26 août 2008
Quand Nicolas Sarkozy Parlait A La France Qui Souffre
Tu sais quoi ?
J'ai tout gardé.
Les discours de campagne (présidentielle) de Nicolas Sarkozy, tous abondamment ponctués de "Je veux" de "Je propose" en passant par "On ne peut pas continuer comme ça !", je les ai tous archivés.
Pourquoi ai-je fait cela ?
Parce que cet homme a maintes fois (et bien imprudemment) déclaré :
"Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous abandonnerai pas !"
Quand tu oses balancer une phrase pareille, aussi énorme, il faut t'attendre Nicolas, à ce que le citoyen te guette tout jouissant au tournant.
Y compris le site du Monde qui tenait à jour (mais ne les fait plus, bien étrangement ..) toutes les promesses que tu nous as faites, pouvoir d'achat compris.
Tu te souviens, au moins, que tu devais être le Président du pouvoir d'achat, mon Nicolas ?
Je ne te cache pas que c'est douloureusement fastidieux, mais en même temps, particulièrement utile, voire croustillant, parfois, de se replonger dans les discours de campagne de notre actuel Roi .. Président de la République.
Faut vraiment avoir rien d'autre à foutre, non plus.
Mais c'est pas plus con que de collectionner des timbres !
Et pis, quand tu tombes sur une pépite, c'est limite si tu bandes pas ta race.
Ainsi, le discours du lundi 18 décembre 2006 dans cette bonne vieille ville sinistrée de Charleville-Mézières (Où, lors de la 2002, Le Pen avait obtenu 41% des suffrages).
Ce soir-là, Nicolas Sarkozy s'adressait à la France qui souffre.
Celle à qui, depuis, il dit :
"Casse-toi pauvre con(ne)"
Ou :
"Descends un peu le dire ici, si t'es un homme !"
Et voilà LA pépite de ce discours :
"Je veux que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid."
Tu veux que je te dise ?
J'suis pas peu fier de l'avoir retrouvée celle-ci.
Ça dépasse Lionel Jospin (rires) qui lors de sa campagne de 2002 avait promis lui, zéro SDF à la fin de son mandat, soit en 2007.
Or donc, si je ne m'embrouille pas dans mes comptes, et considérant que l'homme a promis de ne pas nous mentir-trahir-abandonner, en mai 2009, note-le bien, tu ne verras plus personne dormir sur le trottoir et y mourir de froid.
Mourir de froid, ça entre dans les clous, à moins que le réchauffement climatique s'accélère copieux et que mai 2009 soit islandais, glaciaire ou sévèrement polaire.
Quant à ne plus voir un quidam dormir sur nos trottoirs dans neuf mois, ça je demande à voir.
Je sais, c'est petit même avec des talonnettes, c'est pas joli-joli ce que je suis en train de faire, mais je t'emmerde !
N'oublie pas, camarade misère !
En mai 2009, dans neuf mois (une histoire à coucher dehors - oui, y'a un jeu de mot dans cette parenthèse ...) si tu trouves un homme, une femme, couchant sur le trottoir, alors, renvoie donc ce discours de Charleville-Mézières à la face notre bon Roi avec la mention :
"Finalement, tu nous a mentis, trahis, abandonnés."
NB : En ce qui concerne la France de propriétaires - tu te souviens que Nicolas voulait faire de ce pays, un pays de propriétaires ! - c'est mal barré aussi :
Les Ventes Dans l'Immobilier Neuf Chutent De 34%.
Sinon, la (sale) blague du jour, c'est Bertrand Delanoë qui est officiellement candidat au Poste de Premier Secrétaire de ce Parti qui a l'outrecuidance de se qualifier de Socialiste.
Nous savions tou(te)s que ce Parti était gravement malade, mais à ce point-là, j'crois qu'on va arrêter le traitement et le laisser crever doucement.
Tellement y'a plus rien à faire pour lui ...
19:42 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : charleville-mezieres, nicolas sarkozy, promesses, sdf, dormir dehors, mai2009, 18 décembre2006 |
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25 août 2008
Sondage Revu Et [Honteusement] Corrigé
Or donc, hier, en ouvrant le Journal Du Dimanche ...
... Nan, je ne lis pas le Journal Du Dimanche !
C'est juste que je devais prendre un train.
De nuit.
Et qu'il n'y a rien de plus efficace que le Journal Du Dimanche pour s'endormir et fissa.
[Et pour les chiottes, j'ai France-Soir ..]
Or donc, disais-je, hier, juste avant de piquer un roupillon ferroviaire, j'ouvrais le JDD et y découvrais un sondage IFOP.
Et que m'apprenait-il cet institut sondagier ?
Que Nicolas Sarkozy gagnait 2 points pendant que François Fillon en perdait 1, ce qui en langage journalistique (du dimanche) se traduit par :
- Sarkozy : +2
- Fillon : - 1
Et là, est-ce l'effet train de nuit ?
Quoi qu'il en soit, me suis dit en moi-même, qu'il manquait comme un important détail à ce glorieux tableau "aoûtien".
Et, comme j'suis pas bégueule et que j'aime rendre service à la Nation, je m'en vais sur le champ le corriger :
- Sarkozy : +2
- Fillon : - 1
- Soldats Français en Afghanistan : - 10
Et là, ça a déjà plus de gueule.
Non ?
En tous les cas, on se rapproche peu ou prou de la vérité ...
20:17 Écrit par Philippe Sage dans Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jdd, ifop, sondage, côte de popularité, sarkozy, fillon, afghanistan |
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21 août 2008
De Quoi Tu Te Mêles, Jean-Pierre ?
Jean-Pierre ose tout.
C'est même à ça qu'on le reconnaît.
Or donc, notre poitevin ...
... Qui n'est candidat à rien, mais qui, en même temps, brigue de toutes ses forces et de tous ses réseaux, la présidence du Sénat !
