerre, ça n'a pas que des mauvais côtés, que par exemple, ça réglerait le problème du chômage parce que, ensuite, quand la guerre serait finie, eh bien il faudrait tout reconstruire, que ça donnerait du boulot à tout le monde et pour un sacré bout de temps.
Faut dire que ma mère elle l'a connue la guerre, vu qu'elle est née après le Krach de 1929, plus précisément en 1933, quand Franklin Delano Roosevelt pour sauver les banques et pas les pauvres, il a décidé d'une nouvelle politique qu'il a nommé le "New Deal" pendant qu'en Allemagne un petit moustachu, par les urnes arrivait au pouvoir et s'apprêtait à mettre l'Europe à feu et à sang, même que les américains ils ont mis cinq ans à réagir, cinq interminables années avant de venir nous libérer, mais c'était pas à cause du petit moustachu, mais des Russes - une bande de communistes de catégorie une menaçant copieusement l'empire capitaliste - ces Russes qui, aux yeux des américains, commençaient à prendre un peu trop d'importance dans cette guerre, à croire que, si les Russes ils n'avaient pas existé, ben les américains, ils seraient restés chez eux nous laissant crever la bouche ouverte ou pire, faire allemand première langue tout le restant de notre vie.
C'est peut-être pour cela, et les conflits qui suivirent, l'Indochine, l'Algérie, que ma mère, elle en parlait souvent de la guerre.
Lui trouvait des vertus.
Pourtant, à Oran, elle a vu de ses yeux vu ce que ça faisait la guerre sur le corps humain ; elle a vu l'horreur, maman ; un cinéma exploser et dégueuler des bras et des jambes, des membres déchiquetés dont on n'arrivait même pas à savoir à qui ils appartenaient !
Faut croire ça ne l'a pas dégoutée pour autant, maman, alors que Adrian Cronauer dans "Good Morning Vietnam" si, lui ça l'a marqué à vie, quand il a vu la même chose, à la seule différence que c'était un restaurant au Vietnam.
Mais bon, c'est un film, et ma mère elle disait que les films c'est n'importe quoi, que la guerre c'est pas du cinéma, pas de la rigolade, même si elle riait tout ce qu'elle savait quand la télévision diffusait "La Grande Vadrouille", le film où on ne parle jamais de Pétain, des milices et de la collaboration.
C'est à elle, donc, ma mère, que je pensais l'autre semaine, et hier aussi, lorsque je me penchais sur les nouvelles du Monde où l'on évoquait, tiens donc ! Le Krach de 1929, rapport à la noyade de Lehman Brothers (bien moins drôle que les Marx Brothers) que c'était la même histoire, kif-kif bourricot quoi ! Grosso-modo un système bancaire qui fait ce qu'il veut avec ses cheveux, prend ton blé pour spéculer et te pisse à la raie.
Sauf que cette fois, les américains du gouvernement ils n'ont pas attendu quatre ans comme en 1929 pour prendre des mesures, ils ont fait les gros yeux et la morale libérale aux établissement bancaires et ensuite, ils leur ont prêté des centaines et des centaines de milliards de dollars en leur faisant jurer-cracher qu'ils n'avaient pas intérêt à recommencer leurs conneries sinon ça allait barder pour leur matricule, même que je me suis dit ça alors ! Nous vivons sur une planète bien étrange, une planète où quand les banques sont malades, on leur file tout plein de pognon, alors que quand ce sont les pauvres qu'agonisent, non.
Nous vivons sur une planète où l'on sauve les banques, pas les pauvres.
Par exemple : la Louisiane.
Je pensais surtout que dix ans après le Krach de 1929 - que l'on compare donc à la faillite actuelle mais en pire - c'était la Guerre Mondiale et qu'ensuite, je veux dire une fois la guerre finie avec son cortège immense de morts et pour certains abrutis, de détails de l'Histoire, l'économie s'en portait mieux, voire mieux que jamais.