Or donc, ce pauvre Jean-Pierre estime que Martine Aubry ..
Bon déjà, si j'puis me permettre, rien qu'avec Jean-Pierre Raffarin, ce billet commençait de la pire des façons possibles, tant la France d'en haut comme d'en bas se fout, mais à un point, de Jean-Pierre !
Mais alors en y ajoutant Martine Aubry, là, j'envoie tout le monde se bourrer la gueule au café le plus proche.
J'en ai conscience, tu sais, mais l'actualité politique française est d'un tel niveau, qu'elle t'expédie direct à la Civette ou, pire, sur TF1.
Pire, parce que, au moins, à la Civette, y'a Marcel qui fait le spectacle.
Or donc, disais-je, notre fieffé poitevin de Raffarin estime que Martine Aubry est le meilleur choix pour le PS.
D'où le titre :
"Mais de quoi te mêles-tu, Jean-Pierre ?"
Crois-tu, toi que Nicolas traite de "Pauvre Con" via le badaud agricole, que c'est sa préoccupation principale à notre mou du Poitou de savoir QUI sera le prochain premier secrétaire du PS ?
Bien sûr que non.
Il s'en fout comme nous nous foutons de son existence.
Je parle de l'existence de Jean-Pierre.
Mais entrons dans le vif.
Que dit Jean-Pierre ?
Il dit que pour le poste de Premier Secrétaire du PS, Martine a le meilleur profil ..
C'est vrai que de profil, elle est légèrement moins désagréable que de face.
Tu marques un demi-point, Jean-Pierre !
... Que deux traits seront déterminants pour décrocher le poste tant disputé - et je me demande bien pourquoi - de premier secrétaire du PS, et ces deux traits sont :
1 - La Compétence.
2 - La Sincérité.
Deux traits qui sont totalement étrangers à Jean-Pierre.
La compétence, pas la peine de développer ...
Suffit de se souvenir de son passage à Matignon.
Et de son idée du Lundi de Pentecôte, par exemple.
Quant à la sincérité, un gars qui soutient Giscard, puis Chirac, puis Sarkozy, franchement, à part Jack Lang, on ne connaît pire girouette, pire opportuniste ou pire carriériste.
Voire les trois.
Raffarin est un type qui se place TOUJOURS dans le camp du vainqueur potentiel.
Un mec qui en a, quoi.
En jargon cycliste, on appelle ça :
Un "suceur de roues".
Et encore, je reste poli.
J'ajoute que par le passé, et un passé bien récent, Jean-Pierre ne fut pas le dernier à casser de l'Aubry, notamment sur le thème des 35 heures.
Alors pourquoi notre insignifiant estime-t-il que ?
Oh c'est simple :
Par haine de Ségolène Royal.
Notre omelette poitevine n'a, vois-tu, toujours pas digéré sa défaite aux régionales de 2004.
Dans un langage châtié, je pourrais dire que c'est juste un mauvais perdant.
Dans un langage plus relâché - qui est celui du politique à la buvette de l'hémicycle - c'est un mauvais coucheur ne supportant pas de s'être fait baiser et qui en garde une rancune qui ne le grandit pas.
Bien au contraire.
Oui, Jean-Pierre est amer.
Petitement.
Plutôt que royalement.
Et il ne se prive pas de la répandre, son amertume, précisant que Marie-Ségolène "souffrira toujours de son manque de sincérité."
Oh bien sûr, on pourrait y voir un comique.
De répétition.
Cette aversion pour la Dame de Melle - que je n'aime guère, pour aimable rappel ..
Sauf que, ce publicitaire raté aux slogans bas de plafond, cet adepte de la politique à papa, manque tellement d'envergure, qu'il me semble exclu de lui accorder - même bourré - de l'esprit.
Il est intéressant de noter que le Figaro prend comme un malin plaisir à préciser que le choix de Jean-Pierre (Martine Aubry) n'est pas celui des français.
Ce qui n'est pas une nouveauté.
Jean-Pierre Raffarin n'a JAMAIS été, lui-même, le choix des français, et ne le sera jamais.
Et tant mieux.
Bonne nuit, Jean-Pierre.
22:21 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-pierre raffarin, martine aubry, ségolène royal, opportunisme, carrièrisme, politique à papa, girouette |
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17 août 2008
" .. Is My Card .."
Autant le dire tout de suite, les "Comics" n'ont jamais été ma tasse de thé.
Ces pantins masqués, grotesquement attifés, ne m'ont jamais fait bander.
Ni rêver.
Je préférais, et de loin, l'univers de Pif Gadget, le Lieutenant Blueberry - j'ai une passion sans bornes pour les lieutenants ... - et la Panthère Rose.
Cela dit quand le "Comics" débarqua au cinéma, en amoureux transi que je suis du 7ème art, je pris mon billet avec le secret et fol espoir d'aimer enfin le justicier volant, d'apprécier à sa juste démesure le zorro des airs et du vent.
Nous étions en 1978 et Richard Donner ("La Malédiction") adaptait "Superman" pour le gros écran.
J'eus de la peine, mais vraiment, pour Marlon Brando.
De la compassion, prémonitoire, pour Christopher Reeve.
Tant tous deux étaient ridicules dans ce redoutable et pathétique navet.
Je me dis que décidément, les "Comics" ça n'était pas mon truc.
Et que ça ne le serait jamais.
Sauf que ..
Sauf que à la fin des années 80 et jusqu'à aujourd'hui, ils revinrent mais cette fois, filmés par la Ligue Une des réalisateurs, Tim Burton d'abord ("Batman", "Batman, Le Défi") puis Bryan Singer ("X-Men" et "X-Men 2") et Sam Raimi (Spiderman 1, 2 et 3).
Singer et Raimi m'ont réconcilié, mais assez mollement, avec les "Comics".