C'est d'ailleurs ce qu'il disait hier, dimanche, dans l'émission "Ripostes", le Monsieur qu'a une tête d'oiseau et qui est super intelligent.
Le Monsieur qui s'appelle Jacques Attali et qu'avait, en décembre 2006, senti le Krach actuel venir.
Avec un air de chien battu, il tentait de faire comprendre à nous autres les gueux et à Serge Moati - tu sais le Monsieur à lunettes pas possibles qui présente "Ripostes" sur France 5 en remuant tous ses bras et en parlant comme un acteur de théâtre qu'il n'est pas - Monsieur Attali disait que, il y avait des tas de similitudes entre 1929 et aujourd'hui, qu'il craignait fort qu'une des possibilités pour sortir de cette guerre économique sans merci, ni pitié, ni merde, c'était la guerre, mais la vraie, la moche qui fait pleurer les femmes et qui tue des tas de gens.
Qu'on pouvait encore l'éviter, cela dit, la guerre, à condition de ne pas faire entrer l'Ukraine et surtout la Georgie dans l'Otan, que si on le faisait, ça allait salement énerver les Russes, et pas que les Russes, mais que, malheureusement, disait Monsieur Attali, il semblerait que ce serait quand même le cas ; en décembre prochain, a-t-il précisé tristement.
Et peu importe que ce soit Obama ou McCain le nouveau chef de la police mondiale !
De toutes les façons, ce sera McCain, il a dit Attali, et donc adieu, veaux, vaches, cochons et tout ce qui s'en suit.
Moi, je le sais depuis longtemps que nous courons à la catastrophe, avachis, endormis, chloroformés que nous sommes par ce redoutable instrument (de propagande) censé divertir le peuple qu'est cette salope de pute : la télévision ; sauf que, ce qui nous pend au nez, je n'appelle pas ça la guerre, mais le Carnage, même que ça énerve considérablement tous mes amis quand je prononce ce mot de Carnage, mais désolé, je n'en vois pas d'autre.
C'est sûr que, le Carnage, ça ne va pas arranger cette histoire de réchauffement climatique, tu penses ! Balarguer des bombes thermonucléaires à tire-larigot ça va te le dérégler définitivement le climat et créer de nouvelles maladies bien dégueulasses ! Mais en même temps, ça fera turbiner l'industrie pharmaceutique, celle qui te pique ton blé et te pisse à la raie comme les établissements bancaires d'investissements !
Sans oublier que ma mère, elle te dirait que ça réglerait une bonne fois pour toute le problème Nord-Sud, vu que c'est le Sud qui va s'en prendre plein le groin, tant et si bien, qu'il n'y en aura plus, de Sud.
Donc, plus de pauvres.
Ben oui, vu que les autres de pauvres, ceux du Nord, ils seront morts à la guerre, partant du fait que le Riche est exempté de conflit.
Autant faire d'une pierre deux coups, non ?
Bon c'est sûr qu'il ne restera plus grand monde après cette Troisième Guerre Mondiale, ce Carnage indescriptible, mais comme maman dit, après y'aura du travail pour tout le monde, voire trop vu qu'on ne sera plus très très nombreux sur cette putain de Terre.
Et fort mal en point, de surcroît.
Sincèrement, j'espère qu'elle l'a vu, Monsieur Attali, Maman, hier, à "Ripostes" !
Tant elle a dû être contente d'apprendre qu'enfin son voeu allait être exaucé, que nous allions connaître une bonne petite guerre de derrière les fagots, nous les jeunes cons.
Que nous allions enfin en manger des salsifis et sans se plaindre, des salsifis par la racine, que ça nous y ferait les pieds et le reste, qu'on ferait un peu moins les malins.
Ouais, c'est maman qui va être contente, je me suis dit.
Même si, pour être franc, et totalement incorrect, je m'en fous, moi, que ce soit la guerre bientôt, la bien moche qui fait pleurer les femmes et tue des innocents.
Parce que je le savais déjà, qu'un jour, y'aurait le Carnage tellement on est trop des cons abrutis de télévision !

17:12 Écrit par Philippe Sage dans Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, economie, carnage, lehman brothers, capitalisme, ultra-libéralisme, attali |
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21 septembre 2008
Les Gentils Opposants Au Fichier Edvige Me Font Doucement Rigoler
Le 2 juillet dernier, le Syndicat de la Magistrature, par un communiqué, nous informait d'un décret publié la veille au Journal Officiel, décret en date du 27 juin instituant un nouveau fichier, le fameux fichier EDVIGE.
Ce communiqué suscita bien peu de réaction, à peine fut-il relayé par la presse, un peu plus, tout de même, par cet Internet que Nadine Morano et tant d'autres imbéciles vouent aux gémonies.
Je me souviens, le 2 ou 3 juillet, j'avais dans l'idée d'en faire un billet, très simple, juste mettre la Bande-Annonce de "Minority Report" et puis j'ai renoncé.
Aucun intérêt, me suis-je dit.
Cela dit, à l'époque, le 2 juillet dernier, QUI est monté au créneau pour dénoncer ce fichage généralisé de tout citoyen "susceptible de troubler l'ordre public dès l'âge de 13 ans" ?
Les socialistes ?
Non.
François Bayrou ?
Non plus.
Les communistes, les Verts, les altermondialistes, Lutte Ouvrière ou la LCR ?
Penses-tu !
Non, ils n'ont pas moufté, ces malfrins !
Z'étaient sûrement trop occupés à préparer leurs vacances d'été, ces Jean-Foutre !
Et, de fait, le décret est passé comme une lettre à la poste.
Et c'est MAINTENANT, soit plus de deux mois après, qu'ils font leur boulot d'opposants et poussent des cris d'orfraies ?
Non mais, laissez-moi rire !
Et même, j'ajouterai :
Eh les mecs, Bayrou en tête, vous nous prendriez pas, un peu, beaucoup, pour des cons de catégorie une, par hasard ?
En plus, l'avantage du Fichier Edvige par rapport au Traité de la Constitution Européenne, c'est qu'il se lit très bien, très vite, que tu comprends tout, même si, pénalement c'est le flou le plus total.
Ainsi, il n'est aucunement question de faire mention des "orientations sexuelles" ou de la "santé" du citoyen.
Juste, ça se devine entre les lignes.
Tellement c'est vague dans les termes, tellement c'est VOLONTAIREMENT imprécis.
Bref, c'était du pain béni pour l'opposition et les associations geignardes.
Mais peu importe.
En fait, j'ai envie de dire :
Et alors ?
Connais-tu le fichier Cristina ?
Non ?
Ben tu devrais t'y pencher.
Edvige à côté c'est de la roupie de sansonnet.
Et QUI s'y est opposé ?
Personne.
Et pis, oh !
Tu crois que tu ne l'es pas DEJA fiché dans ce beau pays vidéo-surveillé ?
Tu as une Carte Bleue et tu payes avec ?
Eh bien alors, sache que l'on sait par où tu es passé, dans quel supermarché, quel hôtel, quelle boutique de charme, quel établissement orienté sexuellement.
Tu as une Carte Vitale ?
Alors on sait quel traitement tu prends, de quelle affection tu souffres, bref ta santé est déjà connue.
Tu as un téléphone portable ?
Alors on sait qui tu appelles, qui t'appelle, les numéros, les adresses même.
Tu as contracté un abonnement à un fournisseur d'accès Internet ?
Super !
Là, c'est totalement "open bar" !
Avec le Net, tout, on sait tout de toi, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ceusses qui prennent un pseudo pensant préserver leur anonymat me font hurler de rire.
Comme si un pseudo allait te protéger de Big Brother, crétin(e) !
Tout, tout est déjà consultable, ta vie n'offre aucun secret, t'es suivi à la micro-trace !
Et voilà que tu t'insurgerais d'un seul coup, comme ça, que tu ferais ta mijorée de compétition pour un fichier à la noix qui ... EXISTE DEJA ?