Films plaisants, mais qui m'en touche une sans faire bouger l'autre.
Quant aux deux "Batman" de Tim Burton ..
Comment dire ?
J'aime le cinéma de Tim Burton, pas tout, une bonne grosse moitié tout de même, mais là, non, non, non et re non !
Je sais, la presse comme le public encensèrent déraisonnablement les "Batman" de Burton.
Je me demande toujours pourquoi !
Prenons le premier avec Jack Nicholson dans le rôle du Joker !
Insupportable Nicholson qui fait, le salopiaud, de ce psychopathe, un phénomène de foire au rire con.
Il cabotine, Jack, il fait son numéro, sa diva, et dénature complètement le personnage, à la base effrayant, du Joker.
J'appelle ça du sabotage.
Quant au second avec Dany DeVito dans le rôle du Pingouin, c'est même plus du sabotage, c'est un naufrage.
Je crois que jamais je n'ai vu à l'écran un personnage aussi irritant, crispant, criard, ridicule !
A la limite j'préfère encore m'envoyer l'intégrale de Lara Fabian !
Quant au Batman, joué par Michael Keaton, il est fadasse, sans relief, insignifiant.
Je passe évidemment sur les deux "Batman" qui suivirent ("Batman Forever" et "Batman & Robin") tournés par ce gros tâcheron de Joel Schumacher, qui ne firent qu'aggraver mon aversion pour les "Comics".
Quand soudain, surgit Christopher Nolan avec "Batman Begins", cinquième opus que je vis récemment en DVD.
Je n'attendais rien de Christopher Nolan, tant ses deux premiers films ("Memento" et "Insomnia") étaient surfaits, surestimés, lourdauds.
Pour moi, Nolan, n'était rien d'autre qu'un faussaire à l'imagination pénible.
Il prouve le contraire, et de fort belle façon avec "Batman Begins".
Enfin, un réalisateur qui s'intéresse à la psychologie de Bruce Wayne alias Batman.
Et même si - pardonne le jeu de mots à balle deux - ça ne vole pas très haut en matière d'analyse freudienne ou lacanienne, on se contente assez bien de cette dualité qui tiraille le héros, le tiraille à ce point, qu'il ne sait au fond où se situe le Bien, où se situe le Mal.
Qu'est-ce que le Mal ?
Qu'est-ce que le Bien ?
Il est intéressant ce questionnement, il est permanent, et fait de Bruce Wayne un schizophrène certifié.
Et là, ça change tout.
Voilà un homme bouffé par la colère, rongé par une envie terrible, celle de se venger, la vengeance pour seule justice, et qui va être formé au combat par des intégristes de l'ordre, en clair par des fascistes.
Voilà pourquoi "Batman Begins" est réussi, tant il est ambigu, quand bien même la fin du film serait épouvantablement longue.
Chiante, pour être cru.
Quoi qu'il en soit, emballé par le Batman de Nolan, c'est en courant que, hier, je me rendais au cinéma voir son deuxième épisode :
"The Dark Knight".
9€30.
Autant le dire, ça les vaut pas.
Car enfin et sans barguigner, si ce film tient la distance, c'est uniquement par une performance d'acteur assez incroyable, celle de Heath Ledger dans le rôle du Joker.
Rarement j'ai vu un méchant aussi impitoyable, cynique, insaisissable.
Il dépasse dans la folie et son envie de détruire, Verbal Kint (Kevin Spacey dans "The Usual Suspects") ou John Doe (Encore Kevin Spacey dans "Seven").
Il est un enfant d'Orange Mécanique de Kubrick.
Le pitch - comme on dit - tient sur un post-it :
"Si Batman ne montre pas son vrai visage, alors moi le Joker, je tuerai aveuglement, sans pitié, avec délectation."
On peut pas faire plus simple et plus basique.
Mais on s'en fout, du pitch, il n'est qu'un prétexte.
Il n'est pas important.
Tout comme Batman.
Et d'ailleurs, qu'il soit incarné par Keaton, Kilmer, Clooney ou aujourd'hui Christian Bale, personne, t'as remarqué, ne s'en émeut.
C'est d'ailleurs ce que lui dit Le Joker :
"Tu n'es qu'un monstre dont tout le monde se fout. A freaks, like me ! .. Ils se servent de toi. Mais quand il n'y aura plus de délinquance à Gotham City, ils te rejetteront."
Et il a raison.
Il est fascinant, Heath Ledger en Joker.
Il nous happe.
Carrément.
Il ne représente pas le Mal, mais le chaos.
Il détruit par plaisir, il ne sait QUE détruire, et peu importe que ce soit un hôpital, un homme ou un chien, c'est pareil pour lui.
Rien n'a de valeur.
Voilà pourquoi il est insaissisable : il n'a aucune valeur !
Et on s'ennuie ferme quand il n'est pas à l'écran.
On applaudirait presque quand il réapparaît grimaçant, se pourléchant les lèvres avec sa langue.
On reste sur sa faim quand se termine le film.
Non pas à cause du final ; au contraire !
Vu que pour une fois, dans un Blockbuster, le bien n'est pas vainqueur !
Tant il est impossible de rivaliser avec le machiavélisme du Joker.
Non, si l'on reste sur sa faim c'est que l'on comprend que Nolan avait dans l'idée de nous offrir une autre confrontation entre le Batman et le Joker.
Sauf que ce ne sera pas possible.
Vu qu'il est mort, Heath Ledger.
Et franchement, il faudrait être fou, ou bien stupide, pour lui trouver un remplaçant.
Une dernière chose :
Ne vois surtout pas ce film en VF !
Le saligaud qui double Heath Ledger salope carrément son jeu d'acteur.
Vois-le en VOST, par respect pour la performance du comédien génial qu'il était.
Et je te jure qu'elle te poursuivra longtemps, la voix du Joker.
La folie de Heath Ledger
19:46 Écrit par Philippe Sage dans Tchi-Tcha ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : heath ledger, the joker, christopher nolan, batman, schizophrénie, comics, performance d'acteur. |
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14 août 2008
Lagarde Des Sots
Or donc - et comme c'est étonnant dis-donc ! - notre PIB part en brioche.
En clair, il ne va pas croissant.
Même qu'on battrait des records, mais à l'envers, vois-tu.
Mais à qui la faute ?
Christine Lagarde ...
Tu sais celle qui, sans rire, nous invita à faire preuve d'intelligence face à la hausse effrénée du prix du pétrole, soit renoncer à la voiture pour enfourcher le vélo afin de te rendre au turbin, ce qui fit super (moyennement) marrer l'employé dont le lieu de travail se situe bien souvent à plus de trente bornes de chez lui.
Et considérablement énerver le marin-pêcheur qui, à juste titre, ne se voyait pas pécher le thon rouge en pédalo.
Christine Lagarde, disais-je, a sa petite idée sur les causes de la récession .. du recul constant de notre PIB.
Le fautif, pour Madame Lagarde, c'est toi, c'est moi, c'est nous.
C'est du moins ce qu'il me semble comprendre à la lecture de l'entretien qu'elle accorde ce jour au Figaro, notamment quand elle dit, deux points, ouvre tes guillemets ma jolie :
"(...) Je crois, surtout, qu'il y a une certaine frilosité des français à investir dans l'immobilier, en cette période d'incertitudes sur l'évolution du marché."
"Une certaine frilosité", donc.
Les mots ayant un sens précis, et Madame Lagarde ne l'ignorant certainement pas - sinon, c'est grave - compulsons notre dictionnaire et constatons :
Frilosité : caractère frileux.
Bien.
On remonte d'une définition :
Frileux : craintif, apeuré. Ex : "Une attitude frileuse devant la vie."
Conclusion : Madame Lagarde estime que nous sommes peu ou prou des chiffes molles qu'en n'auraient bézef pas dans le froc, que nous sommes des petites choses qui manqueraient de courage, rechignant à prendre des risques inconsidérés mais bons pour le pays, rongés par la peur - cette mauvaise conseillère, n'est-ce pas ! - que nous sommes.
L'analyse des économistes est un peu plus mesurée, si j'peux me permettre, Madame ...
.. Ces mêmes économistes qui ne cessent depuis des mois de vous dire que vos prévisions de croissance dépassent l'entendement au point qu'ils se demanderaient, les mecs, si vous ne seriez pas, soit idiote, soit incompétente, et qu'il serait grand temps, quand bien même serait-il trop tard, d'ouvrir les yeux, de revenir sur Terre, et d'arrêter de raconter des fadaises, pour ne pas dire des conneries aux concitoyens que nous sommes (Traduction personnelle, certes, mais qui n'est pas loin de ce que l'économiste pense tout bas de Madame Lagarde).
... Plus mesurée disais-je, se trouve être l'analyse des économistes, qui ne parlent pas de "frilosité" des français, mais "d'attentisme."
Ce qui n'est pas pareil.
Du tout.
La preuve :
Attentisme : attitude politique consistant à attendre que les événements s'annoncent pour prendre une décision.
Bref, Madame Lagarde, l'économiste, il (te) dit (mais t'es sourde, faut croire ..) que nous ne sommes pas "frileux", mais sage devant la conjoncture.
Ou, au demeurant, que nous faisons preuve de prudence, voire de pragmatisme de bon aloi.
En d'autres termes, l'économiste nous prend pour des adultes responsables, quand toi, Madame, tu nous traites comme des enfants de CM2.
J'vais te dire, Madame, j'voudrais bien, moi, investir dans l'immobilier, j'te t'assure, mais vu le merdier économique ambiant, t'es gentille, mais j'vais pas me mettre en faillite personnelle pour tes beaux yeux et tes cheveux gris argentés de bourgeoise patentée.
Il y a quelques mois, notre bon roi, Nicolas Sarkozy, via un badaud nous traitait de "pauvres cons", puis plus tard répondant à une question de Mâhâme Chabot, nous insultait une seconde fois en insinuant que nous n'étions pas si sots - ce qui sous-entendait clairement que nous l'étions, mais pas tant que ça .. -
Madame Lagarde, elle, nous prend ouvertement pour des cons en pariant sur notre sottise.
20:56 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christine lagarde, pib, recession, frilosité, attentisme, economie, sarkozy |
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12 août 2008
Bonne Nuit, Peuple De France !
Or donc le dalaï lama est en France pour douze longs jours mais son altesse Carlabrunesque, Monsieur Nicolas Sarkozy, ne le rencontrera pas.
Sinon sa femme.
Les mauvaises langues prétendent que c'est la Chine (un pays de plus en plus populaire .. surtout pour les industriels occidentaux que les scrupules n'étouffent guère) c'est la Chine, disais-je, qui dicterait l'agenda de notre bien-aimé Président, en clair, il lui aurait été fermement ... gentiment demandé de ne point recevoir en son palais Elyséen le sieur Lama afin de ne point ternir une amitié florissante .. désintéressée, entre la Chine et ce pays pittoresque qu'est le notre, la France.
Non mais vous déconnez ou quoi, les mauvaises langues ?
Avez-vous oublié que Monsieur Nicolas n'est pas homme à se laisser dicter quoi que ce soit par qui que ce soit ?
Que si on lui chatouille un peu trop les arpions, il te demande de descendre si t'es un homme, un vrai ?
Crois-tu, espèce de sale gauchiste, que notre Nicolas se plierait aux exigences chinoises, lui, qui courageusement, t'envoie balader le premier insolent par un retentissant et formidable :
"Casse-toi pauvre con !"
Oh certes, le Président Jintao, en bon chinois qui se respecte, lui a très probablement dit à notre Nicolas :
"Touche-moi pas avec tes Droits de l'Homme !"