Tu sais quoi ?
Tu es retard.
Très en retard.
Ou alors tu es con.
Très con.
Tu regardes trop la télé, surtout.
Tu ferais mieux, opposant comme citoyen, de te mobiliser pour ton (notre) pouvoir d'achat.
Et fissa.
Ce fameux pouvoir d'achat dont on te distrait avec des fichiers Edvige, une boulette de Darcos datant de juillet (ressortie exprès par son camp) ou une fausse cacophonie (organisée, cela va sans dire) sur les écotaxes.
20:02 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : edvige, cristina, fichage, carte bleue, carte vitale, internet, téléphone portable |
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15 septembre 2008
Dans Laïc, Y'a Comme Un Hic
Bon déjà si tu n'as point entendu Bertrand Delanoë se joindre au concert de protestations quant à l'accueil fort peu laïc réservé au Pape par notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale, c'est parce que, tout benoîtement, en octobre 2006, le maire de Paris débaptisait le Parvis Notre-Dame pour lui donner le nom de ... Place Jean-Paul II.
Espérons que ces chrétiens .. ces crétins de militants socialistes s'en souviendront quand il faudra, le 4 novembre prochain, soit trois jours après la Toussaint et deux après celui des Défunts, désigner le nouveau premier secrétaire d'un Parti honteusement qualifié de Socialiste.
Un vote qui, de toutes les façons, se fera dans un silence de cathédrale puisqu'il se déroulera à Reims et ... sans la participation de Marie-Ségolène "Aimez-Vous-Les-Uns-Les Autres" Royal qui vient de déclarer forfait.
Tu me diras, Royal qui se crucifie elle-même, c'est toujours ça de gagné, sauf que, si le militant s'en réfère encore à la bible des sondages, il va, à la tête du PS, nous sacrer un "maire catho" après nous avoir envoyé au casse-pipe présidentiel, une mère catho [*].
En ce cas, je préconise que le PS changeât de nom, autrement dit que nous le débaptisions, tel le Parvis Notre-Dame, pour l'affubler du sigle NB, soit :
Note à Benêts.
Les benêts étant les militants qui, aveuglés par leur (mauvaise) foi, ne se rendent pas compte que pour 2012, avec Bertrand, la messe est déjà dite.
Or donc, il y a comme un hic dans notre état laïc.
Ne serait-ce que dans le comportement et les mots employés par notre chef de l'Etat qui, dans son discours de bienvenue, donne du "Très Saint-Père" au Pape.
Mais il n'est pas le seul.
France-Télévisions aussi.
Comme tu peux le vérifier dans cette terrifiante bande-annonce :
Est-ce parce que Patrick De Carolis serait sur un (saint) siège éjectable qu'il en vient à mimer la parole présidentielle avec l'emploi du terme catholique "Saint-Père" doublé d'une couverture médiatique qui jette aux épines et met en croix notre principe de laïcité ?
Cette parole sarkozyste, qui n'a de cesse de rappeler que notre pays ne doit oublier ses racines chrétiennes, inciterait-elle De Carolis à faire du zèle ?
Des Racines et du Zèle, seraient-ce désormais les deux mamelles télévisuelles de Patrick De Carolis (ami, comme chacun le sait, de Bernadette Soubirou .. Chirac, fervente catholique ayant activement oeuvré pour sa désignation à la tête de France-Télévisions ...) ?
Quoi qu'il en soit, cet excès Carolingien m'a permis de répondre à la question du figaro.fr qui était la suivante :
Le Voyage du Pape en France a-t-il changé votre image de Benoît XVI ?
Réponse : Non ! Mais elle a changé mon image de France-Télévisions que je pensais plus cathodique que catholique.
J'ajouterai que, dorénavant, ça va pas être du gâteau ni même de la tarte d'expliquer aux croyants de notre République "laïque", qu'il ne faut point arborer de signes ostentatoires de leur religion, tant nous en avons bouffé - et QUE du catholique - pendant quatre jours sur nos écrans de télévisions.
Mais ça, c'est une caractéristique de notre pontifiant souverain, Nicolas Sarkozy, qui demande aux forces de l'ordre de vouvoyer le citoyen alors que lui, systématiquement le tutoie - "casse-toi pauvre con !", "C'est toi qu'a dit ça ?".
Il en va donc de même de son attachement à la laïcité qu'il bafoue en donnant du "Très Saint-Père" au Pape.
Je pourrais m'étendre sur le sujet, mais au vu du nombre d'articles qui y sont consacré, il me semble que ce serait redondant.
Je préfère conclure ce billet en notant, et dans une jouissance que tu n'imagines même pas, qu'après avoir donné messe aux Invalides le pape s'est envolé pour ... Lourdes.
Ce qui s'appelle, je présume, avoir l'humour de son prochain.
[*] Quelle est la différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ?
Eh bien si pâle est Royal, Delanoë, lui, est papal.
Autrement dit, militant, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, tu l'as dans l'cul(ménisme) !
20:44 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, laïcité, république, france-télévisions, delanoë, ségolène royal, nicolas sarkozy |
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11 septembre 2008
Lâcher De Fenêtres
Or donc, ce soir, vers 19h12, alors que je tapotais frénétiquement sur mon clavier, voilà que SOUDAIN mon écran s'évanouit, puis prend une horrible couleur bleu où s'inscrivent des caractères tout aussi horribles m'informant qu'il y a comme un - je cite - "damage" dans mon système d'exploitation.
Windows Vista, en l'occurrence.
Serait-il possible, me demandai-je à moi-même, que ça chie dans le ventilo de ma Tour un .. 11 septembre ?!?
Dois-je composer le numéro de Jean-Marie Bigard pour obtenir une explication "plausiblement" farfelue (Mais surtout conne comme lui ..) à cet étrange et pour le moins flippant phénomène ?
Ou faire appel à Marion Cotillard et sa cervelle d'oiseau ; de piaf quoi ?
Fort heureusement le destin m'épargna cette double peine.
Mon unité centrale redémarrant miraculeusement.
Je retrouvai mon bureau avec en fond d'écran ma naïade emmaillotée, et de dos barbotante dans un océan noir et blanc.
Windows m'apostropha vigoureusement par le biais d'une fenêtre - d'où je présume son nom de Windows - fenêtre dans laquelle il était spécifié que Windows - oui comme Alain Delon, Windows se la pète à la troisième personne du singulier - que Windows, disais-je, s'était anormalement interrompu et me proposait d'en connaître la cause ...
... Ou pas !
Parce que, oui, ce qu'il y a d'épatant avec ce système d'exploitation, c'est que si tu ne veux pas savoir, tu peux !
Il te laisse le choix, à défaut de ne pas l'avoir eu quand tu fis l'emplette de ton unité centrale, vu que ce système est vendu avec.
Je suppose que c'est de sa part, le fait de te laisser ensuite le choix, un relent de culpabilité judéo-chrétienne.
Comme je ne suis pas Jean-Marie Bigard - et j'en remercie le ciel et son altesse papale, le richissime et présumé soucieux des pauvres de cette planète, le dénommé Benoît XVI - comme je ne suis pas Bigard, Madame, bref, que je tiens à connaître la vérité et non celle avinée du café du commerce où tournent les serviettes et notre Clérambard à la petite semaine, je cliquai afin de connaître la raison de ce bug surprise.
Et, comme je regrette de ne pas avoir fait de capture d'écran tant c'est énorme, mais je te l'assure sur la tête de ma grand-mère, véridique, voici ce qu'il me fut répondu :
[Aucune solution disponible dans votre langue
La solution à cette erreur n''est pas disponible dans votre langue. Cependant, elle existe dans les langues suivantes :
Alors, et comme je te l'avais "teasé", n'est-ce pas énoooOOOOooorme ?
Passons sur le fait que "les langues suivantes" ne sont qu'une.