Mais c'est pas grave-grave ...
Ménard ou Cohn-Bendit s'en occuperont des Droits De L'Homme.
Non ?
Et Kouchner, tu dis ?
Mais laisse-donc Bernard tranquille !
Il a d'autres chats à fouetter, comme se mettre en quatre, si ce n'est en huit, pour que Géorgiens et Russes cessent de s'envoyer des missiles à la face.
Du Monde.
Le Monde qui s'en fout bien de l'Ossétie Du Sud trop occupé à applaudir les exploits olympiques de Monsieur Phelps et lyncher comme il se doit, l'ingrat, celle qu'il vénérait il y a moins d'un an encore, Laure Manaudou.
Oui le Monde s'en branle du Caucase, le Monde est cruel, égoïste, injuste, mais ça n'est point une nouveauté.
Au passage, on saluera le timing Géorgien : déclencher, avec le feu vert de l'administration Bush, un conflit en pleine période de Jeux Olympiques, c'est du grand art !
Ou du grand guignol quand ensuite, George Walker Bush Junior en rajoute s'indignant de la riposte Russe, demandant même que cela cesse !
N'empêche que, la fenêtre de tir était osée, mais parfaite si l'on considère que le Monde et son Armada de caniches .. de journalistes préféreront toujours traiter des Jeux que de nous expliquer les enjeux Caucasiens.
Quel cynisme, quel chef d'oeuvre !
Mais revenons à nos moutons ...
Or donc, toi le bobo meublé Ikea du salon en passant par tes chiottes, tu estimerais que si notre bien-aimé président ne reçoit pas le dalaï lama ce serait parce que nos "amis" chinois lui aurait fortement déconseillé de le faire ?
Lui rappelant quelques contrats juteux en bas desquels il manquerait encore le sésame, la précieuse signature.
Mais qui es-tu pour mettre en doute l'intégrité et l'indépendance d'esprit de notre Président ?
Et puis, oh ! Crois-tu que nous sommes les mieux placés pour donner des leçons d'humanité aux autres quand tu vois l'état de nos prisons et la façon dont nous traitons le clandestin, le sans-papiers, dans nos centres de rétention que le monde entier nous envie, y compris la Chine ?
OK d'ac, pas loin de chez nous, une certaine Madame Merkel n'a pas rechigné, elle, à recevoir le dalaï lama.
Mais du coup, et bien fait pour elle ! Madame Merkel ne put se rendre à la splendide cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques Chinois !
Selon le bon principe asiatique qui dit :
"Pas de bras, pas de chocolat !"
Que dis-tu ?
C'est elle qu'avait, de son plein gré, décidé de ne pas se rendre à cette cérémonie ?
Moui ...
Mais elle n'est QUE chancelière de l'Allemagne, alors que notre Nicolas est Président de l'Union Européenne, mon pote !
Ça implique bien d'autres compromissions .. obligations, comme ménager la chèvre et le chou.
Reste à savoir, je sais, qui joue la chèvre.
Allons soyons sérieux, et recouvrons nos esprits.
C'est un faux procès que tu fais à Nicolas.
Nicolas qui nous a dit, souviens-toi :
"Je ne vous mentirai pas. Je ne vous trahirai pas."
N'est-ce pas joli ?
On dirait du Jack Lang ("Socialiste, je suis ; socialiste je resterai !") !
Rappelle-toi également, que le soir de sa victoire, le 6 mai 2007, c'est aussi Nicolas qui, extatique, déclama :
"Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle."
C'est émouvant, non ?
[Et d'autant plus aujourd'hui ...]
En entendant cela, il se sentit tout ravigoté le Tchétchéne.
Mais aussi, le Tibétain.
Le Tibétain tyrannisé par le régime Chinois.
Le Tibétain représenté par le dalaï lama.
Celui que Nicolas ne peut rencontrer, si ce n'est donc sa femme, alors qu'il séjourne douze longs jours sur notre sol.
Terre bénie des Droits de l'Homme.
Mais, je présume que c'est reculer pour mieux sauter !
Voilà tout !
C'est une stratégie qui, c'est vrai, je te le concède bien volontiers, me laisse pantois.
Je veux dire celle qui consiste à fêter l'Avent avec le Colonel Kadhafi, la Fête Nationale avec le président Syrien et les Jeux Olympiques avec le régime Chinois.
Belle brochette, non ?
C'est vrai, nous pourrions nous en indigner, mais au nom de quoi ?
D'une éthique ?
D'une morale ?
Allons, c'est fini tout ça !
Ne crois-tu pas, camarade, qu'il est temps de grandir, de se comporter en adulte, responsable et pragmatique ?
Que ce n'est pas se prostituer que de serrer la main aux dictateurs de ce Monde, mais (tenter de) sauver notre économie du marasme, et reporter à l'an prochain quelques délocalisations prévues pour demain.
Alors que, le dalaï lama, il a quoi ?
A nous vendre ?
Et surtout, à nous acheter ?
La paix de l'âme ?
Tu crois que c'est la paix de nos âmes qui va faire bouffer nos ouvriers ?
Alors, tu vois bien qu'il a raison notre Nicolas de faire des courbettes .. des risettes en talonnettes aux dictateurs et aux tyrans.
C'est pour notre bien à tous.
C'est pour sauver NOS entreprises.
Et, s'il y a le temps, quelques emplois.
Pas tous.
Mais comme dit le dicton Chinois :
"On ne fait pas d'omelette aux pousses de bambou, sans casser des oeufs !"
Bien sûr, c'est vrai, comme toi, je l'avoue, j'ai honte.
Et je me dis que ça ne fait que commencer.
Qu'elle va aller grandissante, cette honte.
Mais, tu sais, c'est comme pour tout, on finit par s'habituer.
Même à avoir honte.
Oui, même à "ça", on finit par s'y faire.
Il suffit de fermer les yeux, allumer ta télé et prendre du Xanax, matin, midi et soir.
Bonne nuit, peuple de France !
18:06 Écrit par Philippe Sage dans Mauvaise Foi | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dalaï lama, nicolas sarkozy, angela merkel, géorgie, russie, chine, dictature |
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05 août 2008
Ce S'ront Donc Toujours Les Salauds Qui Nous Boufferont L'Caviar Sur L'Dos [*]
[*] Coluche dans "Misère"
Alors voilà, a y est, ils ont fini par le dire, les constructeurs automobiles :
Fabriquer une voiture hybride, celle qui préserve l'environnement - ce qui reste à démontrer - ça coûte de la thune.
Beaucoup (trop).
Et donc - je fais vite - elle seront, quoi qu'on en dise et quoi qu'on fasse, plus chères à l'achat que les voitures traditionnelles.
Conclusion :
Seuls les fortunés, les aisés, pourront s'offrir ce genre de véhicule.
Mais qui pourrait encore s'en étonner ?
Ne vois-tu pas que petit à petit, on renonce, ou plutôt on se fait à l'idée que dans un futur (très) proche, il y aura clairement deux offres (et demi) de consommation :
L'une pour les riches - et les vaguement aisés.
L'autre pour les pauvres - et les classes très moyennes.
Et le demi ?
C'est pour les classes moyennes "surnageantes" qui de temps en temps pourront s'offrir un produit - car tout est produit désormais, même ce qui s'écoule dans l'hideux gobelet de la machine à café, celle de ton entreprise qui te paye au lance-pierre - s'offrir, disais-je, un produit destiné aux riches (et aux vaguement aisés) TOUT en sacrifiant un de leur budget, par exemple celui des sorties et/ou des loisirs.
Mais au train d'enfer où vont les choses, il n'est pas déraisonnable ni même pessimiste - et que l'on me traite de déclinologue, sache que ça m'en touche une, sans faire bouger l'autre ! - de se demander combien de temps encore nous aurons des classes moyennes aussi éloignées des pauvres que des riches ?
Or donc oui, petit à petit, et sans que les peuples ne s'en émeuvent ni ne mouftent, un monde "bipolaire" se dessine, celui des pauvres et celui des riches.
Et ce n'est plus une question géographique, genre le Sud versus le Nord.
Non !
C'est une question mondiale.
Mondiale, comme mondialisation.
Il est déjà là, ce monde.
Il se dessine jour après jour.
Le low-cost pour le pauvre.
Le high-tech pour le riche.
Le riche roulera en voiture préservant l'environnement, résidera dans une maison à panneaux solaires, continuera à se rendre au théâtre, au cinéma, aux spectacles.
Ce sont dans les meilleures écoles (privées de préférence) qu'il enverra ses enfants étudier.
Il pourra se soigner, manger bio, manger bien.
Mais il ne sera pas nombreux.
Pas même un dixième de la Planète.
Le pauvre roulera en Logan ou équivalent, résidera dans un pavillon, le même exactement que son voisin, un logement social déguisé ; il regardera la télévision, cette chère télé qui lui vendra, par de terrifiantes "Confessions Intimes", une misère plus grande que la sienne afin qu'il ne se révolte point.
Il priera pour que l'école publique dans laquelle il inscrira son enfant soit la moins pire possible.
Il fera l'impasse sur certains soins essentiels (les dents, par exemple) faute de ne pouvoir s'offrir une mutuelle.
Il mangera de l'eau, il mangera mal, s'étonnant de se voir grossir à vue d'oeil, d'augmenter son taux de cholestérol ; mais que pouvait-il espérer d'autre(s) en faisant ses courses dans un Hard-Discount ?
Il sera nombreux.
Plus de la moitié de la Planète.
Quant aux classes moyennes, elles courent, tant elles savent que leur temps est compté : soit elles gagnent - et vite, avant deux ans - le camp des aisés, et par n'importe quel moyen quitte à arnaquer son prochain en se lançant dans un commerce plus que douteux, soit elles tombent dans le camp des pauvres, et adieu Berthe !
Tu vas me dire que ce(t) (im)monde existe déjà.
Oui.
Mais demain, ce sera pire.
Lors de mon passage à Marseille, je rencontrai celles et ceux qu'on appellent - à tort - des marginaux.
S'ils arrivent à s'en tirer, mais bien chichement, c'est parce qu'ils savent tout faire :
Le ciment, le béton, l'électricité, la peinture.
Ils te démontent un ordi, une machine à laver, un moteur, et te le remonte nickel, en état de marche.
Ils ne regardent pas la télé.
Ils préfèrent la Médiathèque pour continuer à apprendre, découvrir, s'instruire.
Ce sont les rois, les reines du système D.
Mais ils en bavent.
Ils en bavent sans se plaindre.
Sans jalouser qui que ce soit.
Pour celles et ceux qu'ont des enfants, c'est encore plus dur - quelle évidence ! - pourtant ils et elles se démerdent admirablement bien.
Ils sont riches à l'intérieur.
C'est totalement un choix de vie.
Et il est beau, il est infiniment respectable.
Ce que j'ai retenu à leurs contacts, outre leur lucidité, c'est que si tu n'es pas un touche-à-tout, si tu ne sais pas tout faire, même un peu, alors t'es mort !
Ils sont sauvages et fiers de l'être.
Et ils ont sacrément les pieds sur Terre.
Ce sont les derniers des Mohicans.
Ce que je veux dire, c'est que dans ce monde qui se dessine, avec clairement d'un côté les pauvres et de l'autre les riches, il te reste une troisième voie :
Être le dernier des Mohicans.
Dont le but n'est pas d'avoir mais d'être.
Juste Être.
Et être Juste.
Bonne chance ...