Ce qui est déjà, avoue, pour le moins singulier.
Je me suis d'abord demandé comment il était possible qu'aucune solution ne soit disponible dans ma langue !
Au nom de quoi, comme dirait Nicolas Sarkozy ?
Ensuite, me suis dit que c'était carrément digne d'un sketch de Raymond Devos, tant cette réponse est absurde.
Enfin, ne résistant pas à narrer téléphoniquement cette incongruité numérique à ma baigneuse, celle-ci me fit remarquer qu'il y en avait une autre, laquelle lui demandais-je, eh bien, me répondit-elle, le fait que Windows m'indiquait dans ma langue que la solution n'était pas disponible .. dans ma langue !
De plus en plus énorme ..
Quoi qu'il en soit, en ce 11 septembre 2008, je trouvais plus drôle que Bigard - ce qui n'est pas très difficile, me diras-tu ! - et ce plus drôle est - comme il l'est bien spécifié - un système d'exploitation ...
... Et d'ailleurs, n'est-ce pas, là aussi, drôlement cynique, ce terme de "système d'exploitation" tant il correspond parfaitement à son géniteur, un produit du capitalisme effréné, le capitalisme devenu entre-temps par notre négligence et notre coupable passivité, ultra-libéralisme, le capitalisme étant, mais tu le sais, un système exploitant l'homme jusqu'à sa moelle.
Ce que je ne savais pas c'est que ce système n'en était pas moins dénué d'humour.
A moins que, et ça me semble plus probable, ce ne soit pas de l'humour, mais de la moquerie en lâcher de salopes .. de fenêtres.
Du Big Art, quoi ..

[Chanson Pour Le JM Bigard]
23:17 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : windows vista, bug, jm bigard, 11 septembre, théorie du complot |
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10 septembre 2008
"Bienvenue Dans La Bestialité !"
15:47 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démago, respirez, transpirez, spéculez, licenciez |
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08 septembre 2008
Elle Danse, Nadine, Elle Danse
Or donc ce matin, me voici abreuvé de mails m'informant d'un énorme buzz autour de Nadine Morano, qu'il faut absolument que je vois ça, que j'vais pas être déçu du voyage, que ça va me plaire à tel point que je vais me fendre d'un billet pas piqué des hannetons sur notre sulfureuse Secrétaire d'Etat à la Famille.
Secrétaire d'Etat à la Famille, oui.
Je crois qu'il n'est pas inutile de le (re)préciser tant notre ratatinée de Toul - T'imagines même pas comme c'est un plaisir pour moi par le terme "ratatinée" de rappeler que la Morano s'est prise une grosse branlée aux dernières municipales ! - semble l'oublier, je veux dire que cette petite subalterne décolorée, cette lèche-talonnettes patentée, ce monument de vulgarité, se comporte comme si elle avait hérité d'un maroquin suprême, un poste de Ministre.
Je te concède volontiers qu'en ces temps incertains, l'expression "grosse branlée" puisse heurter le lecteur numérique ; mais n'oublie pas que nous abordons Nadine Morano, et qu'en conséquence, c'est pour moi une question de politesse de me mettre à son diapason.
Au "La" verbal et charretier de Madame Morano.
Alors de quoi s'agit-il ?
D'une vidéo filmée à Royan lors des Universités d'Été de l'UMP - Universités sous contrôle total de Nicolas "Edvige" Sarkozy qui non content de passer, toutes les heures, des coups de fil à son pantin (Patrick Devedjian) afin de lui dicter ou corriger les textes à délivrer aux godillots y enverra son fils Jean pour, je présume, tenter d'identifier son ou ses Brutus potentiel(s) - vidéo d'une Nadine en furie gigotant comme un flanby périmé par sa date sur une piste de danse improvisée et que voici :
Alors c'est donc ça qui émoustille la toile ?
Une insignifiante Secrétaire d'Etat au regard torve dans un corps ballotant, une représentante de la République vaguement avinée, un reste de femme transpirante et rougissante ?
Je dois t'avouer que cette vidéo m'a plutôt embarrassé, me mettant plus mal à l'aise qu'autre chose.
En clair, je n'en vois pas (trop) l'intérêt.
Si ce n'est ridiculiser celle qui s'est mis en tête de faire la police sur Internet.
En ce cas, c'est pleinement - et c'est le cas de le dire - réussi.
A la limite, si, on pourrait y trouver, tout de même, quelques intérêts.
Comme constater, effaré, que l'UMP est passée du Bling-Bling à la queue-leu-leu, à la chenille et aux tournages de serviettes, mais qu'elle n'en reste pas moins dangereusement décomplexée.
Que cette vidéo est à l'image de ses Universités, un festival de décravatés, de jeunisme mal assumé censé masqué le mépris que les caciques de ce Parti ont pour le peuple, mépris matérialisé par cette danse non pas dérisoire, mais obscène.
En clair, cette vidéo nous informe que la Droite Sarkozienne n'est pas seulement décomplexée, elle est également obscène.
Tant il faut l'être pour s'offrir ainsi aux caméras alors que le compte n'y est pas !
Alors que jamais la France ne s'est trouvée dans un tel état de paupérisation.
En fait, c'est sur nous qu'ils dansent.
Et qu'ils boivent.
Et sur rien d'autre.
J'en viendrais même, vois-tu, par cette vidéo à comprendre - mais sans le plaindre - leur maître à talonnettes, sa méfiance à leur égard, à réaliser pourquoi il confie fréquemment à certains, sa garde rapprochée, qu'il est "entouré de connards."
Quoi qu'il en soit, toi futur pensionnaire du fichier Edvige, fichier indigne d'un pays démocratique, d'une République irréprochable - où cependant l'on placardise un excellent fonctionnaire de Police sous l'autel du copinage - si tu veux connaître le vrai visage de Nadine Morano, alors rien ne vaut cette vidéo :
T'as vu comme elle tord la bouche quand elle dit :
"Le Sénégal, c'est votre pays."
Et je te passe le reste tant c'est à gerber !
Tu vois que c'était pas la peine de la montrer obscène sur une piste de danse.
Elle l'est déjà sans danser.
Elle l'est naturellement.
Obscène et vulgaire.
Une image, une "i-conne" parfaitement représentative de l'UMP.
22:52 Écrit par Philippe Sage dans Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nadine morano, royan, universités d'été de l'ump, vulgarité, obscenité, nicolas et jean sarkozy |
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02 septembre 2008
Moscoveni, Moscovedi, Moscopasvici
Ah !
Pierre Moscovici !
Tu sais à qui tu me fais penser, Pierre ?
A Lionel Jospin !
[Je sais, Pierre, c'est terrible ..]
Ce bon vieux Lionel qui, du bout du bout de ses lèvres, se demandait s'il n'avait pas fait preuve de "naïveté" lors de sa campagne présidentielle de 2002 en n'allant pas chatouiller son Chirac de renard sur le thème de la "sécurité".
Et c'est bien cela, la naïveté, qui a emporté les dernières chances de Pierre Moscovici, celles d'accéder, en novembre prochain, au poste de premier secrétaire du Parti présumé Socialiste.
Tant il faut être bien naïf, ou pire encore, pour n'avoir rien vu venir.
Non mais que croyais-tu, Pierre ?
Que les Fabius, les amis de DSK ou cette belle girouette de Montebourg (le Jack Lang du 21ème siècle) allaient fidèlement te soutenir, amicalement te porter, fraternellement te sacrer, comme ils te l'avaient promis ?
C'était bien mal les connaître !
M'enfin, ne te souviens-tu pas des énormes peaux de banane qu'ils parsemèrent sur le chemin présidentiel - des primaires jusqu'au premier tour - de Marie-Ségolène ?
Car ce n'était point le camp adverse qui sortait quelques vidéos ou quelques déclarations d'antan décrédibilisant la dame de Melle, mais bien tes propres camarades, en premier lieu les Fabiusiens et les Strauss-Kahniens !