18:38 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coluche, mondialisation, riches, pauvres, classes moyennes, low-cost, high-tech |
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04 août 2008
Sarko.C.I.A
Avant toute chose, il est où mon Jack ?
Youhou Jack, t'es où chéri ?
Sacré Jack Lang, jamais là quand on le cherche !
Tu te souviens, mon ami, de ce qu'il disait de la réforme des institutions, dont il est le coauteur ?
Tu devrais.
En autre, qu'elle ne donn(er)ait pas plus de pouvoir au Président de la République, mais au Parlement.
Or donc il fut le seul socialiste (rires ...) à voter positivement à cette réforme, puis, devant le tollé que son "oui" provoqua chez ses "amis" zozocialistes, il monta sur ses (tous) petits chevaux de bois, et, empruntant la langue des dits chevaux, déclama théâtral :
"Socialiste je suis, socialiste je resterai !"
Avec ce genre d'envolée lyrique, Corneille peut continuer à bouffer les pissenlits par (la) Racine !
Sans oublier que c'est le même Jack qui, il y a quelques mois, nous gratifia d'un pompeux mais très rigolo :
"Je suis né socialiste, je mourrai socialiste."
J'crois que Jack tente de décrocher le Prix de l'Humour Politique 2009, titre qui manque effectivement à son palmarès.
Jack ose tout, en vérité, et c'est bien à cela "qu'on" le reconnait !
Bon alors t'es où mon Jack ?
A La Baule ?
A St-Trop' ?
A St-Barth ?
Ben reviens, et vite, car l'homme à qui tu as dit merci ..
Bon, serait-il possible d'arrêter ce concert ridicule de Mariah Carey sur Virgin 17, les gars ?
Oui, je sais, elle est TRES déshabillée cette Mariah - qu'elle se foute carrément à poil d'ailleurs au point où elle en est rendue ! - même que c'est pas du tout vulgaire son accoutrement transparent, sinon vous ne la materiez pas avec ces yeux de merlans frits pas frais, mais moi je bosse, là !
'Scuze moi.
Y'a des potes (bizarre, ces potes, oui ...) à moi qui squattent mon LCD ébaubis par la plastique - énorme, dans tous les sens du terme - de Mariah Carey.
Me demande ce qu'ils ont dans la tête mes copains.
Et par la même occasion, ce qu'il y a dans celle de Mariah Carey ..
On dirait - j'te jure - qu'elle va se suicider dans cinq ou dix minutes.
Cette fille est soit dépressive, soit maniaco-dépressive.
Et je m'y connais.
Bon, où en étais-je ?
Ah oui, Jack Lang !
Faut que t'abrèges tes vacances de "socialiste" Jack, car l'homme à qui tu as dit merci, Nicolas Sarkozy, vient de s'octroyer un nouveau privilège.
Figure-toi que les Services Secrets Français qui jusqu'ici dépendaient de Matignon, dépendront désormais de L'Elysée.
Et pas qu'un peu.
Dans le document que s'est procuré le quotidien Le Monde, notre chef de l'Etat .. notre altesse écrit, entre autre ceci, au nouveau coordonnateur du renseignement, deux points, ouvrez les guillemets :
"Point d'entrée auprès de moi des services de renseignement des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l'économie et du budget, vous coordonnerez et orienterez leur action (…) Vous leur transmettrez mes directives".
En clair, notre bon roi qu'était déjà le Chef des Armées devient également - en plein dans nos vacances d'été où nous avons la tête ailleurs - celui des Services Secrets Français !
Elle est pas belle la vie ?
On n'a JAMAIS VU un Président de la République Française détenir autant de pouvoirs - et que dire quand il sera le déguisé Président de France Télévisions ? ... Déjà qu'il est celui de TF1, LCI, Direct8, et j'te passe la presse et les instituts de sondage .... ?
Ce qui est pathétiquement drôle, c'est que Le Monde nous révèle cette "info" de juillet, le ... 4 août !
Or, que fêtons-nous le 4 août, ami sans-culotte ?
L'abolition des privilèges, bien sûr !
Tu disais quoi déjà, Jack ?
Qu'avec la jolie réforme des institutions, le Parlement aurait plus de pouvoir, en aucun cas le Président de notre Monarchie Républicaine ?
Eh bien, tu sais quoi ?
Ton président vient de caguer dessus.
Bonne vacances, Jack.
PS1 : Tu te souviens de Sarko faisant son jogging avec un t-Shirt NYPD ?
Eh bien à ce T-Shirt, il vient d'y ajouter une casquette.
Celle - en photo, là-haut - de la CIA.
Je précise qu'aux pieds, il porte des NIKE.
Pourquoi ?
Parce que c'est nous.
Qu'il "NIKE" [Période de vacances, comprises] !
PS2 : "La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. (…)"
[Alexandre Soljenitsyne, le 8 juin 1978 - Extrait d'un discours prononcé devant l'Université de Harvard]
21:58 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, privilège, renseignements, cia, mariah carey, jack lang, alexandre soljenitsyne |
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L'Esplanade Tranquille
Bon déjà, je te présente toutes mes excuses aoûtiennes pour cette photo de genre considérablement pourrie, mais vu la foule - 42% des français ne partent pas en vacances cette année et ça se voit ! - j'ai shooté dans l'urgence armé de mon seul téléphone portable dont le nombre de pixels radioactifs n'est pas sa première qualité.
Ensuite, ce n'est pas l'angle que je souhaitais, sauf que, pour l'obtenir, il me fallait arrêter la circulation, une circulation anormalement conséquente pour un mois d'août - mais sais-tu que cette année, 42% des français ... - et comme je tiens encore un peu à la vie, c'est piteusement que je renonçai.
Dommage car l'angle en question - situé à l'exact l'opposé de celui-ci - m'offrait en photo et le nom de l'esplanade, et le nom de sa station de métro.
Car il est là, mon courroux, camarade !