Ils ne sont pas comme toi, désintéressés, ces gens-là.
Ce sont des "combinards" de catégorie une, des "tambouilleurs" d'élite, des "ourdisseurs" de première !
Ils t'ont laissé croire, pauvre poire, à leur soutien pour mieux t'endormir, pour mieux te trahir.
Ils t'ont laissé occuper l'espace médiatique durant ces derniers mois, se disant que, enfin exposé, dans la lumière, tu t'emballerais, jusqu'à en devenir quasiment aveugle, jusqu'à ne pas voir l'impensable :
Une alliance de tes "nouveaux amis" avec la Dame de Lille.
La Martine.
L'Aubry.
Ce que tu constatas, amer et claqué, le week-end dernier, aux Universités d'été de La Rochelle !
Pourquoi elle, tu te demandes ?
Parce que, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, elle ne sera jamais "présidentiable".
Donc pour "eux", en aucun cas un obstacle.
Oh, bien sûr, elle espère l'inverse, elle s'imagine un destin royal, un avenir qui vaudrait de l'or.
Mais son manque de charisme, le poids de ses 35 heures et l'antipathie qu'elle suscite, ne la mettront jamais en position de vainqueur potentiel.
Mais bon, si elle pense qu'elle a ses chances, se sont-ils dit, autant le lui laisser croire en lui filant un os à ronger :
Le poste tant envié de premier secrétaire.
Avant de la renvoyer dans sa niche quand s'engagera la fratricide bataille qui, fin 2011, opposera François Hollande, DSK, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, et, peut-être, mais ça m'étonnerait fort, Marie-Ségolène Royal.
Ça m'étonnerait, oui, car je te fais le pari qu'elle perdra la présidence de la région Poitou-Charentes aux Régionales de 2010, et cette défaite scellera définitivement ses ambitions présidentielles.
Choisir Martine Aubry, c'était à vrai dire, géostratégiquement, leur seule option, bien qu'un choix par défaut.
Passons sur le cas Marie-Ségolène, ils la détestent.
Et pis d'abord, ils pensent, et à raison, qu'elle n'a aucune chance de décrocher le poste de premier secrétaire.
Ils se réjouissent déjà de sa mort politique.
Alors à quoi bon s'en soucier.
Restait Bertrand Delanoë.
Comment l'empêcher au vu de sa côte de popularité d'emporter le morceau ?
Eh bien, c'est simple !
Ils t'ont dit que les militants ne referaient pas deux fois la même connerie, sacrer un homme sur sa côte de popularité, comme ils le firent en novembre 2007 en portant leurs suffrages sur Marie-Ségolène, par les sondages convaincus de ses réelles chances de battre Nicolas Sarkozy dans la course à l'Elysée.
Qu'il valait mieux, dans l'intérêt du Parti ne point sacrer un champion des sondages (en réalité un "présidentiable" redoutable pour "eux") mais un homme raisonnable - toi, en l'occurrence - désintéressé, juste soucieux de remettre un peu d'ordre dans la "famille", d'être un arbitre, mais un arbitre n'ayant pas oublié l'année venue (2012) qui l'a aidé (Fabius, DSK) à conquérir le leadership du Parti.
Et tu les as crus ?
Tu es effrayant de naïveté, Pierre ..
Et ils l'ont TRES bien saisi.
A tel point qu'ils continuent en t'envoyant Montebourg pour - c'est son job - arrondir les angles, comme par exemple, j'en mettrais mes deux mains à couper, te proposer une place pour le moins enviable au sein du prochain bureau politique dont Martine Aubry sera la Thatcher en chef.
Et, comme de bien entendu, grand naïf que tu es, tu ne sauras refuser.
Bonne nuit, Pierre ...
... Et, Adieu, les socialistes !
18:18 Écrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre moscovici, larent fabius, dsk, arnaud montebourg, martine aubry, complots, naïveté |
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