Comme tu le vois, cette esplanade de Toulouse porte le nom de François Mitterrand !
Or, comment se nomme la station de métro perchée sur cette esplanade ?
JEAN JAURES !
Non mais quelle ignominie !
Ah mais quel scandale !
Faire cohabiter dans le même espace Jean Jaurès et François Mitterrand !
Mais qui a pu décider d'une chose pareille, d'une telle hérésie ?
D'emblée je pensai à Nicolas Sarkozy, ce qui serait somme toute logique vu que lors de sa campagne présidentielle il n'eut de cesse de le citer : Jaurès.
Mais non, pour une fois c'est pas lui.
Non, c'est Jean-Luc Moudenc un centriste mou de l'UMP qui avec son équipe de losers décidèrent de baptiser cette esplanade, François Mitterrand !
Honte à toi Jean-Luc qui mélange un vrai socialiste (Jean Jaurès) à un renard de Droite (François Mitterrand) qui, certes, a passé l'arme à gauche, mais qui n'en était pas moins de Droite.
Ne sais-tu donc pas que le seul(e) Mitterrand qui soit un pur socialiste, c'est .. Danielle.
A moins que, comme la majorité des femmes, elle simule ...
Faire cohabiter Mitterrand et Jaurès, Jean-Luc, je suppose que t'appelles ça, l'ouverture ?
Tu sais comment ça vaut, sur vingt ?
Même pas un beau dix ..
Tu me diras, ces imbéciles de socialistes toulousains furent les premiers à te féliciter.
Mais bon, en restent-ils de vrais socialistes aujourd'hui ?
Je sais camarade, tu es train de te dire que je mollis gravement du genou : m'insurger pour si peu !
Tu as raison.
Et d'ailleurs tu marques un point ; soit autant que le PSG en trois matches de Ligue 1.
Mais t'inquiètes, je reviens ce soir avant minuit avec un billet consacré à ... Nicolas Sarkozy.
Eh oui, même en vacances, il continue son omniprésidence.
Et tu vas voir, c'est du gratiné.
A tout à l'heure !
18:45 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mitterrand, esplanade, jaurès, métro, moudenc, toulouse, sarkozy |
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03 août 2008
Pas De VIP Pour Le VIH
Parce que de toutes les façons ma colère serait vaine, parce que ce serait hurler dans un désert - Africain, pour l'occasion - je me contenterai d'un bref, et pour le moins attristant, constat.
Or donc, c'est par leur absence qu'ils ont brillé ce dimanche à la "Cérémonie d'Ouverture" de la 17ème Conférence Mondiale sur le Sida, les plus grands chefs d'État de la planète.
Hormis le président Mexicain.
Mais il eut été difficile pour lui de ne point s'y rendre étant donné que l'événement se tient .. à Mexico.
En revanche c'est en Prada, Yohji Yamamoto ou Dolce & Gabbana qu'ils seront aux premières loges et légion à assister, vendredi 8 août, à la Cérémonie d'Ouverture des Jeux Olympiques chez nos "amis" Chinois.
La Chine, où tu ne peux te rendre (en simple touriste) si tu es séropositif - Tout comme en Russie ou ... aux Etats-Unis !
Il est vrai, sans vouloir faire dans le cynisme de mauvais aloi, qu'il y a tellement plus à gagner à faire des courbettes et des ronds de jambes au (régime) chinois, s'abritant sous l'éculé prétexte de Jeux symbolisant, parait-il, la fraternité entre les peuples, que de s'enquérir du fait de savoir si, par hasard, on ne sous-estimerait pas une pandémie, jusque dans son nombre (ombre ?) de victimes potentielles, comme cela semble être le cas aux Etats-Unis.
On a fustigé, moqué même, celles et ceux qui préconisaient de boycotter les JO Chinois.
Il leur a été répondu, à ces idéalistes, que cela pénaliserait avant tout le peuple chinois - argument qui sonne comme un aveu : oui, nous savons que le régime chinois est souffrance(s) pour son propre peuple - et que, même un boycott de la Cérémonie d'Ouverture de ces Jeux ne serait, en somme, que pur symbole - comprendre : ce serait pisser dans un Stradivarius !
Mais ne pas se rendre à cette conférence mondiale sur le Sida, 17ème du nom, ou 22 000 médecins, chercheurs, sociologues, associations ont des tas de choses à vous dire, à vous apprendre, c'est quoi ?
N'est-ce pas pénaliser - je garde votre terme - 33 millions de personnes (estimation) atteintes par le VIH ?
N'est-ce pas les mépriser surtout ?
Faut-il se nommer Arthur Ashes ou Earvin "Magic" Johnson pour que vous daigniez vous déplacer ?
Ne pensez-vous pas qu'en snobant cette conférence, celles et ceux qui se battent au quotidien contre cette saloperie de virus (mutant) vous confortez le citoyen lambda, particulièrement celui du café du Commerce, dans l'idée que le Sida, c'est fini, c'est derrière nous, que tout va bien ?
Voire la fausse idée qu'avec la trithérapie (dont ne bénéficient pas les pays émergeants) le séropositif est dans une forme .. Olympique ?
Peu vous chaut, en vérité, qu'en Pologne ou en Chine on fasse la chasse aux porteurs du VIH, qu'on les isole, les déplace.
Mais je l'ai dit en liminaire de ce billet, pas la peine de m'esbigner la rate, ma colère je le sais est si vaine, je hurle dans le désert, quand bien même aurais-je du mal à garder mon sang-froid.
Tant pis.
Amusez-vous bien vendredi, à Pékin.
J'en suis persuadé, ça va être grandiose.
Pyrotechnique comme jamais.
En attendant, pour les porteurs du VIH, j'ai bien compris :
Les jeux sont faits.

16:51 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vih, sida, séropositivité, jo, chine, etats-unis, artur ashes |
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